6 livres, 6 films, 1 série | Glam & Culture # 5

Qu’est-ce qu’on lit ? Qu’est-ce qu’on regarde ?

Six livres incontournables pour lesquels mon avis diverge parfois de ce qu’on entend partout.

Six films dont certains sont de très très belles découvertes.

Et puis une série que j’ai beaucoup aimée à ses prémices mais…

MARIAGE A L’INDIENNE, Kavita Daswani ★★★☆

« A deux jours de son dixième anniversaire, ma grand-mère était déjà mariée. Ma mère, elle, avait trouvé un mari à vingt ans.J’en avais conclu que si l’on gagnait ainsi dix ans à chaque génération pour arriver à l’âge idéal du mariage, à trente ans au plus tard j’aurais dû trouver un conjoint. Mais, à trente ans, j’étais à mille lieues de convoler, d’où la consternation de chacun au mariage de ma cousine Nina. »K. D.Née à Bombay, devenue journaliste de mode à New York, Anju est écartelée entre son envie de vivre à l’américaine, célibataire et libre, et son désir de rester fidèle à ses racines indiennes pour ne pas décevoir sa nombreuse famille. Mariage à l’indienne est le récit plein d’humour de ses pérégrinations amoureuses, de sa sélection rigoureuse des candidats et des choix qu’elle doit accomplir pour rester fidèle à elle-même tout en sacrifiant aux traditions.

Les romans qui se passent en Inde, j’adore ! Je suis fascinée par la culture indienne, les castes, et encore plus par le quotidien des femmes et les mariages arrangés. Quand je voyage en Asie, j’ai souvent l’envie d’être une petite souris pour me glisser dans les maisons et voir comment vivent les locaux. C’est grâce aux livres que j’y accède.

Mariage à l’indienne nous peint le quotidien de Anju, l’aînée d’une fratrie indienne qui peine à trouver un mari. On la suit dans les étapes qui vont la mener de rendez-vous arrangés en rituels religieux pour que le cosmos lui envoie sa moitié. On mesure la pression qui repose sur ses épaules, l’enjeu que le mariage représente pour ses parents. Et l’amour, dans tout ça ?

L’Inde renferme vraiment des coutumes très particulières et le manque d’indépendance et d’autonomie que subissent les femmes me désole. Tellement de comptes à rendre, de privations, d’asservissement, qui me font prendre conscience de la chance que j’ai d’être née française. En même temps, on ressent le bien-fondé de toutes ces contraintes. L’insistance et la détermination de la famille ont pour but principal d’assurer le bonheur de sa fille.

C’est ce qui est beau et ce que j’aime avec l’Inde : des traditions ancestrales et spirituelles bien conservées, alliées à la modernité et à la mondialisation. Anju nous le prouve bien d’ailleurs, en cassant les codes. Parce qu’elle n’est pas si soumise que ça, la docile Anju. Si elle fait tout pour ménager sa famille et suivre la tradition, elle est résolument décidé à être heureuse et à suivre son destin.

Le sujet est traité de façon légère, la lecture est facile. Ce n’est pas de la grande littérature mais j’ai passé un moment à la fois instructif et distrayant. Une lecture agréable, un roman positif qui fait du bien.

***

L’HOMME QUI VOULAIT ÊTRE HEUREUX, Laurent Gounelle ★★☆☆

Imaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où… Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas… heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi.
Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

L’homme qui voulait être heureux est le roman de Gounelle le plus connu, celui par qui les lecteurs l’ont découvert, ce qui n’est pas du tout mon cas puisque j’avais déjà lu trois de ses livres avant celui-ci :

Dieu voyage toujours incognito

Le philosophe qui n’était pas sage

Le jour où j’ai appris à vivre

J’ai beaucoup aimé ces trois titres, j’étais donc très impatiente de dévorer ce best-seller. Et bien, j’ai été fortement déçue. Le fond de l’histoire est assez simpliste, il n’y a rien de réellement profond ou de très novateur. C’est un livre court, qui rassemble des banalités. Les personnages ne sont pas creusés et le sorcier balinais m’a tellement fait penser à Mange, Prie, Aime, que ça m’a donné l’impression d’un pâle ersatz.

Pour nuancer mon propos, il faut prendre en compte que je l’ai lu alors que mon cheminement personnel est déjà assez avancé. J’attends maintenant davantage de mes lectures spirituelles et philosophiques. Je comprends que ce livre puisse être inspirant pour les personnes étant étrangères au développement personnel et je le conseillerai d’ailleurs sans hésiter comme première lecture, à l’instar de l’Alchimiste de Paulo Coelho.

***

LA NUIT DES TEMPS, René Barjavel  ★★★☆☆

L’Antarctique. À la tête d’une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n’y a rien, juste le froid le vent, le silence. 
Jusqu’à ce son, très faible. À plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l’euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place. 
Un roman universel devenu un classique de la littérature mêlant aventure, histoire d’amour et chronique scientifique.

S’il est bien un livre que l’on m’a vivement conseillé ces derniers mois, c’est celui-ci. Une histoire phare pour tellement de gens que je me demandais comment j’avais pu passer à côté.

Pour être honnête je ne m’attendais pas à un roman de science-fiction mais plutôt à un drame romantique. Il faut dire qu’on me l’avait vendu comme une histoire d’amour exceptionnelle…

Je n’ai pas du tout pour habitude de lire de la science-fiction et j’avoue m’être surprise à apprécier l’univers. Cette incroyable découverte m’a tenue en haleine. Malgré un livre qui date un peu (écrit dans les années 60), il est aisé de projeter l’enjeu de cette découverte dans notre société actuelle. La recherche scientifique, les décisions politiques, les conflits d’intérêts, l’exploration d’une nouvelle page de notre Histoire…

L’idée est bonne, très bonne même. Toutefois, je suis restée sur ma fin concernant les relations entre les personnages. J’attendais des sentiments, un amour compliqué, ou de la passion. J’étais loin de me douter qu’il s’agissait surtout d’une histoire de haine, de souffrance, d’ignorance…

Certains aspects m’ont dérangée, notamment la conception de l’amour et des relations dans cette civilisation du passé. J’ai également trouvé certains passages trop longs. Malgré tout ça, j’ai plongé dans le récit et l’ai dévoré en quelques jours.

C’est un paradoxal mélange de déception et de fascination que j’ai éprouvé en refermant le livre. Si je ne le classe pas parmi mes incontournables, il n’en reste pas moins un bon livre à lire.

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PARS AVEC LUI, Agnès Ledig ★★☆☆

Il y a Roméo, pompier professionnel qui chute très gravement en sauvant la vie d’un enfant.
Il y a Juliette, l’infirmière du service de réa où il va tenter de recoller les mille morceaux de son corps et de son c ur.
Ils souffrent tous les deux. Roméo de ne plus pouvoir s’occuper de Vanessa, sa petite s ur adolescente, rebelle et fragile. Juliette, d’éprouver des difficultés à concevoir un enfant, dont le désir est plus fort que tout, malgré un compagnon humiliant et violent.
Il y a aussi Guillaume, un collègue infirmier en quête d’équilibre. Et puis Malou, la grand-mère de Juliette, qui, à quatre-vingt-quatre ans, ne croit plus au hasard depuis bien longtemps.
Cette rencontre accidentelle pourrait bien bouleverser le destin de tous ces personnages dont les chemins se croisent et s’éloignent sans jamais se perdre. Puisque c’est d’amour dont il s’agit.
Une histoire de vie où des personnages d’une extrême vérité cherchent à se délivrer d’un passé douloureux, trouvent dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l’existence, et nous enseignent qu’être heureux, c’est regarder où l’on va, et non d’où l’on vient.

Un Ledig, ça faisait longtemps ! Ses romans sont encensés sur les réseaux sociaux alors je suis toujours étonnée de l’effet qu’ils ont sur moi.

Ledig emploie à chaque fois la même recette : une histoire avec des personnages maltraités par la vie, des accidents, des morts, des enfants disparus. La surenchère de drames successifs associée aux événements rose bonbon donne un résultat assez indigeste à mon goût. Dans le même registre, je préfère nettement la plume d’Anna Gavalda.

J’ai trouvé Pars Avec Lui très surfait. Bourré de clichés que ça en devient grotesque. Les personnages s’appellent Roméo et Juliette, ça vous donne le ton.

Dans ce roman, ce qui m’a surtout dérangée, c’est la dimension binaire des histoires et surtout des personnages : les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. L’homme manipulateur pervers narcissique versus le chevalier sauveur, et la femme, soumise, persécutée, victime de son mari. J’ai bien conscience que ce schéma existe dans la vraie vie, et bien plus qu’on ne l’imagine, mais la féministe qui vibre en moi aurait apprécié des portraits moins caricaturaux.

Non la mayonnaise n’a pas prise, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages (même pas eu besoin de mouchoirs contrairement à Juste Avant le Bonheur).

Malgré mon avis très mitigé, je sais que je vais dévorer Marie d’en Haut, le dernier qu’il me reste à lire de cette auteure.

Pourquoi ? Parce que les histoires d’Agnès Ledig sont pour moi l’équivalent des comédies romantiques hollywoodiennes, truffées de personnages stéréotypés, de gros sentiments mielleux, et d’une chute prévisible à 1000 kilomètres, mais que l’on regarde malgré tout. Parce que ça ne demande pas un gros effort intellectuel et que ça se lit rapidement, ou parce qu’on s’y projette, ou tout simplement parce qu’on apprécie ces démonstrations d’amour, je ne sais pas.

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LE PREMIER JOUR DU RESTE DE MA VIE, Virginie Grimaldi 

★★★

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.

Aux prémices de ma lecture, Le premier jour du reste de ma vie m’a semblé être un de ces romans feel-good prévisible, mielleux et gnan-gnagn. Quelle agréable surprise au fil des pages, que celle d’y découvrir un récit original et des personnages vraiment attachants.

C’est l’histoire de trois femmes, aux personnalités très singulières, qui ne se seraient certainement pas liées d’amitié sans leur quête de solitude. Animées par le besoin de se retrouver ou tout simplement de se trouver, le destin saura les récompenser.

Un beau récit d’amitié, dans lequel l’optimisme, le courage et l’humour apportent espoir et réconfort aux protagonistes comme au lecteur…

***

SEPER HERO, Marine Barnérias ★★★

Le 3 avril 2015, on diagnostique à Marine, jeune étudiante dynamique de 21 ans, une sclérose en plaques, appelée plus communément SEP. L’urgence de la situation, le besoin de prendre une décision quant à la prise d’un traitement ou non et le manque d’informations, l’amène à s’interroger. « La maladie c’est toi qui l’a, il faut donc chercher la solution en toi ». 
Son traitement ? Réaliser un projet rêvé : le voyage. Trois pays seront traversés : « La Nouvelle-Zélande sera mon terrain de jeux pour redécouvrir mon corps, mieux le ressentir pour mieux le défendre. En Birmanie, j’irai secouer mon esprit par la méditation pour aiguiser ma meilleure arme contre la SEP. La Mongolie sera l’étape-bilan à la rencontre de cette âme souvent délaissée alors qu’elle porte notre mémoire. Dans quel but ? Retrouver mon équilibre que la SEP tente de rompre. » 
Par ce livre, Marine s’adresse à chacun de nous. Apprenons à nous faire confiance, croire en nos rêves. Son ambition ? « Faire fleurir chez d’autres une envie de s’envoler, car ne l’oublions pas, tout est possible. »

Ce livre, mais CE LIVRE !!! La claque. Page 18 les larmes montaient déjà. J’ai tellement dû agacer mes voisins de train à renifler matin et soir en tournant les pages…

Un livre puissant et positif, je ne m’attendais pas à ça en commençant ma lecture. A vrai dire, à la réception de cet ouvrage envoyé par le service de presse, quand j’ai vu que l’auteure, Marine Barnérias, est atteinte de la sclérose en plaques, je me suis demandais si j’allais le lire. Je pensais qu’il allait s’agir d’un livre triste, un récit de son combat face à la maladie. Je n’aime pas les histoires démoralisantes qui me mettent le coeur en miettes (souvenir pour le livre Un kilo d’oranges que j’avais emprunté à la bibliothèque de mon collège il y a plus de 15 ans, qui racontait l’histoire d’une maman atteinte du cancer, et que mon père a déchiré en deux tellement il en avait marre de voir ma mère pleurer en le lisant !).

Dans Seper Hero, il n’est pas question de ça. Marine est une battante, une warrior qui croque la vie, malade ou pas. J’en ai encore des frissons en repensant à son courage et à sa détermination. C’est un récit sans artifice, un diamant brut. Les tournures sont parfois maladroites, j’ai relevé aussi beaucoup de coquilles, mais Marine écrit comme elle nous parlerait et c’est ce qui rend Seper Hero si authentique. J’ai vécu avec elle ces mois en Nouvelle-Zélande, en Birmanie et en Mongolie et je n’ai qu’une envie maintenant, c’est prendre mon baluchon et partir seule parcourir le monde…

Un récit beau, motivant, sincère.

Merci Marine. Merci pour les frissons, merci pour le voyage par procuration, merci pour cette leçon de vie. Bravo à toi et à Rosy. Moi non plus je ne crois pas au hasard.

***

Song to Song ★★☆☆

Date de sortie 12 juillet 2017 | De Terrence Malick | Avec Ryan Gosling, Rooney Mara, Michael Fassbender, Natalie Portman

Une histoire d’amour moderne, sur la scène musicale d’Austin au Texas, deux couples – d’un côté Faye et le chanteur BV, et de l’autre un magnat de l’industrie musicale et une serveuse – voient leurs destins et leurs amours se mêler, alors que chacun cherche le succès dans cet univers rock’n’roll fait de séduction et de trahison.

Un casting séduisant, un pitch attirant, des destins mêlés qui se croisent et se déchirent. Sur le papier, ce film avait tout pour me plaire. C’était sans compter la lenteur du film, les longueurs, les rares dialogues… Cette vie d’artistes désœuvrés dont on suit l’errance et les relations décousues m’a laissé de marbre.

Malgré un esthétisme indéniable, je ne suis pas rentrée dans le film.

 

***

The Circle ★★★

Date de sortie 12 juillet 2017 | De James Ponsoldt | vec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega

Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité tout entière…

Toujours un vrai bonheur de retrouver la belle, talentueuse et engagée Emma Watson en tête d’affiche.

The Circle met en lumière l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur notre quotidien, nos relations. Sous couvert de science fiction, il anticipe les dérives qui nous pendent au nez et tend à nous faire réfléchir sur dangers auxquels les réseaux sociaux nous exposent. La perte de vie privée, la recherche de notoriété, l’utilisation des données personnelles…

La critique à peine déguisée de Google (même le logo est un sacré clin d’oeil) est audacieuse. La production est bonne, les acteurs sont crédibles mais le sujet reste traité en surface. La fin est très décevante, et fait retomber le soufflet.

J’ai passé un bon moment, le thème est intéressant, Emma crève l’écran, ce qui explique mes 4 étoiles. Mais j’en attendais plus.

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Rodin ★☆☆☆

Date de sortie 24 mai 2017 | De Jacques Doillon | Avec Vincent Lindon, Izïa Higelin, Séverine Caneele

À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

Je crois que je me suis rarement autant ennuyée à mourir au cinéma. J’étais très enthousiaste à l’idée d’en apprendre plus sur l’exceptionnel Rodin, sa compagne Camille Claudel, et l’univers passionnant de la sculpture, des artistes.

J’ai crû m’être trompée de salle tant ce film est austère et plat. J’ai eu énormément de mal à déchiffrer la bouille de paroles de Vincent Lindon qui n’articule pas. Les deux acteurs principaux n’avaient selon moi pas le charisme nécessaire pour incarner Rodin et Claudel.

C’était si long que j’ai failli m’endormir. Je suis sortie de ce film en me demandant si Rodin était finalement si intéressant et brillant que ce qu’on voudrait nous faire croire…

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Dunkerque ★★★★★

Date de sortie 19 juillet 2017 | De Christopher Nolan | Avec Fionn Whitehead, Mark Rylance, Tom Hardy

Le récit de la fameuse évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

Le film à voir cet été, c’était celui-ci !

Ce film historique fort, impressionnant, merveilleusement reconstitué. Christopher Nolan a mis a profit tout son talent pour mettre en lumière cette page méconnue de la seconde guerre mondiale.

Anxiogène et oppressant de réalisme, j’ai rarement autant stressé dans une salle obscure. Du grand et beau cinéma.

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Colonia ★★★☆

Date de sortie 20 juillet 2016 | De Florian Gallenberger | Avec Emma Watson, Daniel Brühl, Michael Nyqvist

Chili, 1973. Le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d’une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n’est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad.

On retrouve la belle Emma Watson, cette fois-ci dans un récit qui n’a rien d’une science-fiction. L’histoire vraie et sordide d’un repère de fascistes cachant des prisonniers exploités et torturés.

Le juste dosage entre histoire, action, romance et suspense ! Un film très prenant.

Emma Watson est juste et crédible, elle fait définitivement partie de la nouvelle vague d’acteurs hollywoodiens avec lesquels il faudra compter.

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Prozac Nation ★★☆☆

Date de sortie 1 mars 2012 en DVD (1h 35min) | De Erik Skjoldbjaerg | Avec Christina Ricci, Jason Biggs, Anne Heche

Lorsque la jeune et talentueuse écrivaine Elizabeth Wurtzel obtient une bourse pour Harvard, elle voit là un moyen d’échapper à la pression de son milieu populaire pour se concentrer sur son don pour l’écriture. Mais après des débuts prometteurs Elizabeth sombre dans une grave dépression. Elle devient alors le reflet de toute une génération marquée par le divorce, la drogue, le sexe et la course à la réussite.

Un film qui a cinq ans déjà mais qui traite d’un sujet qui lui ne vieillit pas.

Malgré un scénario bien ficelé, la dépression, incarnée par Christina Ricci, m’a plutôt laissée de marbre. J’ai trouvé son personnage vide, peu attachant malgré ses failles et sa dérive.

Un film qui manque de piquant, de profondeur, c’est dommage. Il n’en reste pas moins une oeuvre significative pour comprendre la dépression et l’impressionnant enjeu du »Prozac » et des anti-dépresseurs dans notre société, et particulièrement aux Etats-Unis.

Walking Dead saison 7 ★★☆☆

Créé en 2010 | Avec Andrew Lincoln, Norman Reedus, Jeffrey Dean Morgan

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre… Ensemble, ils vont devoir tant bien que mal faire face à ce nouveau monde devenu méconnaissable, à travers leur périple dans le Sud profond des États-Unis.

Walging Dead c’est la série que je suis assidûment depuis plusieurs années. La bande de Rick, c’est un peu ma famille. Les zombies sont des potes. Je les retrouve tous avec beaucoup de joie chaque hiver.

Cette fois-ci, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, la saison m’a énormément déçue. Les réalisateurs ont laissé de côté les zombies pour se concentrer sur l’affrontement de clans humains ce qui fait perdre de sa saveur à la série. Mais surtout, le harcèlement psychologique que subisse les personnages est franchement angoissant.

Peu de plaisir dans cette saison. J’espère retrouver mes héros au summum de leur forme dans la saison prochaine !

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Vous avez vu ces films, lu ces livres ? Qu’en avez-vous pensé ?
Et les zombies, vous les kiffez ?? Donnez-moi votre avis sur la saison 7 !

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10 Commentaires

  • lauraleen dit :

    Mariage à l’indienne à l’air bien dépaysant ! Ça me dirait bien de le lire :-)
    L’homme qui voulait être heureux je l’ai lu, et j’ai beaucoup aimé ! C’était mon deuxième livre de Gounelle. Je n’ai par contre pas du tout accroché au philosophe qui n’était pas sage, beaucoup trop sur le négatif, je ne l’ai même pas terminé. Je peux comprendre que tu peux trouver le livre ennuyeux si tu as déjà beaucoup lu de livre sur le développement personnel. En tout cas, je l’ai trouvé complémentaire aux lectures que j’avais déjà faîtes.
    Les livres d’Agnès Ledig ne me disent rien non plus… j’avais pourtant l’occasion de les lire mais aucune histoire ne me parlait…
    Le premier jour du reste de ma vie à l’air vraiment sympa, pas encore lu.
    De même pour le film Dunkerque, je voulais le voir et finalement je n’en ai pas eu l’occasion !
    Très sympa cet article critique !

    • angelique_glamconscious dit :

      Merci Lauraleen pour ton message :-)
      Essaye de voir Dunkerque, il est dur mais vraiment beau.
      Ah c’est marrant pour ton avis sur Le philosophe qui n’était pas sage, c’est mon préféré avec Dieu voyage toujours incognito. Je pense que ça dépend de la période à laquelle on lit ses livres, du développement dans lequel on se trouve, etc. J’ai moins aimé Le jour où j’ai appris à vivre.
      Pour les Ledig, peut-être que tu aimeras. Juste avant le bonheur est triste mais beau, c’est celui que je conseille de Ledig. Si jamais tu veux tenter.
      Des bisettes !

  • Marceline dit :

    Merci pour cet article plein de découvertes ! Pour ma part, ça me donne très envie d’aller lire Barjavel. J’ai un souvenir (datant des années 90) du « Voyageur imprudent », très marquant et très semblable à celui que vous décrivez pour « La nuit des temps »… alors que moi non plus je n’ai jamais été versée dans la science-fiction. Il y a manifestement chez cet auteur quelque chose qui arrive à nous toucher même sans faire adhérer à son style général. Super idée de lecture ! Merci !

    • angelique_glamconscious dit :

      Coucou Marceline,
      Oui c’est ça Barjavel possède ce quelque chose qui fascine et le rend singulier. Même si j’aurais aimé que l’histoire se passe différemment entre les personnages, la lecture de ce roman est vraiment intéressante, surtout quand on sait à quelle époque il a été écrit.
      Je te souhaite une belle lecture ;-)

  • Bonsoir Angélique,

    Merci pour ton avis sur ces différents livres et films.

    J’ai lu « L’homme qui voulait être heureux » il y a plusieurs années et je crois que je l’avais offert à plusieurs personnes tant il m’avait plu. Ce genre de lecture ne m’attire toutefois plus du tout aujourd’hui. J’avoue être lassée par cette vague d’ouvrages sur le développement personnel… j’ai personnellement l’impression que ça m’éloigne de l’essentiel.

    J’ai vu Colonia et bien que cette histoire vraie soit des plus perturbantes, j’ai beaucoup aimé ce film.

    Enfin, j’avais lu mariage à l’indienne il y a quelques années et j’ai terminé cette lecture avec peine et… très énervée. J’ai trouvé ce roman bourré de stéréotypes et ce manque d’authenticité et de profondeur sur une question si complexe m’a vraiment agacée.
    Il faut savoir que ma famille est originaire de l’Inde et que j’ai donc en partie baigné dans cette « culture ». Par ailleurs, de par mon métier je ne peux qu’être critique de la manière dont on idéalise, caricature, condamne certains pays ou cultures. J’avoue que j’étais donc peinée de lire cette phrase en particulier « …le manque d’indépendance et d’autonomie que subissent les femmes me désole ». Évidemment, je reconnais que, de manière générale, être indépendante ou autonome pour une femme indienne est certainement plus complexe que pour une femme française. Ce n’est toutefois par une généralité. Les choses bougent, les mentalités évoluent et de nombreuses femmes indiennes jouissent d’une certaine indépendance et d’une certaine autonomie (et n’ont pas eu besoin des occidentaux pour les aider). J’ai eu des amies et des élèves indiennes, issues de différentes classes sociales, qui ne correspondent pas du tout à l’image de la femme indienne opprimée que renvoient certains médias.
    Voilà, je tenais à partager mon ressenti sur ce sujet… ce n’est qu’un simple petit bout de phrase me diras-tu… mais ce genre d’affirmation n’a rien de banal car elle peut contribuer à renforcer une vision faussée que certaines personnes peuvent avoir d’un groupe/ d’un genre/ d’une culture/ d’un pays tout entier.

    Par ailleurs, comme tu parles souvent de l’Inde et de ton admiration pour ce pays, sa culture etc., je me demandais quels états de l’Inde tu avais visités et s’il y avait des lieux en particulier qui t’avais marqués ?

    Belle soirée Angélique !

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Natasha,
      Je te remercie pour ton message et ton partage.
      Je suis désolée que ma vision ait pu te blesser et je te prie de m’en excuser.
      Je comprends ce que tu veux dire, et mon but n’était surtout pas de stigmatiser ou de dénigrer les Indiennes. Je sais que les mentalités évoluent (au final la jeune femme du livre arrive d’ailleurs à ses fins et sa famille accepte qu’elle sorte du moule), mais j’ai focalisé sur ce dont le livre traite, le mariage organisé (qui concerne d’ailleurs les femmes mais aussi les hommes) étant toujours pratiqué. J’aurais pu être amenée à avoir le même genre d’approche, pour parler de l’obésité aux Etats-Unis par exemple, tout en sachant que ce n’est pas le cas de toute la population et que certains Américains au contraire mangent très sainement et prennent soin de leur santé…
      Je ne sais pas si je suis très claire.
      Pour ce qui est de mon voyage en Inde, je suis juste allée dans le Rajasthan. Ce que je connais du mode de vie indien me vient surtout des échanges avec mes collègues indiens et indiennes, des films que j’ai vus, mais surtout des livres que j’ai pu lire. Ce n’est d’ailleurs pas Mariage à l’indienne qui m’a le plus permis d’appréhender le mariage en Inde mais « une épouse indienne », que j’avais beaucoup aimé et qui m’a profondément marquée. Je l’ai lu peu de temps après être allée en Inde, voyage durant lequel j’ai été confrontée à des situations, des regards, qui me rendaient mal à l’aise en tant que femme occidentale. C’est ce qui a contribué au fait que j’ai cette perception. As-tu des lectures ou d’autres moyens d’information à me conseiller, qui pourraient m’apporter une autre vision de ce pays fascinant ?

      • Merci pour ta réponse Angélique.
        Je crois que j’ai confondu « Une bonne épouse indienne » avec « Mariage à l’indienne »- du coup, je ne sais pas si j’ai lu ce dernier ! En tout cas, mon avis reste le même.
        Concernant ta question, je n’ai pas de livres en particulier à te recommander à part peut-être « Le dieu des petits riens » d’A. Roy. Je l’avais lu il y a une quinzaine d’années et il m’avait beaucoup plu donc je suis en train de le relire. J’ai toujours tellement peur de tomber dans des récits bourrés de stéréotypes que j’évite généralement de lire des romans au sujet de la culture indienne. Mais si je pense à d’autres titres, je reviendrai vers toi. Beau dimanche.

  • *qui t’avaient marquée (aïe aië aïe !)

  • Emma dit :

    Tout comme toi, l’Inde m’attire et me fascine mais je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller pourtant…
    Je ne sais pas si tu connais le blog « carotte masquée », mais je te le conseille car la personne qui le tient vit en Inde et elle a créé une rubrique « chroniques indiennes », c’est super. De plus, elle est végane et écrit des articles (géniaux) sur le sujet et sur l’antispécisme.

    Au fait, il va y avoir du nouveau à Clermont-Ferrand : un nouveau restau végé va ouvrir ;)

    :)

    • angelique_glamconscious dit :

      Génial pour le resto végé ! Il sera où ? Tu as déjà des informations sur la carte, la date d’ouverture etc ?
      Je vois que nous sommes nombreuses à être attirées par l’Inde.
      Pour ce qui est de la Carotte Masquée, je la suis sur Instagram :-)
      N’hésite pas à refaire un tour par ici, j’ai un article sur les doshas et des produits ayurvédiques en préparation.
      A+++

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