Collapsologie : notre génération va-t-elle vivre la fin du monde ?

La collapsologie, vous connaissez ? C’est une thématique encore confidentielle à l’heure actuelle mais nul doute qu’elle va se propager vu ce qu’elle projette pour l’humanité…

La fin du monde !

La collapsologie prévoit la fin du monde pour 2020 ! Ou du moins l'effondrement de notre société. Je vous livre mon ressenti, entre faits accablants, périodes d'angoisse et lueur d'espoir. Sans filtre.

Photo provenant d’un groupe Facebook de survivalistes

 

Vraiment ? Oui, c’est de ça dont il s’agit. Ou plutôt la fin de notre monde, de notre civilisation. Il est évident que la planète, notre Terre mère, cette chère Gaïa, a encore de longs millénaires devant elle.
Par contre, après avoir découvert la collapsologie et creusé le sujet, j’ai de gros doutes concernant l’avenir du genre humain.

Je vous le dis tout de suite, j’ai pris plusieurs mois avant d’écrire cet article, tant la prise de conscience qui a suivi mes recherches a été violente. Je n’avais jamais ressenti une telle inquiétude, de celle qui se niche dans les entrailles jusqu’à en devenir obsédante.
Pensant être blindée en matière d’urgence environnementale et écologique, je ne m’attendais pas à ressentir ça.

A coups d’interviews radio et vidéo, j’ai été touchée dans ma chair par les collapsologues qui, pour la première fois, énoncent des données scientifiques avec leur cœur et pas seulement avec leur tête. Car la collapsologie n’est pas une science neutre et détachée, les collapsologues étant directement concernés par ce qu’ils étudient.

De l’effondrement à la tétanie…

Cette angoisse a réussi à cannibaliser mon énergie, à me paralyser dans mes projets. Honnêtement, j’ai eu peur de ne jamais retrouver le goût de la vie et de l’envie, à l’instar de toutes ces personnes qui sombrent dans la solastalgie (l’éco-anxieté).

Depuis, j’ai accusé le coup et je pense pouvoir m’exprimer aujourd’hui avec recul, discernement et surtout, avec espoir.

Je sais que mon témoignage ne fera pas sens pour les personnes étrangères à la collapsologie. Moi-même, je trouvais exagérées les réactions des lecteurs de Comment tout peut s’effondrer. C’est d’ailleurs ce qui rend la catastrophe inévitable, notre cerveau n’est pas prévu pour accepter l’idée même d’un effondrement global. Le philosophe allemand Günther Anders définit ça comme étant le phénomène supraliminaire. Alors, si vous trouvez que j’exagère, que je m’inquiète pour rien, s’il vous plait gardez en tête cette donnée avant d’ouvrir un débat sur la légitimité de mon tourment.

La collapsologie prévoit la fin du monde pour 2020 ! Ou du moins l'effondrement de notre société. Je vous livre mon ressenti, entre faits accablants, périodes d'angoisse et lueur d'espoir. Sans filtre.

Photo prise dans l’Oregon par David Simon (2017)

Collapsologie : la douche froide des évidences

La collapsologie c’est la science trans-disciplinaire qui étudie l’effondrement de notre société thermo-industrielle.

Pour faire simple, c’est la mise en commun de toutes les études scientifiques dont nous disposons afin d’en croiser les informations et donc les thématiques : finance, économie, environnement, démographie, énergie, biodiversité… Ceci afin de faire le bilan de l’état de notre société et la trajectoire dans laquelle s’est engouffrée l’humanité.

La conclusion des collapsologues est sans appel : notre société va s’effondrer et bien plus rapidement que nous pourrions l’imaginer. Pablo Servigne, le collapsologue français le plus médiatisé, annonce un effondrement pour 2020, au plus tard 2030. Ces dates m’ont fait l’effet d’un électrochoc !

Comment peuvent-ils avoir la certitude d’un effondrement ?

Déjà, intéressons-nous à la notion d’effondrement. Pour Yves Cochet, ancien Ministre de l’environnement, il s’agit d’un processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi. C’est un phénomène irréversible.

Vous êtes perplexe ? En effet, difficile d’imaginer une telle situation dans notre société si bien organisée

Certes organisée, mais autour d’une denrée : le pétrole, et d’un modèle : la croissance exponentielle.

Pablo Servigne l’explique parfaitement dans son livre, de nombreux paramètres de notre société ont pris une allure exponentielle : population, PIB, consommation d’eau et d’énergie, utilisation de fertilisants, production de moteurs ou de téléphones, tourisme, gaz à effet de serre…

▶ Pour comprendre le problème de la croissance exponentielle, jetez un œil à l’équation du nénuphar d’Albert Jacquard.

Or, les ressources de la planète sont limitées, soit parce qu’elles ne sont pas renouvelables, soit parce que nous les utilisons plus vite qu’elles ne se renouvellent.

Pas d’activité humaine sans énergie…

Grâce à la collapsologie, j’ai pris la mesure de l’urgence énergétique dans laquelle nous nous trouvons, au-delà même des conséquences environnementales. J’ai appris que le pétrole possède une densité énergétique exceptionnelle, qu’il est facile à stocker et à transporter. Sauf que pour suivre la croissance exponentielle mondiale dans tous les domaines, le pétrole doit croître au même rythme. Or il a atteint son pic depuis 2006 ! La fameuse courbe en cloche des économistes : croissance, maturation, déclin.

A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas vivre sans énergie (sans pétrole). Nous en avons besoin pour nous déplacer, pour nous chauffer, pour échanger des biens et des services, pour construire et maintenir les infrastructures, pour nous vêtir, pour cultiver et donc pour manger…

La solution, nous pensons l’avoir : les énergies vertes, les biocarburants ! Oui… mais non ! Car ils ne sont pas assez productifs et ils priveraient de nombreux pays de leur alimentation. L’électrique est problématique également : les réseaux, batteries et pièces de rechange sont fabriqués à partir de matériaux rares qui s’épuisent eux aussi.

Ajoutez à ça que le pétrole, au début de son exploitation, avait un excellent rendement quand on compare l’énergie utilisée pour le puiser et l’énergie produite (on appelle ça le taux de retour énergétique ou TRE). Par exemple au début du 20ème siècle, avec 1 baril utilisé on en découvrait 100. Aujourd’hui, c’est 1 pour 11 car il faut toujours creuser plus loin. Le TRE de l’éthanol ou du gaz naturel est d’1 pour 10 donc insuffisant pour répondre à la demande mondiale.

Je ne vais pas vous exposer toute la démonstration du livre de Pablo Servigne. Pour résumer, intégrons que notre accès débridé à l’énergie touche à sa fin. Il n’y a pas de solution pour continuer à produire de l’énergie de façon exponentielle.

Au fil de ma lecture, j’ai réalisé que tout est lié et interconnecté : la finance et l’énergie, l’énergie et l’économie, l’énergie et l’alimentation, l’agriculture et les cycles naturels… Et surtout, nous sommes coincés dans les choix technologiques de nos ancêtres car nous ne savons plus fonctionner autrement. Pire, nos innovations technologiques ne font que tenter de résoudre les problèmes des innovations précédentes !

Je vous passe les chapitres sur le déclin de la biodiversité, l’acidification des océans, la pollution chimique, les risques de conflits et guerres civiles…

La donnée essentielle à retenir au vu des analyses et projections des différents modèles : il est déjà trop tard pour éviter le mur. Et il arrive bien plus vite que ce nous imaginons. C’est là que l’angoisse monte et serre la gorge…

La collapsologie prévoit la fin du monde pour 2020 ! Ou du moins l'effondrement de notre société. Je vous livre mon ressenti, entre faits accablants, périodes d'angoisse et lueur d'espoir. Sans filtre.

Photo extraite du film La Route

L’effondrement c’est pour demain

Après la découverte de ces paramètres accablants, j’ai suivi l’actualité assidûment. Les gros titres de début 2019 n’ont fait que confirmer les alarmes sonnées par les collapsologues, dans tous les domaines :

▶ Le chaos au Venezuela : à cause d’une panne de courant, les réserves d’eau et de nourriture sont épuisées

Un non-accès à l’eau potable pour Mayotte

▶ France Inter souligne d’ailleurs que 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable

La sécheresse en Australie force le pays à importer du blé

Un record de température au Pôle Nord au mois de mai

▶ Le Monde qui titre : La France n’est pas préparée au « choc climatique » qu’elle subira d’ici à 2050

▶ Courrier International qui nous signale qu’il est temps de paniquer pour le changement climatique

▶ L’ex N°2 de Wall Street qui annonce la date de 2020 pour un effondrement financier

▶ Et Christine Lagarde, directrice du FMI, enfonce le clou !

 

Tout se tient… Et la peur me gagne. J’ai sous les yeux la matérialisation d’un monde dont les secteurs interconnectés se délitent, dans une indifférence presque totale. Car oui nous fustigeons Monsanto, nous déplorons l’utilisation du plastique, nous blâmons les nuisances de la fast fashion. Mais construisons-nous pour autant un nouveau modèle ?

Sommes-nous capables de vivre autrement ?

C’est ce douloureux constat qui m’a tétanisée d’effroi. Je suis dépendante, comme vous très certainement qui me lisez, du capitalisme, de l’exploitation des ressources, de la mondialisation. Je ne peux pas faire sans.

A partir de là, ça a tourné à fond dans ma tête, pour chercher des solutions et des alternatives.

La collapsologie prévoit la fin du monde pour 2020 ! Ou du moins l'effondrement de notre société. Je vous livre mon ressenti, entre faits accablants, périodes d'angoisse et lueur d'espoir. Sans filtre.

Comment subsister après l’effondrement ?

Ma première préoccupation : l’eau. On ne peut survivre que deux ou trois jours sans boire. Les châteaux d’eau sont-ils dépendants du pétrole, de l’électricité ? Si oui, l’eau de pluie ou des rivières peut-elle être bue ?

Et que manger, le jour où les supermarchés ne sont plus approvisionnés ? Comment se chauffer durant l’hiver qui s’étend près de 7 mois dans ma région ?

J’ai beau vivre à la campagne, je me suis rendue à l’évidence : je suis incapable de m’auto-suffire.

De cette constatation, a germé une nécessité de tendre vers l’autonomie. C’est ainsi que je me suis jetée à corps et à coeur perdus dans les forums de survivalisme… Erreur fatale !
Au lieu d’y trouver des modèles de résilience pragmatiques et solidaires, je me suis prise en pleine face le parangon de l’individualisme et de l’hostilité. Un troupeau de bourrins sanguinaires, se préparant à la survie en forêt et au combat armé pour défendre leur bout de gras, m’a mise en garde : « les anges comme toi qui ne voudront pas se battre partiront les premiers »…

J’avais en tête l’entraide comme clé de voûte en situation de coups de durs, j’ai constaté qu’il ne s’agit pas d’une vision unanime. Si des personnes saines et en sécurité se battent pour des pots de Nutella, qu’adviendra-t-il en cas d’effondrement ? Les scénarios à la Walking Dead seraient-ils prophétiques ?

Pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à redouter l’avenir

La collapsologie et mon moral

Très vite, j’ai déclenché une passion morbide pour l’effondrement, animée par un besoin de comprendre, de savoir, de me préparer. Et chaque jour, le monde qui m’entourait m’apparaissait de plus en plus irrationnel et déconnecté de la réalité.

« Pourquoi tout le monde continue de faire comme si tout va bien ? »

Je me suis mise à avancer dans une nuit noire, celle de mon âme, qui ne trouvait plus aucun sens à cette grande mascarade que l’on se raconte. L’objectif zéro déchet, l’agriculture biologique, l’avènement de la trottinette, la consommation éthique… Des pansements sur une jambe de bois !

▶ Article France Info : « J’y pense tous les jours » : entre « deuil » et « quête de joie », les collapsologues se préparent à « la fin d’un monde »

Entre impuissance et colère, révolte et abattement, j’ai cherché quel comportement adopter pour me préparer. Par quel bout commencer, quand on sait que tout va s’effondrer ?

Le sentiment le plus fort dans tout ça ? La peur. Avec la détresse juste derrière.

Bien que j’ai envié ceux qui ne savent pas (encore) ce qui nous attend, aujourd’hui je suis heureuse de savoir tout ça, d’être passée par-là et de commencer si tôt mon travail de deuil.

Car c’est ce dont il s’agit : faire le deuil de la société et de notre mode de vie, tels que nous les connaissons. Pablo Servigne décrit notre société comme étant patho-adolescente, coincée au stade de l’adolescence. Adolescent qui se pense immortel, invincible et qui ne veut pas croire à sa propre mort…

Accepter l’effondrement, c’est accepter de devenir adulte.

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Mourir pour renaître

Quand je me suis vue avancer vers le gouffre de la déprime, j’ai eu peur de devenir comme cette dame anonyme qui témoigne dans la série Next. J’ai donc coupé toute source d’information en lien avec l’effondrement et suis allée chercher des bouffées d’espoir et de relativisme dans la pensée positive.

J’ai également pioché des explications à cette auto-destruction de l’humanité du côté de la spiritualité (non religieuse). Imaginer que l’humain a besoin de passer par là pour grandir et élever sa conscience apaise ma douleur et m’aide à accepter la situation.

J’ai donc fait le choix de mettre la tête dans le sable, ou du moins de continuer à vivre comme avant, tout en sachant. La paralysie dans laquelle je me trouvais n’avait de toute façon rien de constructif.

Si je devais me ranger dans les catégories listées par Pablo Servigne, je pense que je suis un mélange de « çavapétiste » (ça arrive et on l’a mérité) et d’ « àquoiboniste » (autant profiter puisque tout le monde s’en fout)… pourtant persuadée que la solution se trouve chez les transitionneurs (l’unité est notre seule chance).

J’ai regardé la vérité en face : je ne suis pas prête à partir vivre dans un écovillage au fin fond de la Dordogne. Je ne suis pas non plus encline à renoncer aux technologies et au confort. Pas tout de suite…

Après un temps de désœuvrement et de culpabilité…

…j’ai admis que j’ai encore des choses à vivre dans cette société consumériste. Qu’en étant une « avant-gardiste de l’effondrement » et avec mon métier de thérapeute, j’aurai un rôle à jouer lorsque la prise de conscience sera généralisée. Je prends cette préparation à coeur, puisque les ressources psychologiques seront a priori notre meilleure bouée pour s’en sortir.

Dorénavant, grâce à la collapsologie, je ressens énormément de gratitude quand je tourne mon robinet d’eau, quand j’épluche une banane, quand j’allume une lampe, quand je démarre ma voiture… tous ces gestes qui nous paraissent insignifiants à nous Occidentaux et qui risquent bientôt de devenir si précieux.

Paradoxalement, en peinant à me projeter dans cet avenir incertain, j’arrive plus facilement à être en pleine conscience dans le moment présent. Parce que j’ai pris la mesure que chaque moment de quiétude est à chérir.

Mes sources d’information sur la collapsologie

La collapsologie prévoit la fin du monde pour 2020 ! Ou du moins l'effondrement de notre société. Je vous livre mon ressenti, entre faits accablants, périodes d'angoisse et lueur d'espoir. Sans filtre.

▶ Interview : Pablo Servigne par Thinkerview

▶ Débat : « Qu’est-ce que la collapsologie ? » – Yves Cochet et Anne Rumin

▶ Web-série documentaire : Next de Clément Montfort

▶ Livres Comment tout peut s’effondrer, de Pablo Servigne, Raphaël Stevens
Une autre fin du monde est possible, de Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Hauthier Chapelle

▶ Dessin animé : Sans lendemain sur Youtube

▶ Podcast : Grand bien vous fasse – comment se préparer psychologiquement à l’effondrement ?

▶ Série documentaire sur France Culture : La fin du monde et nous. Tous survivalistes ?

 

Connaissiez-vous la collapsologie ? Comment vivez-vous cette thématique ?

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28 Commentaires

  • Anaelle dit :

    MERCI Angélique d’oser parler de tout ça, avec des mots si justes, d’expliquer ton chemin bout par bout et avec une totale honnêteté. C’est encore tellement rare sur les blogs écolo and co… Ça fait vraiment du bien de te lire.

    • angelique_glamconscious dit :

      Merci Anaelle pour ton commentaire qui me fait chaud au coeur. A vrai dire je me demandais comment allait être accueilli mon article. Je suis également très surprise que ce sujet ne soit évoqué par aucune des personnes « green » que je suis… A croire qu’il y a soit un gros tabou autour de la collapsologie, soit que les gens ne veulent pas voir la réalité en face…
      J’espère que ce sujet va se démocratiser !

    • DIROU Christelle dit :

      Merci pour ton article très bien écrit, dans les moindres détails j’ai bien ressenti ce que tu décrivais. je suis dans ma phase de prise de conscience . Cela fait une dizaine de mois que je regarde vidéos et lis sur le sujet de la colapsologie et que je vis effectivement avec ces angoisses quotidiennes et parfois cauchemards nocturnes. je suis donc bien d’accord avec ce que tu décris… Et de plus en plus la conscience que c’est demain, puis s’installent la certitude et les questions concernant la survie dans ce monde inconnu qui nous attends…?? Et comment vont réagir tous nos contemporains, les autorités de nos pays ???, ce sera la panique je pense… Le silence de nos politiques, qui continuent avec la « Croissance », le contrôle des chômeurs, le couplage du RSA de l’allocation logement avec la recherche effective et active d’un emploi, la dette… Bzzzz pas un mot sur tout cela, qui est vraiment réel et qui est déjà là… Leur silence assourdissant est vraiment révélateur de leur grande impuissance devant les évènements à venir et sauve qui peut !!!

  • Sarah dit :

    Article très intéressant, encore une fois.
    Même si j’aurais aimé qu’il  » n’existe  » pas, ou du moins qu’il n’ait pas de raison d’exister.

    Mon chéri est très attiré et tourné vers le  » survivalisme « . Ça le passionne ! Pour lui, son plus grand rêve, ça serait de voir ce monde s’écrouler justement. Vivre une fin du monde, un cahot total pour un départ à zéro…
    Pour moi, c’est un cauchemar. Un cauchemar et quelque chose qui  » n’arrivera pas « . Quelque chose d’impensable.

    C’est d’ailleurs avec lui que j’ai découvert le survivalisme. Je ne connaissais pas.
    Une des premières choses qu’il m’a faite faire lorsque nous nous sommes rencontrés, ça été de me préparer un  » Bob  » (comme il appelle ça).
    Ça consiste en la préparation d’un grand sac à dos, résistant (type sac de l’armée), toujours prêt à être utilisé si demain le monde s’effondre et qu’il faille fuir.
    Dedans, il y a la base de la survie : une paille filtrante pour pouvoir boire (quasiment) n’importe qu’elle eau (acheté chez Nature et Découverte), une pierre à feu, des boîtes de conserves basiques type maïs, petits pois, des paquets de pattes, de la viande séchée, du thon… etc, deux ou trois paires de chaussettes, 2-3 sous-vêtements, un bon pantalon, deux ou trois t-shirt, une polaire ou une veste chaude, etc… . De la corde, une petite casserole, une  » cuiteauchette  » (une fourchette, une cuillère et un couteau en un même objet. Acheté à Nature et découverte également), une couverture de survie, une arme (un bon couteau, une machette, enfin quelque chose), une trousse avec le nécessaire pour les premiers secours, un sac de couchage militaire… et j’en oubli sûrement, car pour moi ce n’est pas inné.
    Ce sac doit toujours être prêt à être utilisé, rangé dans la maison. Au cas où…

    Je sais que cette fin du monde fait partie de sa façon de penser.
    Lorsque mon chéri achète des choses, lorsqu’il lit des articles ou autre, il pense  » Oui, ça, ça serait utile pour le survivalisme !  » .
    C’est si loin et si inimaginable pour moi… j’avoue avoir du mal à prendre ça vraiment au sérieux lorsqu’il pense comme ça.

    Et pourtant, je sais qu’il a raison.
    Je sais que tu as raison, que ces personnes et ces articles ont raison.
    Ça arrivera, c’est certain.
    Mais, alors que lui s’y prépare et  » pense  » à tout ça, moi, je choisis certainement de fermer les yeux (non pas que je n’ai pas conscience de l’état d’alerte écologique dans laquelle on est : j’essaye de ne plus acheter de plastique, de réduire mes déchets, de faire attention à l’eau que je consomme, de ne quasiment plus manger de viande etc…) et je me dis  » oui ça arrivera, sûrement. Mais lorsque ce sera le moment, je sais que je ne survivrais pas. Je n’en serais pas capable, je ne suis pas assez forte, ni préparée. Et puis à quoi bon survivre ? « .

    Je pense que suite à ton article, je vais essayer d’en savoir plus aussi.
    De comprendre, d’apprendre, de prendre conscience…
    Je me retrouve beaucoup dans tes ressentis (dans plusieurs articles différents), je pense que nous sommes assez  » similaires  » et je pense que je passerais certainement par les mêmes états émotionnels que toi si je décide d’aller jusqu’au bout du sujet…
    Mais, qui sait, avec un chéri qui est déjà axé sur  » la fin du monde  » et le survivalisme, peut-être que je pourrais m’y préparer vraiment… ?

    En tout cas, merci pour cet article.
    Et en effet, profitons de chaque moment, encore plus !

    • Cédric dit :

      La plupart des « collapsologues » ne préconisent pas le survivalisme mais la solidarité et l’entraide.

      • Sarah dit :

        Peut-être, mais n’empêche que pour avoir la moindre chance de survie au moment de la fin du monde, il faut être un minimum préparé, au moins matériellement. C’est dans ce sens là que je parle de  » survivalisme  » et que mon copain pense  » survivalisme « . Pour moi c’est un terme qui englobe pas mal de chose, mais particulièrement le fait de se préparer à  » survivre « , d’avoir des techniques, de savoir faire telle ou telle chose qui serait utile etc… (ce qui n’empêche ni l’entraide, ni la solidarité).

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour chère Sarah,
      Merci pour ton commentaire, et pour avoir pris le temps de si bien détailler ton état d’esprit.
      Je suis assez d’accord avec ton chéri, je conçois qu’il faut un effondrement pour construire sur de nouvelles bases.
      Par contre le survivalisme s’attache à la survie individuelle, et en cas de grosse catastrophe.
      Après avoir lu et écouté pas mal de personnes s’exprimant sur la collapsologie, j’imagine plutôt un effondrement progressif, qui demandera une capacité de résilience face aux manques et aux inégalités.
      Je pense que l’un ne va pas sans l’autre. On a besoin de se préparer à la survie face à la catastrophe, de même qu’à l’effondrement qui va créer des manques sur le long terme.
      Je t’encourage à regarder les vidéos que j’ai listées à la fin de mon article, notamment la série Next et l’interview Thinkerview de Pablo Servigne.
      N’hésite pas à repasser par ici si tu décides de creuser le sujet… Je ne doute pas que tu auras un tas de préoccupations que tu voudras partager ;)

      • cynthia laplace dit :

        bonjour, je ne comprend pas vraiment le concept survivaliste avec un sac à dos. Combien de temps compte-t-il survivre dans la foret avec son sac? Et après? C’est quoi son plan?

        • angelique_glamconscious dit :

          Coucou Cynthia,
          Je pense que le concept c’est de survire en temps de chaos grâce à un kit de première nécessité permettant d’être mobile et ensuite de reconstruire un habitat quand le climat sera apaisé (façon Walking Dead si tu as déjà vu cette série).

  • bounza dit :

    Merci pour cet article si honnête … C’est bizarre de dire ça mais ça fait du bien de lire des propos aussi pragmatiques. J’ai un peu l’impression que la blogosphère green, bien qu’animée de bonnes intentions, ne fait qu’enrober le modèle capitaliste d’une couche de bonne conscience ! Rares sont les blogs réellement décroissants …
    Pourtant ça fait du bien de savoir qu’il existe d’autres personnes lucides sur l’état du monde mais qui croient encore que la solution se trouve dans l’altruisme et la non violence. Et je crois qu’il est vraiment plus important que jamais que nous faisions entendre notre voix, pour ne pas laisser les survivalistes individualistes propager leur triste vision de l’humanité …

    Je te conseille en particulier l’excellent article de Kankyo sur la question, qui rejoint d’ailleurs beaucoup le tiens : https://www.dailyzen.fr/bouddhisme-et-effondrement/ !

    • angelique_glamconscious dit :

      Merci pour ton message et le lien vers l’article ! Ca me fait du bien à moi aussi de m’exprimer sur ce sujet et de me rendre que je ne suis pas la seule à m’inquiéter.
      Je compte bien oeuvrer dans le sens de la solidarité et l’éveil des consciences. Pour l’instant je continue à me préparer en individuel, pour pouvoir ensuite accompagner les personnes qui en auront besoin. Je ferai bientôt un article sur ma « préparation » ;-)
      Au plaisir d’échanger avec toi.

  • victor dit :

    en ce qui concerne la preparation de type preppers, avez vous été voir le site et forum de olduvaie :
    http://www.le-projet-olduvai.com
    loin d’etre un site bourrin/individualiste, il repond a nombre de question et l’equipe est une des plus ouverte que je connaisse en matiere de preparation aux catastrophe.
    au plaisir de vous y croiser :)

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Victor,
      Merci pour votre message.
      Oui je connais ce site. Je n’adhère pas trop à la vision « catastrophe » donc pour l’instant ça ne me parle trop. J’imagine plutôt un effondrement progressif, qui est déjà bien amorcé d’ailleurs. Mais c’est possible que j’y vienne, à la préparation survivaliste… Pour l’instant je m’attache à un autre type de préparation ;-)

  • Clémence dit :

    Merci pour ton article, j’ai aussi lu les livres de Pablo Servigne et de ses acolytes. J’ai commencé ma vie professionnelle en étant Conseillère Info Energie donc j’avais déjà beaucoup de connaissance niveau énergie néanmoins j’ai appris beaucoup de ces livres.
    Je te conseille de lire le roman Dans la fôret de Jean Hegland, aprés avoir lu l’effondrement et Comment nourrir l’Europe en temps de crise il m’a pas mal aidé dans mes réflexions. Cela fait quelque temps que j’oriente mes achats de livre sur des thèmes précis tels que l’auto-suffissance alimentaire et conservation des aliments, la connaissance des plantes…
    Même si certaines actions (zero dechets, économie d’énergie…) semblent avoir peu d’impact face à l’effondrement je pense qu’elles pourraient quand même servir à l’avenir: en achetant du durable/lavable on sera moins pris au dépourvu lorsque le pendant jetable de ces produits ne sera plus produits.
    Je pense aussi que la base sera la coopération et l’entraide que nous pouvons développer dès à présent (outre faire des conserves nous donnons aussi nos légumes à des amis qui ont pu nous en donner à d’autres moment, le troc n’est pas forcement à l’instant T).

    • angelique_glamconscious dit :

      Coucou Clémence,
      Merci pour ton message et pour les références des livres <3
      Je suis d'accord avec toi, simplifier son mode de vie et apprendre à faire ses produits, ça sera utile pour se débrouiller. Ce que je voulais dire, c'est que ce n'est pas grâce à cela qu'on arrivera à être autonome en cas d'effondrement car les besoins primaires (manger, boire, se chauffer) sont très difficiles à couvrir soi-même. Ma conclusion c'est qu'aujourd'hui on met beaucoup d'énergie à trouver des alternatives au jetable et à la consommation "sale" mais qu'on reste sur un modèle de consommation quand même. C'est mieux que rien mais ça n'aidera pas à survivre si on se retrouve sans énergie, sans eau etc. Mais bon peut-être que ça va voir le jour dans les années à venir, comme la permaculture qui se développe de plus en plus. Dans tous les cas, gardons espoir ! :)

  • Zeli dit :

    Merci pour cet article grâce auquel je découvre votre blog. Ce sujet m »angoisse profondément surtout depuis 4 mois, quand je suis devenue maman. Que va vivre ma petite fille ? Quel avenir pour elle ?
    Mon frère vient de terminer ses études dans une grande école d’ingénieur, il se vouait au nucléaire ou à l’aéronautique. Et finalement, il s’est lancé à corps perdu dans le potager de mes parents, car il pense sincèrement que réussir à se nourrir presque par soi-même sera nettement plus utile que tout ce qu’il a appris. Et je me rends compte que, moi qui étais une super sur-consommatrice, j’ai déjà fais un travail sur moi et petit à petit j’avance. Je consomme de moins en moins, ou différemment, plus localement. Je garde un espoir pour qu’on y arrive tous ensemble même si des fois c’est difficile de garder espoir en l’humanité.

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Zeli,
      Je comprends votre angoisse et j’imagine qu’elle est encore plus percutante que la mienne vu que vous êtes maman.
      Gardons en nos coeurs l’espoir d’un monde meilleur, car l’actuel est vraiment toxique. Et pour pouvoir construire du neuf, il faut se séparer de l’ancien. L’être humain est doté d’une grande capacité d’adaptation, je suis sure que les personnes qui vivront dans ce nouveau monde sauront s’en accommoder.
      Pour l’instant, nous ne pouvons que nous préparer au changement, avec des valeurs comme l’amour et l’entraide. Mine de rien, baisser sa consommation, devenir consommacteur-trice, c’est déjà une préparation, car c’est se détacher de la société de consommation.
      Apparemment de nombreux ingénieurs jeunes laissent tomber leur vocation pour choisir une voie proche de la nature. Je trouve ça très encourageant, ça prouve qu’il y a une réelle prise de conscience et un changement des mentalités. Bravo à votre frère ! La permaculture c’est l’avenir.

  • Je fais partie de ceux qui se disent que chaque action compte. Je me doute bien que notre modèle actuel va s’essouffler mais y penser m’angoisse. Et j’étais quand même loin d’imaginer tout ce que tu décris ! Où j’ai appris beaucoup de choses d’ailleurs. J’ai hâte d’en apprendre davantage sur « ta préparation ».

  • Carole dit :

    Coucou Angélique,

    Merci pour cet article qui décrit parfaitement ce que je ressens. Pour l’instant, je suis encore bloquée dans la phase de découragement et de dépit.
    Est-ce que tu pourrais me donner des pistes pour fouiller dans le domaine de la spiritualité ? As-tu trouvé des sites, vidéos ou livres qui parlent de l’effondrement de manière « positive » ?
    Merci beaucoup.

    Carole

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Carole,

      Je comprends ce que tu traverses… Pas facile d’avoir une visions positive en sachant tout ça.
      Pour ce qui est de la spiritualité, c’est un chemin que j’ai emprunté il y a quelques années, semé de discussions, de lectures, de vidéos etc pas forcément en lien avec l’effondrement. Tout ça a contribué à me faire relativiser quant aux actes des humains. Et dans ma période récente de découverte de la collapsologie et de perte de sens, je suis allée voir une thérapeute quantique énergéticienne etc et je lui en ai parlé. Elle a été très réceptive et m’a donné sa vision « macro », ce qui m’a rassurée et m’a aidée à lâcher-prise.
      Je peux te donner ses coordonnées si tu veux.
      Je te recommande également les vidéos de la chaîne Tistrya qui permettent vraiment de prendre de la hauteur sur notre existence : https://www.youtube.com/user/Tistryaprod
      Et également une vidéo que j’ai découverte hier, sur les univers parallèles. Dans d’autres réalités l’effondrement n’existe pas, ça rassure non ?

      Si je trouve des livres positifs sur l’effondrement, j’en ferai part ;)
      Belle et lumineuse journée à toi.
      Angélique

  • lauraleen dit :

    J’ai beaucoup apprécié ton article, richement documenté et assez drôlement illustré : on se demande vraiment si ces situations ont existées !! Pour avoir lu quelques ouvrages et articles de magazines sur le sujet, je pense que la plupart des gens seront complètement affolés car en plein dans le système capitaliste. Ils ne connaissent pas la collapsologie et s’imagineront comme dans The Walking Dead. Je prône comme toi la solidarité mais aussi l’autonomie. Je suis heureuse d’avoir aujourd’hui un potager pour apprendre à faire pousser mes légumes. J’aimerai encore plus vivre dans un éco village ! Et subsister avec des ressources locales (énergie, nourriture…). Comme ça, on ne se pose plus la question du transport ;)

  • Andree dit :

    oui, hélas, je partage depuis quelques mois la même vision de l’avenir, je suis dans une phase de peur, d’angoisse, de pensées apocalyptiques! je voudrais retrouver un peu de sérénité pour réfléchir à tout cela avec plus d’objectivité,et d’espoir! mes enfants ,mes petits enfants, tous les enfants!!!! que vivront-ils ?
    Se préparer,oui, agir,oui,changer nos comportements,c’est déja fait, mais cela suffira-t-il? Nous sommes prêts à renoncer à beaucoup de choses , je réalise le superflu ,le superficiel qui encombre nos vies, et depuis je me sens mieux ,enfin, il était temps que je comprenne ça! merci à vous de m’éclairer dans cette démarche ,Andrée

  • suzanne dit :

    Quel article magnifiquement écrit et qui résonne beaucoup en moi. Je connais le phénomène des survivalistes depuis des années, depuis la perspective américaine à grand renfort de flingues, de cours d’auto-défense et de bunkers sous-terrains. La collapsologie, j’en ai entendu parler depuis 2 ou 3 ans, mais cette théorie (car ça reste une théorie à mes yeux, même si je ne doute pas qu’elle devienne réalité dans les années à venir) n’est vraiment entrée dans ma vie qu’en mars dernier et c’est là que, comme toi je suis passée par toutes les phases de la sidération/colère/angoisse/dépression (dans l’ordre qu’on veut ou tout en même temps) avant d’en conclure que de toutes les façons, ça ne dépendait pas de moi seule et que nous serions tous ensemble dedans. Depuis j’ai pris du recul et je dois dire que ma vie spirituelle est d’un grand secours pour ce faire. Je vois bien que lorsque je suis moins ancrée dans mes pratiques j’éco-anxiétise plus, ce qui, à mes yeux, ne fait que renforcer la masse d’énergie négative qui circule dans le monde. Malgré tout, une de mes grandes craintes c’est qu’avec la division de notre société, je ne vois pas comment la paix civile pourrait régner en cas de gros problème (je suis d’assez près ce qui se passe au Venezuela depuis le début et ça donne une vague idée)…. Pas de solution, si ce n’est d’essayer de trouver en soi la paix en ces temps tumultueux.

  • suzanne dit :

    Quel article magnifiquement écrit et qui résonne beaucoup en moi. Je connais le phénomène des survivalistes depuis des années, depuis la perspective américaine à grand renfort de flingues, de cours d’auto-défense et de bunkers sous-terrains. La collapsologie, j’en ai entendu parler depuis 2 ou 3 ans, mais cette théorie (car ça reste une théorie à mes yeux, même si je ne doute pas qu’elle devienne réalité dans les années à venir) n’est vraiment entrée dans ma vie qu’en mars dernier et c’est là que, comme toi je suis passée par toutes les phases de la sidération/colère/angoisse/dépression (dans l’ordre qu’on veut ou tout en même temps) avant d’en conclure que de toutes les façons, ça ne dépendait pas de moi seule et que nous serions tous ensemble dedans. Depuis j’ai pris du recul et je dois dire que ma vie spirituelle est d’un grand secours pour ce faire. Je vois bien que lorsque je suis moins ancrée dans mes pratiques j’éco-anxiétise plus, ce qui, à mes yeux, ne fait que renforcer la masse d’énergie négative qui circule dans le monde. Malgré tout, une de mes grandes craintes c’est qu’avec la division de notre société, je ne vois pas comment la paix civile pourrait régner en cas de gros problème (je suis d’assez près ce qui se passe au Venezuela depuis le début et ça donne une vague idée)…. Pas de solution, si ce n’est d’essayer de trouver en soi la paix en ces temps tumultueux.Quel article magnifiquement écrit et qui résonne beaucoup en moi. Je connais le phénomène des survivalistes depuis des années, depuis la perspective américaine à grand renfort de flingues, de cours d’auto-défense et de bunkers sous-terrains. La collapsologie, j’en ai entendu parler depuis 2 ou 3 ans, mais cette théorie (car ça reste une théorie à mes yeux, même si je ne doute pas qu’elle devienne réalité dans les années à venir) n’est vraiment entrée dans ma vie qu’en mars dernier et c’est là que, comme toi je suis passée par toutes les phases de la sidération/colère/angoisse/dépression (dans l’ordre qu’on veut ou tout en même temps) avant d’en conclure que de toutes les façons, ça ne dépendait pas de moi seule et que nous serions tous ensemble dedans. Depuis j’ai pris du recul et je dois dire que ma vie spirituelle est d’un grand secours pour ce faire. Je vois bien que lorsque je suis moins ancrée dans mes pratiques j’éco-anxiétise plus, ce qui, à mes yeux, ne fait que renforcer la masse d’énergie négative qui circule dans le monde. Malgré tout, une de mes grandes craintes c’est qu’avec la division de notre société, je ne vois pas comment la paix civile pourrait régner en cas de gros problème (je suis d’assez près ce qui se passe au Venezuela depuis le début et ça donne une vague idée)…. Pas de solution, si ce n’est d’essayer de trouver en soi la paix en ces temps tumultueux.

  • Christine dit :

    A chaque fois que j’entends parler de collapso, j’ai peur pour mes filles (qui ont 3 et 7 ans) et j’ai peur pour moi, je ne suis pas sûre de savoir vivre (et d’avoir envie) dans un monde où des gangs viendraient se servir et asservir les autres… J’espère plutôt que l’entraide se mettra en place et que les gens sauront garder la tête sur les épaules…
    À côté, mon chéri est très sceptique sur tout ça, je ne sais pas comment il va réagir si je commence à lui parler de faire des provisions façon survivaliste !
    Mais bon… pour le moment, je réfléchis beaucoup à la question, le reste suivra
    :)

  • Aurélie dit :

    Pfouah… J’ai découvert tout ça… Hier.

    J’avais conscience du fait que le monde courrait à sa perte, mais je ne me sentais pas concernée. Je n’imaginais pas ça si tôt, si vite.

    J’espère encore qu’ils se plantent, ces scientifiques… J’ai du mal à l’accepter, je pense que j’ai encore qq étapes à franchir dans l’acceptation. Je suis du genre control-freak, tout est très organisé dans ma vie, je fais attention à mes dépenses etc, je mets de côté et là je me dis : mais à quoi ça va me servir tout ça?

    C’est tétanisant, et comme toi, je ne suis absolument pas prête à abandonner mon mode de vie. Des efforts, j’en fais et j’en ferai toujours plus, mais à notre échelle, il n’y a que si TOUT LE MONDE les faisait que ça aurait potentiellement un impact, et encore… Il semblerait que ce soit trop tard :(

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Aurélie,
      Merci de prendre le temps de partager ce qui te traverse. C’est normal de vouloir imaginer une autre issue. D’ailleurs tant que cela n’est pas arrivé, il reste toujours l’espoir que ça n’arrive pas, et c’est ça qui est beau avec la vie :)
      J’ai l’impression qu’en ce moment il y a une vague de prises de conscience, je reçois presque un message par jour dans le sens du tien… Peut-être à cause des incendies en Amérique du Sud et en Afrique. Comment as-tu découvert la collapsologie ?
      Maintenant que tu as connaissance de ça, il te reste à l’intégrer, puis à développer ce qu’on appelle la résilience…
      Je vais publier un article qui fera suite à celui-ci, justement pour dire comment je vis au quotidien, en sachant tout ça. Peut-être que ça pourra t’intéresser et te donner des pistes pour avancer.
      Je t’embrasse et t’envoie toute la lumière possible.

  • Pr S. Feye dit :

    Bonjour,
    Peut-être ceci pourrait-il vous intéresser.
    https://www.youtube.com/watch?v=kBCDU_PnavQ
    Cordialement

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