Lettre ouverte à tous ceux qui ne sont pas (encore) véganes

Exceptionnellement aujourd’hui je partage un texte qui n’est pas de moi et qui s’adresse aux personnes qui ne sont pas véganes. J’espère qu’elles prendront le temps de lire de texte écrit par  Ju’ sur le blog le-vegan-debutant.over-blog.com.

N’hésitez pas à le partager massivement ! Si cela peut contribuer à changer ne serait-ce qu’une personne alors ça vaut la peine.

vache-pature

« L’un des regrets les mieux partagés chez les véganes est celui de ne pas avoir passé le cap du véganisme plus tôt. Ce texte est destiné à tous ceux qui ne sont pas véganes et qui ne se sentent pas forcément encore prêts à le devenir. J’aurais aimé lire ça il y a 10 ans, ça m’aurait permis de sauver plus de vies.

Salut toi !

Tu n’es pas végane et même pas végétarien, peut-être même que tu ne connais pas la signification du mot « végane ». Tu manges de la viande, du poisson, par goût peut-être mais aussi beaucoup par habitude. Parce que tu en as toujours mangé et que tu n’y as jamais vraiment réfléchi. Bien sûr tu es au courant que de plus en plus de personnes décident de ne plus manger d’animaux ou d’en manger moins. Tu en as peut-être dans ton entourage d’ailleurs. Mais sans trop savoir pourquoi, tu ne te sens pas vraiment concerné. Ton quotidien te donne suffisamment de soucis sur lesquels te pencher sans avoir besoin d’en rajouter !

Tu as suivi de loin les quelques scandales alimentaires qui ont été fortement médiatisés, la viande de cheval, tout ça. Bien sûr tu ne trouves pas ça bien, mais tu penses que c’est une conséquence malheureuse de plus du monde dans lequel on vit. À côté de ça, tu aimes les animaux, en tout cas c’est ce que tu te dis. Tu ne veux de mal à aucun d’entre eux, même si tu as une préférence pour les chiens, les chats, les rongeurs ou les chevaux. Tu penses que tu vis très bien comme ça. En fait tu te trompes mais tu ne le sais pas encore. Tu le découvriras le jour où tu prendras enfin la décision de ne plus manger d’animaux. Tu découvriras une sensation de légèreté qui t’est pour l’instant inconnue. Comme si un poids sur ta conscience s’était soudain envolé. Mais pour l’instant ce poids, tu n’en as pas conscience. Tu le traînes comme un boulet, mais tu ne le vois pas.

Lorsqu’il t’arrive de discuter avec un végétarien ou un végane, tu es prêt à écouter ce qu’il peut dire sur ses raisons de ne plus manger d’animaux. Mais tu ne t’en sens pas capable. Tu as l’impression que c’est pour les autres, ça, mais que toi, tu n’as pas les ressources nécessaires pour effectuer un tel virage alimentaire, pour affronter les regards désapprobateurs, et parfois pires, de ta famille et de tes amis qui t’ont connu omnivore, « normal » donc. Et puis tu n’as jamais cuisiné de ta vie, tu achètes des plats tout prêts, tu vas beaucoup au fast food, c’est tellement pratique, ça évite de se prendre la tête…

Pourtant tu essayes de faire quelques efforts quand même. Depuis que tu es au courant pour les codes sur les oeufs, tu fais bien attention de n’acheter que des 1 (poules élevées en plein air) ou 0 (poules bio). Tu te dis que c’est déjà ça, c’est ta petite contribution mais tu ne te sens pas capable d’en faire plus. Ça demande trop d’énergie, trop de travail, tu n’as pas de temps à consacrer à une telle conversion alimentaire.

Cher toi, j’étais comme toi avant. Aujourd’hui, non seulement je ne regrette rien, mais je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. Je regrette d’avoir passé toutes ces années à tourner autour du pot, en me disant que quand même ce serait génial d’y arriver puis aussitôt de m’empresser de penser à autre chose pour ne pas trop creuser la question.

Crois-moi, c’est plus facile que tu ne le penses ! Certes, ça demande de revoir tes achats alimentaires et la façon dont tu conçois tes repas. C’est vrai tu ne pourras plus aller au fast food vite fait le soir pour ne pas avoir à préparer le repas. Mais ce que tu as à gagner est bien plus important que ça. Tu peux gagner la congruence, le fait d’être cohérent avec toi-même. Tes pensées, tes propos et tes actes seront enfin alignés, tout ira dans le même sens. Tu t’endormiras le soir en sachant que tu n’as fait de mal à personne, que ton action sur le monde n’a pas eu de conséquences négatives juste pour une histoire de papilles gustatives ou de flemme de faire à manger !

Ce poids, ce boulet que tu portes tout en fermant les yeux pour ne pas le voir, il s’en ira. Tu verras ça fait un bien fou !!! J’adorerais revivre ce moment où tu sens que tu viens de prendre une bonne décision, qui va te faire du bien à toi et à la planète.

Crois-moi, toutes les raisons que tu te donnes pour ne pas devenir végane, elles sont toutes fausses, elles sont toutes mauvaises et sans importance. Et ça au fond de toi tu le sais. Sois honnête envers toi-même et tu seras obligé, en ton for intérieur, de reconnaître que c’est vrai, même si ton ego, lui, te fait croire le contraire. La seule raison qui te pousse à rester comme tu es, c’est la peur du changement. C’est normal, tu es humain et on a tous peur du changement. Quand les choses ont l’air de se tenir à peu près, on ne veut rien changer de peur de se retrouver dans une situation pire qu’avant.

Seul l’inconfort extrême peut nous pousser au changement. Seulement là, il y a urgence. Il y a des êtres qui souffrent, des vies qui sont brisées, par milliers, à chaque instant. Tu ne peux donc pas te permettre de mettre ton petit confort avant tout cela. Et puis, tant qu’à faire, si tu as vraiment besoin d’inconfort pour réussir à prendre la décision que tu dois prendre, et bien je te défie de regarder sans broncher des vidéos tournées dans les abattoirs, d’animaux qui souffrent, qu’on laisse agoniser lentement comme s’ils n’étaient que des objets inertes.

Je doute fort que tu sois capable de regarder ces vidéos sans rien ressentir. Peut-être même vas-tu refuser de le faire. Mais alors, poses-toi la question : pourquoi ce qui n’est pas assez bon pour tes yeux le serait pour ton estomac ? Peux-tu réellement cautionner tant de souffrances ? C’est ça ta vision d’un monde idéal ? Tu veux vraiment vivre dans un monde où on fait souffrir des êtres vivants pour que tu puisses te payer un fast-food ? À moins que tu ne sois Lucifer en personne, je ne pense pas que tu veuilles tout cela. Je pense juste que tu essayes de fermer les yeux sur tout ça car tu ne te sens pas capable de faire face à autant de souffrances, et à prendre les décisions qui s’imposent.

Mais maintenant, il est temps. Réagis !!! Ton monde c’est toi qui le construis, alors construis-le comme tu le veux au lieu de te considérer comme une victime qui ne peut rien y faire. Tu peux changer le monde en changeant ce que tu mets dans ton assiette, alors vas-y ! Ne t’inquiète pas, on est déjà plein, on est de plus en plus et si tu n’as pas une âme d’aventurier, pas de soucis, des milliers l’ont fait avant toi et peuvent t’aiguiller, t’aider, te conseiller…

Alors, viens, on t’attend ! Et merci pour ce que tu t’apprêtes à faire… »

feuilles

Que pensez-vous de ce texte ? Si vous n’êtes pas végane, que suscite-il en vous ?

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11 Commentaires

  • J’ai déjà lu ce texte et il m’a beaucoup plus. Je ne suis pas encore totalement vegan : je suis végétarienne et si en plus chez moi je ne mange ni lait, ni oeufs, ni beurre, ni yaourts… je mange encore du fromage parce que je ne trouve pas d’alternative simple, ils ne savent même pas que ça existe dans mon magasin bio -_- Et à l’extérieur si on me sert un repas végétarien mais non vegan je le mange, encore une fois par simplicité.
    Je pense devenir vegan dans les mois ou les années qui viennent mais je fais mon chemin tranquillement !

  • Aline dit :

    Très belle lettre. Chez nous il n’y a pas de viande. C’est juste lorsqu’on va chez des amis que c’est plus compliqué on ne veut pas embêter. Mais comme ça fait 2 ans certains commence a ne plus nous faire de viande! :)

  • Bernier Julie dit :

    J’ai l’impression d’avoir écrit ce texte. Ce sentiment, je le connais très bien, chaque jour depuis que j’ai décidé de ne plus manger de viande, chaque jour je peux m’endormir en sachant que je n’ai pas généré la souffrance, en sachant que j’ai échangé, encouragé, peut être inspiré les gens à faire comme moi.
    Ce texte est juste impressionnant, sublime et il pourrait en faire réfléchir plus d’un!

  • djema dit :

    J’ai été beaucoup émue par ce texte. Je me suis reconnue dans ce cheminement qui va d’une réelle prise de conscience, à la gêne de manger de la viande, jusqu’à son arrêt définitif. Avant, mon discours était de clamer et c’était le cas, que j’adorais les animaux. Mais je ne faisais pas le lien entre cet état de fait, et ce qu’il y avait dans mon assiette. On ne creuse pas plus avant pour se demander comment sont traités les animaux que l’on mange, ce qu’il se passe dans ces industries de la mort. On ne s’informe pas. On mange tout simplement.
    Je saurai difficilement expliquer ce qui m’a fait sauter le pas. La prise de conscience devait être là, tapie quelque part dans un coin de ma tête. Et puis petit à petit, des infos, des sites, de découvertes macabres en vidéos insoutenables que j’arrive pas à regarder mais dont je soupçonne rien qu’aux titres le contenu, j’en suis arrivée à un mélange de colère et de dégout. Beaucoup de tristesse. Assez d’égoisme, et d’oeillère! C’est encore tout frais, je débute depuis le printemps 2015 environ. Plus de viande. Et je saisis l’importance de ne plus manger de poissons ni de produits laitiers. J’y viendrai progressivement. En revanche, je vais la chasse aux produits testés sur les animaux, aux vêtements qui en sont issus. je retrouve le sentiment de légèreté dont vous parler, la certitude que je fais le bon choix. Merci pour ce texte.

    • angelique_glamconscious dit :

      Bravo Djema pour ce changement et cette prise de conscience. Ce n’est pas évident de trouver les nouvelles habitudes pour être en accord avec nos idées mais avec de la volonté nous pouvons tous y arriver. Vous avez réussi à supprimer la viande, le poisson et les produits laitiers suivront. Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir cette prise de conscience, les sites, blogs et livres qui traitent du véganisme et du végétalisme de développent, des marques et boutiques véganes voient le jour… Le changement est en marche, tout devient de plus en plus facile, nous allons dans le bon sens ;-)

  • Sylvia dit :

    Je me permets de laisser un commentaire… que je ne sais pas trop commencer et que j’ai longtemps hésité à vous laisser. J’entame moi-même un cheminement vers une vie « différente », je sens que j’en ai un réel besoin à ce jour. J’ai toujours essayé, plus ou moins, avec toujours ce sentiment de ne jamais en faire assez. Néanmoins, je ne me vois pas devenir vegan, bien que, croyez-moi, à chaque fois que je me retrouve devant mon assiette de viande, je me dis que c’est mal, et réellement, je culpabilise. Bien sûr, j’aime les bêtes, bien sûr, je ne ferais de mal à aucune d’entres elles. La vie de mon chien ne vaut pas plus que celle d’un veau, d’un porcelet. Mais j’en consomme, peu, environ une fois par semaine, mais dire que je n’aime pas ça serait mentir. Ce qui à moi me pose un véritable cas de conscience est l’abattage. J’ai le ventre noué et la nausée lorsque sur l’autoroute, je croise des camions transportant des animaux destinés à l’abattage… aussi, je n’achète ma viande qu’aux producteurs de ma région, des gens que j’ai déjà pu rencontrer, avec qui j’ai pu échanger, qui ont pu me montrer dans quelles conditions étaient élevés leurs animaux. Mais jamais plus, je n’irais acheter de la viande en supermarché. A côté de ça, je vis en couple et ne me verrais pas imposer un style de vie à mon compagnon que lui-même n’aurait pas choisi. Nous avons souvent parlé de notre consommation de viande, nous l’avons aussi réduite, nous avons tâché de mieux choisir, de nous renseigner, et bien qu’il me suive sur beaucoup de changements que j’ai décidé d’entreprendre, en me laissant faire comme je l’entends, je sais qu’il ne me suivra pas forcément sur cette voie là, que moi-même j’hésite encore à emprunter. Mon commentaire n’est peut-être pas approprié… Si tel était le cas, je vous prierai de m’en excuser.

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Sylvia,
      Je vous remercie pour votre commentaire. Ne vous en faites pas, il a tout à fait sa place ici, j’ai créé ce blog pour que ce soit un lieu d’échange et de partage. Peu importe le parcours de chacun, du moment que c’est constructif tous les commentaires sont les bienvenus.
      Je comprends vos interrogations. Elles sont justifiées puisqu’elles remettent en cause un mode de vie, elles bousculent vos habitudes et contredisent les diktats de la société. Cependant je perçois un malaise face à votre choix de continuer à manger de la viande. Si vous le vivez mal, c’est que vous agissez contre votre conscience. Si votre cœur et votre compassion vous poussent dans une direction, suivez-la, qu’avez-vous à perdre ? Soit vous vous sentirez en phase avec vos convictions et dans ce cas vous en retirerez un réel bien-être, un apaisement, soit vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas prête pour ce changement et vous pourrez toujours revenir en arrière.
      Vous parlez de votre compagnon, que vous ne voulez pas lui imposer ce mode de vie sans viande, mais son mode de vie omnivore peut-il s’imposer à vous ? Est-il plus important que votre bien être ? (je prépare justement un article sur ce thème que je vais bientôt publier).
      Vous savez quand je suis devenue végétarienne mon compagnon n’a pas souhaité changer ses habitudes. Pour autant ma décision était irrévocable : je ne voulais plus manger d’animaux.
      En ce qui concerne les élevages, qu’ils soient bio ou de proximité, dans tous les cas les animaux sont destinés à l’abattoir et sont tués dans d’atroces souffrances. Je vous invite à regarder la vidéo publiée ce jour par L214 au sujet des abattoirs certifiés bio.
      Je ne peux que vous conseiller de vous lancer dans le végétarisme, en testant des recettes, en achetant des produits pour faire des découvertes. Prenez-le comme un jeu et non comme un contrainte, un fardeau. Dans un premier temps vous pouvez remplacer la viande par des galettes (on en trouve maintenant dans tous les supermarchés). Puis lancez-vous dans des recettes, par exemple celles de Marie Laforêt, et faites goûter à votre compagnon. Le plaisir sera au rendez-vous, j’en suis sûre ! Et si votre compagnon réclame sa viande, vous pouvez toujours en cuire dans une poêle à côté.
      Vous savez, tous les végétariens ou végétaliens aimaient la viande, moi la première aussi. Et maintenant ça me dégoûte. La nourriture n’est qu’une question d’habitude. Si nous étions nées au Cambodge nous saliverions devant une assiettes d’araignées grillées. L’alimentation est culturelle. Ne plus manger de viande devient une habitude. Je salive maintenant devant du tofu, chose qui m’aurait paru impensable il y a deux ans ! ;-)
      Faites-vous confiance.
      N’hésitez pas à m’envoyer des messages si vous avez des questions ou des doutes.
      A très bientôt j’espère.

  • Erwan dit :

    Bref donc,que des avis positifs en somme.. Acceptez vous la critique ? Pour ma part je ne suis pas près de devenir végétarien, et encore moins vegan qui pour moi s’apparente à de l’extrémisme.. Et je déteste les extrêmes !
    Comme beaucoup j’ai été choqué par les vidéos qui tournent, mais je n’ai pas découvert ce dont l’homme est capable envers les animaux..et envers ses semblables !
    Cela étant j’ai préféré rationaliser ma consommation de viande plutôt que la bannir, et je n’avais pas attendu ces vidéos pour cela, cela fait des années que je me méfie des pratiques de l’industrie agro-alimentaire !
    De là à bannir toute alimentation et produits animaux il y a un fossé que jamais je ne franchirais !
    Pensez vous éthique de consommer du soja a 70% OGM dans le monde ? Quels impacts sur la planète et la déforestation ? Idem pour la production de coton .. Et si toute la planète devenait vegan nous aurions à terme un sérieux problème pour trouver des surfaces cultivables ! La variété de l’alimentation( et donc des productions) est indispensable à l’équilibre de la planète. On le voit d’ailleurs très bien dans certaines régions françaises ou les troupeaux de moutons participent à l’entretien de zones protégées et à la préservation d’espèce endémiques ! Faites disparaître ces troupeaux et c’est tout un écosystème qui disparaîtra ! Et si la vente a terme de viande de ces moutons ne fait pas vivre les bergers ils n’élèveront pas des troupeaux pour le plaisirs des bobos parisiens ..(petite pique en passant ;)
    Le Vegan est une mode.. après le sans gluten, voici le sans produit animal..et accessoirement sans plaisir.. Parce que vous aurez beau me dire tout ce que vous voulez mais avant d’avoir autant de plaisir à déguster un bon comté bio, aux saveurs florales qu’un pseudo comté végétal a l’huile de coco et aux arômes artificiels (et pour la plupart industriels) il faut se lever de bonne heure !! Et puis la cuisine c’est aussi une culture, des terroirs, de la diversité et toute une économie ! Manger moins, manger mieux oui ! Bannir tout produit animal surement pas ! C’est pour moi une hérésie et une pure folie ! Quand je vois jusqu’où va cette philosophie, plus de miel, plus de laine, plus de cuir, (plus d’équitation même pour certains) cela me fait doucement rigoler..(c’est vrai tondre un mouton c’est trop horrible quouaa !) Voilà bien une philosophie de riches souvent plus préoccupés par le soi-disant bien être animal que par le bien être des producteurs de coton qui crèvent en Inde ou en Afrique a cause des ogm et des engrais, désolé de vous le dire mais je trouve ça purement vomitif !
    Bref, j’espère que ce post ne sera pas censuré et qu’il ne vous choquera pas, ce n’est pas mon but !
    Demandez vous juste lorsque vous irez faire vos courses si tout le monde a les moyens d’être vegan, quel impact réel a ce mode de consommation, et si vous n’êtes pas des victimes de la mode qui profitent à bon nombre de multinationales pas toujours très recommandable..

    • angelique_glamconscious dit :

      Alors, tout d’abord merci pour votre commentaire et le temps que vous avez consacré à l’écrire. Sachez qu’il n’y a aucune censure ici tant qu’il n’y a pas d’insultes (ce qui n’est jamais arrivé).
      Je vous trouve bien moralisateur dans vos propos, à la limite de la condescendance, alors qu’on voit clairement que vos arguments ne sont pas très éclairés et que vous vous contentez de lister des préjugés et des suppositions qui, si vous faisiez un petit peu de recherches, vous sembleraient bien ridicules.
      1. Les inégalités
      Où avez-vous que les véganes sont indifférents à la souffrance des humains ? Pourquoi priorisez-vous la souffrance ? On peut vouloir la fin des injustices pour les animaux non humains ET pour les humains, ce qui est mon cas et celui de pratiquement tous les véganes que je connais. Elargir sa sphère de considération morale, c’est faire progresser la société et lutter contre TOUTES les injustices. Nous avons été capables d’abolir l’esclavage, de donner le droit de vote aux femmes, d’accepter le mariage pour tous, à chaque combat gagné un progrès. Le prochain concerne la libération animale.
      2. Les OGM
      Devenir végane ne veut pas dire consommer des OGM. Encore un stéréotype. On peut être végane sans manger d’OGM ni de soja. Savez-vous que le soja que mangent les véganes est français, bio et sans OGM ? 70% de la production mondiale de soja OGM dont vous parlez sert à nourrir les animaux d’élevage, donc pour le coup celui ici qui soutient la filière de soja OGM c’es bien vous, à moins que vous n’achetiez que de la viande 100% bio.
      3. L’écosystème ne repose pas sur les moutons mais sur l’océan. Les baleines permettent au phytoplancton de se nourrir, et ce phytoplancton est la base de la vie sur cette planète, il produit plus de la moitié de l’oxygène. Les océans sont déjà vidés à 90% à cause de la pêche, ce qui signifie que dans quelques décennies l’écosystème sera irrémédiablement détruit. Je vous conseille la lecture du livre de Paul Watson : Si l’océan meurt nous mourrons dans lequel il explique tout ça de manière très succinte mais claire.
      4. Les éleveurs
      C’est gentil de vous inquiéter des éleveurs, ce corps de métier qui ne vit que par les aides de l’Union Européenne car leur activité est complètement pressurisée par les industriels et la grande distribution. Ce même corps de métier qui connait le taux de suicide le plus élevé. Leur métier n’est plus viable car le système agroalimentaire leur a passé la corde au cou. Il faut les aider à se reconvertir, pas les maintenir à peine au dessus de seuil de pauvreté. Pensez-vous qu’il aurait mieux valu conserver l’esclavage pour que les esclavagistes ne subissent pas la perte de leur travail ?
      5. Le plaisir
      Je pense que vous essayez de vous persuader que ce que mange les véganes n’est pas bon. Je peux vous dire que vous êtes dans le faux total, les véganes sont gourmands et se régalent. Allez faire un tour dans une Fnac ou un Cultura et promenez-vous au rayon des livres de cuisine. Vous risquez d’être surpris par la quantité d’ouvrages de recettes qui sortent chaque mois. La cuisine végétale est bien plus intéressante et variée que la cuisine classique. Contrairement à ce que vous croyez, les simili carnés qui imitent la nourriture omnivore ne sont pas la base de l’alimentation des véganes. Un fromage végétal ou des saucisses véganes sont là pour la transition, pour impressionner des invités omnivores ou tout simplement pour s’amuser. Les plats végétaux à base de légumineuses, de céréales, de graines, de légumes et fruits sont la base de l’alimentation végétalienne. Les substituts ne sont là que pour le fun. Je vous invite à jeter un oeil à mon article ci-après : http://glamconscious.fr/le-vegetalisme-une-alimentation-privation/
      6. Le véganisme n’est pas une mode, c’est une révolution basée sur l’antispécisme. Pythagore, Emile Zola, Victor Hugo, Socrate, Léonard de Vinci pronaient déjà la libération animale et étaient véganes : http://glamconscious.fr/citations-grands-hommes-femmes-veganisme/
      7. Nourrir la planète
      Ce que vous dites n’est encore une fois pas vrai. Si l’ensemble de l’humanité était végane on pourrait nourrir tout le monde. Il faut 5 à 15 calories végétales pour produire UNE SEULE calorie animale. Tous les végétaux utilisés pour nourrir les animaux des pays occidentaux pourraient nourrir l’Afrique et l’Asie.
      8. L’environnement
      L’agriculture animale est responsable de 91% de la déforestation de la forêt amazonienne et de 90% de l’eau par l’Homme. Pour produire un seul hamburger il faut 2500 litres d’eau soit l’équivalent de deux mois de douches.
      9. Les multinationales
      Les véganes profitent aux multinationales ? J’aimerais savoir lesquelles ? En quoi cela profiterait-il davantage qu’un omnivore qui fait ses courses chez Auchan ? Beaucoup de véganes font leurs courses en magasin bio et boycottent les grandes marques. Ceux qui n’ont pas les moyens d’aller en magasin bio peuvent continuer à faire leurs courses comme avant, cela ne change donc rien pour eux, ils feront d’ailleurs des économies puisque les produits animaux sont bien plus chers que les légumineuses, les céréales ou les fruits et légumes locaux. Je le répète la viande qu’ils achetaient provenait de toute façon d’animaux nourris aux OGM.

      Tout ça pour dire que les véganes oeuvrent pour toutes les causes, celle des animaux mais aussi l’écologie et l’égalité entre humains. Le partage et la compassion sont les deux valeurs principales du véganisme, je ne vois pas comment on peut cracher dessus. Le véganisme n’est finalement que du bon sens.

      Je vous souhaite sincèrement de changer d’avis, pour vous mais surtout pour les générations futures et tous les habitants de la Terre.
      PS : je ne suis ni Parisienne, ni bobo ;-)

  • Petitelilou dit :

    Bonjour Angélique,

    Je suis une lectrice assidue de ton blog depuis peu et je me rattrape sur tous tes anciens posts.
    Je me permets d’apporter mon petit commentaire sur cette lettre à l’attention des futurs végétariens, végans etc. Pour ma part, je suis omnivore et je ne me vois pas franchir le pas pour deux grosses raisons:
    – le plaisir de manger mes oeufs coques le dimanche matin, mon tartare de boeuf, etc.
    – la contrainte que cela représente pour mon entourage (repas dominicale, repas chez des amis, etc.)

    Soyons honnêtes ce dernier point est assez important. Il n’y a rien de plus contraignant de recevoir des gens qui ont des restrictions alimentaires plus par principe et aussi drastique que le végan. Dans mon cas j’ai un couple dont le mari est allergique au fromage, une intolérante au gluten et une végan. J’adore mes amis mais c’est un casse tête de les recevoir ensemble et je perds l’envie de les inviter en groupe. J’ai tendance à sacrifier mon amie végan face aux autres. ma définition de « Recevoir » c’est cuisiner pour faire plaisir mais lorsqu’il éplucher des livres entiers pour dénicher la recette qui contente tout le monde c’est assez pénible. Au final ma copine végan ne s’y retrouve jamais car les recettes qui lui conviendrait, je n’ai pas les trois quart des ingrédients.
    Bien évidement, je ne me vois l’infliger à mon entourage. Demandez des plats végans en plus des plats standards pour les omnivores c’est un peu gonflé et ne rien manger ne donne pas envie aux gens de nous ré-inviter. Après il y a la solution apporter son propre plat mais là on perd le sens du plaisir de recevoir. Bref impossible.

    Comme je disais il y aussi le plaisir de manger tout simplement un fromage, des œufs ou de la viande.
    Alors j’ai trouvé un compromis à savoir que je me fournis directement chez des producteurs dont je connais la qualité. Ainsi, j’appartiens au groupe des gens qui achètent des oeufs « 1 », du poulet qui a batifolé en extérieur pendant plusieurs semaines avant d’être tué, et idem pour la viande, etc. J’ai exclue les produits de supermarché. Pour le reste, ma consommation de viande est limitée (3 fois par semaine) et je ne consomme aucun produits issue de maltraitance animale comme le fois gras et idem pour les cosmétiques (non testés sur animaux).

    Bref, sans tombé dans un extrême qui est de bannir complètement l’animal, je pense qu’une consommation raisonnée est préférable. Le principal c’est que chacun soit en ligne avec ses propres valeurs éthiques.

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