Le véganisme est-il compatible avec le monde professionnel ?

L’empathie n’a jamais été une caractéristique du monde professionnel, c’est un milieu qui n’est pas tendre et encore moins envers ceux qui portent des différences. Les discriminations de race ou de sexe en matière de recrutement ou les railleries entre collègues sur le physique ou les orientations sexuelles sont inacceptables mais pourtant bien réelles.

J’ai remarqué durant des discussions avec  des personnes diverses et variées que le monde de l’entreprise est souvent évoqué comme un frein par beaucoup dans leur démarche vers le véganisme, végétalisme ou même végétarisme. Les repas, les déplacements pro, les petits déj ou pots de service deviennent des épreuves lourdes de pression. Les remarques, les blagues ou attaques à essuyer poussent les végé à devoir se justifier ou argumenter.

Je ne suis plus concernée par cette difficulté au quotidien puisque depuis plus d’un an j’ai choisi de rentrer chez moi tous les midis pour déjeuner. Par contre mon chéri y étant fortement confronté et à plusieurs niveaux à cause de son poste, j’ai décidé de lui donner la parole sur ce sujet. Ce sera aussi l’occasion pour lui d’avoir un droit de réponse aux commentaires sur mon article au sujet de l’amour entre végane et omnivore qui parlaient en son nom.

 

Quel a été ton cheminement en termes d’éthique animale, les grandes étapes de ton parcours ?

Tout a commencé par la prise de conscience d’Angélique il y a de ça plus de deux ans. Elle m’a expliqué un soir de semaine qu’elle serait dorénavant végétarienne. Ça m’a d’abord amusé car je trouvais le changement brutal. Comment la fille que je connais depuis sept ans, avec qui je partageais un repas omnivore la veille pouvait-elle avoir autant changé en une seule journée ? J’ai d’abord pensé à une lubie. Plutôt de nature curieuse et n’aimant pas se positionner sur un sujet que je ne maîtrise pas intégralement, je l’ai questionnée.

Il  en est ressorti 3 choses : manger végétarien serait meilleur pour la santé, pour l’environnement et pour l’éthique animale. Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention ! Je décidais instantanément de devenir flexitarien (végétarien la plupart du temps et quand je n’ai pas le choix, je mangerai de la viande) le temps de vérifier par moi-même toutes ces informations. Ce compromis a duré deux semaines maximum, le temps de me rendre compte qu’à la lumière de cette découverte, la viande me dégoûtait et qu’elle n’avait plus sa place dans ma vie.

Depuis, j’ai lu pas mal d’articles mais aussi des livres sur le sujet (Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, Urgence ! si l’océan meurt nous mourrons de Paul Watson, Antispéciste : réconcilier l’humain, l’animal, la nature de Aymeric Caron). J’ai également eu l’opportunité de lire des articles présentant l’antithèse de certains arguments de ces livres. Mais il n’y a rien à faire, c’est trop tard, je ne suis et serai dorénavant  une autre personne ! :)

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Peux-tu nous décrire l’environnement professionnel dans lequel tu évolues ?

Je travaille au siège d’une entreprise allemande du secteur automobile premium à la renommée internationale. Je suis en charge du développement de la location courte durée au sein des concessions. C’est une petite révolution dans le monde de l’automobile : dorénavant les concessions se mettent à louer des voitures afin de répondre à la demande croissante de mobilité car, ne nous y trompons pas, l’avenir est dans la location et de moins en moins dans la possession.

Mon secteur géographique est ni plus ni moins que la France métropolitaine puisque je suis en charge du développement du réseau de franchises. Je pilote pour cela les sept « chefs de région» qui se partagent notre beau pays.

Mes interlocuteurs sont essentiellement des directeurs et des investisseurs de concessions, l’équipe terrain et mes collègues des sièges français et allemand.

Une semaine type de travail pourrait se résumer à : 1 à 2 jours au siège, 2 à 3 jours dans différentes villes de France et 1 jour de télétravail pour traiter la partie administrative et répondre aux emails.

Vous l’aurez compris, pour moi c’est restaurant midi et soir au moins 2 jours par semaine ! Pour la plupart des personnes, nous aurions un :) à la fin de cette phrase, pour moi, ce serait plutôt un :(

 

Comment as-tu géré les changements de ton mode de vie pour les concilier avec ta vie professionnelle ?

Je les ai gérés :

Tout naturellement,

Comme ils se présentent,

Avec beaucoup de recul,

Et surtout, sans jamais de gêne.

 

Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres ?

Elles sont très simples :

✿ Les restaurants français ne proposent quasiment pas d’alternatives végétariennes et encore moins végétaliennes. Pire, lorsqu’on leur demande un plat de ce type, ils sont totalement démunis et ne savent pas quoi nous proposer (moi qui croyais justement être dans un restaurant… :) ). Bref, très souvent, je les aide à « inventer » un petit plat pour moi : le plus fréquemment une salade composée.

✿ Deuxième problématique : les restaurants véganes, quand ils existent, ont des horaires moins étendus que les restaurants « classiques ».

✿ Enfin, lorsque l’entreprise organise des conventions pour les collaborateurs et que je précise mon régime alimentaire dans le formulaire d’inscription, je n’ai que très peu souvent une bonne surprise une fois sur place…

Si vous pensez que la France est le pays de la gastronomie, je ne vous contredirai pas. La France est le pays d’une certaine gastronomie. Mais est-elle prête à relever le défis du véganisme et conserver sa place de leader dans l’esprit collectif ?  Enfin, qu’en est-il du service-client ?

Je vous invite à faire un test imparable pour vous en rendre compte : lors de la réservation d’une table, précisez qu’une personne est végétarienne ou végétalienne. La très grande majorité ne l’aura pas noté et certains ne sauront même pas ce que signifie réellement végétarien ni végétalien…

 

Et le positif ?

Ne retenons que ça, car finalement tout ce qui est écrit juste au-dessus n’est pas si important !

Je dirais pour résumer :

  • Bien dans mon corps et bien dans ma tête !
  • Une ouverture sur un nouveau domaine : la nutrition, la vraie !
  • Des « débats » animés avec des omnivores. Juste dommage que la conclusion de leur part soit très souvent : «  c’est toi qui a raison mais moi je ne pourrais pas ». Bref…

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Le restaurant d’entreprise te permet-il de prendre un déjeuner végétal varié et équilibré ?

Oui, j’ai cette chance. Le restaurant d’entreprise qui est critiqué par tous les employés sans exception pour la mauvaise qualité de ses viandes et poissons me permet de manger végétalien ! Il y a un « bar » à salade dans lequel je prends des lentilles et des pois-chiches. En général, nous avons le choix entre 4 ou 5 « accompagnements » pour le plat principal : pâtes, riz, haricots… Et un fruit ou une compote pour finir en beauté ! Rien à redire à ce niveau-là.

Petite anecdote : malgré les critiques sur la qualité de la viande et du poisson, je suis le seul à les boycotter à la cantine !

 

Quel est le surnom que te donnent tes collègues depuis que tu manges sans exploitation animale ?

Avant de répondre à cette question, je dois préciser que je suis très taquin et qu’on me le rend bien !! :)

Mon surnom est « l’herbivore ».

 

Quel est ton plat préféré ? Et ton dessert ?

Mon plat : le daal de lentilles corail avec du riz et du piment… Hummm !

Mon dessert préféré : des crêpes  véganes avec une petite touche de rhum brun dans la pâte.

 

Y’a-t-il un aliment que tu regrettes ou qui te manque ?

Surtout pas la viande ni le poisson ! Oui oui, c’est possible ! :)

Le fromage est une autre histoire. S’en détacher a été moins naturel (j’en consomme encore au restaurant quand il est incorporé à un plat) mais des substituts sympas commencent à émerger.

Du coup, je répondrais que je ne manque de rien.

Par contre, que de découvertes : quinoa, graines de chia, sarrasin, tofu, laits végétaux…

 

Aurais-tu des conseils à donner à celles et ceux qui redoutent de devenir végétarien ou végétalien à cause de leur environnement professionnel ?

1. Même si vous êtes convaincu qu’il faut être végétarien/végétalien, informez-vous sur le sujet. Un végétalien averti en vaut 2 !

2. Ne vous justifiez jamais !

3. Si on vous questionne sur la raison de votre changement, inversez la situation : placez-vous comme la personne qui pose les questions. Utilisez les réponses de votre interlocuteur, elles seront d’autant plus pertinentes pour votre argumentation. Gardez à l’esprit que celui qui pose les questions dirige, celui qui répond s’expose. Ex : si quelqu’un vous pose la question « Pourquoi es-tu devenu végétarien(ne) ? » répondez par « C’est un choix réfléchi. Et toi, sais-tu pourquoi tu manges de la viande ? ».

 

Les commentaires suite à la publication de mon article « l’amour entre végane et omnivore est-il possible ? » ont souvent interprété ton changement de mode de vie comme une obligation que je t’aurais imposée. Ils soulignaient également un manque de tolérance de ma part. Peux-tu donner ta vision et ton ressenti ?

Avant toute chose, je dois vous dire que je suis une personne très attachée à sa liberté, à ses choix et qu’une composante importante de ma vie est de la préserver.

Avant de me faire changer d’avis, il faut venir avec quelques arguments, je suis même assez challengeant (personnalité analytique oblige !).

Je n’ai pas changé pour faire plaisir à Angélique, je l’ai fait parce que j’y crois. Un changement de ce type doit être personnel. Sinon il n’a pas de sens et ne serait pas pérenne.

Tout comme Angélique, j’éprouverais des difficultés à vivre avec une omnivore. Il est cependant difficile de se positionner sur ce sujet tant que l’on n’y est pas vraiment confronté.

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Quel est selon toi l’avenir du végétalisme en France et dans le monde ?

A terme, il ne peut pas y avoir d’autre alternative. La problématique environnementale finira de convaincre les plus réticents. Sous quel horizon ? Bonne question…

 

 Penses-tu devenir végane un jour ?

Oui, oui et re-oui ! C’est la suite logique. Je serais déjà totalement végétalien si dans chaque restaurant il y avait un menu dédié.

A date, je dois être à 95 % végétalien : à la maison, à la cantine, repas de famille et au restaurant dès que possible (5 % végétarien).

Je n’achète plus de cuir non plus. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas encore renouvelé mes chaussures de costume. Je suis à la recherche d’une alternative végane de qualité.

Travaillant dans l’automobile, il faudrait également qu’il soit possible de commander une voiture sans cuir par exemple… Une marque vient justement de communiquer sur cette possibilité qui serait offerte à ses futurs clients. Espérons que cela donne des idées aux autres !

 

Un grand merci à mon amoureux d’avoir accepté de répondre à mes questions. J’espère que cela vous aura plu d’avoir l’avis de quelqu’un d’autre que moi. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser en commentaires, il se fera un plaisir d’y répondre !

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Le monde professionnel est-il une difficulté pour vivre votre végéta*isme ? Avez-vous des astuces pour que tout se passe au mieux ?

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12 Commentaires

  • J’ai adoré lire cet article, super intéressant. Merci Angélique à toi et ton homme, il est tellement rare d’avoir l’opinion d’une personne de sexe masculin sur le véganisme :)

  • Nilla dit :

    Un témoignage très intéressant, qui montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à accomplir dans le domaine pro… et d’ailleurs, c’est vrai qu’il y a moins d’hommes végane que de femme, ai-je l’impression, mais on dirait que ça se tasse. En tous cas dans mon entreprise (50 employés), le flexitarien, le végétarien, les deux végétariennes et la végétalienne que nous sommes corroborent cet état de fait. Mine de rien, on est de plus en plus, et ça me fait bien plaisir.
    Quoi qu’il en soit, de notre côté on se prend fréquemment (surtout moi) des remarques « bon enfant » mais quand même pas drôle – me tendre par exemple une assiette de cadavre en manière de blague ne fait pas rire, et je le montre. Les autres végé de la boîte ne mettent pas du tout en avant leur « choix alimentaire » par peur de se faire chambrer peut-être, mais en ce qui me concerne, je manque rarement une occasion de prêcher pour « ma » paroisse – de toute façon qu’on se le dise, quitte à passer pour un bon gros relou, l’éducation, c’est la répétition. Quand on me chambre, je ne manque pas de répondre avec humour mais aussi un brin d’acidité sanglante, parce que ce n’est pas moi qui fait preuve d’égoïsme, de gourmandise et d’hypocrisie – ou d’ignorance, à la grande limite, même si c’est de moins en moins vrai – et tout ça, je ne peux pas le laisser passer. L’affaire est trop grave pour laisser couler les remarques, selon moi. Trop de souffrance et de danger pour la planète sont en jeu.
    Quant aux sorties restaurants, même retour : salades composées et cie, tout en passant copieusement pour l’alien bobo écolo trop sensible de service (sans compter les collègues qui m’exhibent aux serveurs presque comme un trophée digne des plus belles curiosités : « attention hein, elle est VEGAN ! ». Pour les buffets d’entreprise, l’encadrement est quand même attentionné, ils essaient toujours de nous prévoir des trucs, même si on se retrouve parfois avec des tapenades pleines d’anchois et compagnie. Mais ils retiennent généralement que les bonbons sont plein de gélatine animale et qu’il y a du lait dans le boursin à tartiner. On m’en propose systématiquement, suivi d’un « ahhhh mais noon pardon ! Tu n’y as pas droit c’est vrai » – ce à quoi je rétorque que j’ai ai « droit » mais que je ne -veux- pas. ) Et au final, beaucoup se penchent souvent sur mes super salades composées et me disent que ça a l’air très bon (et bien mailleur que leur plat picard qui ne ressemblent à rien). C’est essentiellement une gentille curiosité mêlée d’un peu de plaisanterie beauf et pataude qui ne va jamais trop loin (ils savent, j’imagine, qu’il ne faut pas trop s’y frotter). Agrémenté d’un « ah non moi je ne pourrais pas, j’aime TROP le fromage/la viande ».
    Cependant on ne peut pas le nier et ce d’autant plus ces derniers temps je trouve : les choses changent, heureusement – et il va bien falloir, puisque l’avenir est végétal – je ne pense pas qu’un autre choix écologique et environnemental soit possible, en dehors de l’éthique. On croise de plus en plus de vegan-friendly, de simili carnés dans les rayons des magasins, de magasins équitables. Et beaucoup admettent de plus en plus – même s’ils ne sont pas VG – que l’avenir sera sans viande.

  • Jérôme dit :

    Merci à vous deux pour cet article intéressant.

    Le monde professionnel peut effectivement être un obstacle au véganisme. Beaucoup de mes collègues ne sont ni tolérants, ni tendres à ce sujet et j’avais tendance à bouillonner de l’intérieur au début.
    Aujourd’hui je ne me soucie plus du regard des autres et je ne me justifie plus, je suis plus affirmé.
    Je vais souvent manger seul dans les restaurants que je leur proposais et qu’il déclinaient systématiquement, non sans quelques moqueries, et je suis tout à fait à l’aise avec ça.

    Dans mon couple, j’ai été le premier à m’orienter vers le véganisme (alors que c’est statistiquement plutôt les femmes).
    Je suis tout à fait tolérant et je n’essaie absolument pas de forcer mon épouse à me suivre.
    Le fait est que la prise de conscience de l’un amène l’autre à se renseigner également et du coup elle a entamé une transition.
    Aujourd’hui elle « flexitarienne » et ne pense pas s’arrêter là :)

    • angelique_glamconscious dit :

      Coucou Jérôme !
      Merci pour ton message. Et oui nous sommes des pionniers mais finalement c’est un vrai enrichissement, ça pousse à s’affirmer, à se connaître et à s’assumer.
      Je suis sûre que ta chérie suivra ta voie ;-)
      Bon dimanche, bisous

  • Aurelie dit :

    Merci pour cet article et la participation de Monsieur ! C’est toujours constructif d’avoir un nouveau regard ! J’aurais une petite question pour lui : est ce que ce changement de régime lui a fait ressentir dès bienfaits au niveau de sa santé ou de son corps ? Un autre bien-être ? Désolée, si vous jugez cette question un peu trop indiscrète !

    • Thibault dit :

      C’est vrai que ce point est intéressant aussi.
      De façon très factuelle, j’ai perdu 4 kg en un mois. Ce qui a eu pour conséquence d’inquiéter ma mère et mes grand-mères très sensibles à mon bien être :-). Depuis mon poids s’est stabilisé. Je pense être à mon poids de forme. Globalement, pas de gros changements physiques car je faisais 71 kg pour 1,78 m.
      Plus subjectivement, je me suis senti plus léger et plus tonique dans mes activités sportives : foot, tennis… Difficile de l’attribuer exclusivement à mon changement d’alimentation tant la forme physique et mentale varie en fonction des jours/semaines/saisons… En tout cas, c’est sûr, le fait de me sentir plus léger mentalement a eu un impact positif sur mon ressenti physique.

  • Une question pas très souvent posée, c’est intéressant! Actuellement, je suis encore étudiante, donc je ne peux pas vraiment en dire beaucoup sur mon propre milieu professionnel. Par contre, par rapport à mon école, je suis choyée ! L’endroit est très novateur et contient une grande variété de plats végétaliens. Je n’ai pas espoir de trouver un travail aussi vegan-friendly plus tard, mais je crois que ça reste avant tout une question de détermination, comme on peut le lire dans l’article. Il suffit d’être prêt à demander pour une modification au menu, de se préparer des plats à apporter au besoin, etc.

    Puis, les discussions qui en résultent, selon moi, peuvent juste aider à grandir!

  • Adeline dit :

    Super article. Merci beaucoup. Pour ma part on me demande rapidement si je suis végétarienne car le midi je ne mange quasiment jamais de produit animaux. Au début de mon stage j’ai eu le droit à quelques remarques et si ça m’amusait au début j’ai fait comprendre que les meilleures blagues étaient les plus courtes. Depuis, je ne suis plus embêtée.
    J’ai la chance de ne pas être confrontée au resto d’entreprise qui, j’avoue, me fait un peu peur.

  • clara dit :

    Très joli témoignage. Je suis également heurtée à ce jugement dans mon entreprise et c’est pas tout les jours facile, mais je préfère devoir faire face à quelques critiques et rester moi meme

  • Iza dit :

    Merci à vous deux pour ce témoignage très intéressant !
    A Paris où je travaille, on trouve de plus en plus d’options végétariennes, voire même veganes très récemment, ce qui est un énorme progrès par rapport à il y a quelques années.
    En province où j’habite, on me regarde bizarrement, mais parfois, j’arrive à avoir ce que je veux au restau. J’ai même découvert une pizza vegan dans une trattoria italienne sans que j’aie à demander quoi que ce soit. Je fais mes courses au Biocoop du coin, il y a pléthore de produits vegans.
    En ce qui concerne le repas du midi au boulot, je ramène mon frichti de chez moi – je ne suis pas cordon bleu, mais les plats proposés par la cantine étaient franchement pires que les miens. De temps en temps, je mange asiatique ou italien.
    Quand j’ai annoncé à mon compagnon, il y a plusieurs années, que je voulais devenir végétarienne (même vegan 1 semaine plus tard…), cet accro à la viande et au fromage n’a pas été ravi. Mais quand je lui ai dit qu’il faudrait qu’il s’achète sa viande lui-même et qu’il la cuisine, il a bizarrement bien voulu tenter le végéta*isme avec moi :) Sans vouloir le forcer à me suivre, j’ai regardé quelques documentaires sur l’alimentation, la santé, voire le traitement des animaux et finalement, il m’a suivie dans ma démarche, bien que ce soit plus pour des raisons de santé que pour les animaux – il est aide soignant. Bon, c’est déjà ça de pris. Ses collègues trouvent sa démarche bizarre mais dans l’ensemble, on lui fiche la paix.
    Mes filles mangent végétalien à la maison. La plus grande (15 ans) est occasionnellement omnivore quand elle est chez son père et la plus jeune (13 ans) est végétarienne depuis quelques années et voudrait devenir vegan. Chez moi, pas de problème. Chez son père… son désir n’est pas vraiment respecté.
    J’aime bien l’idée du retournement de question, « sais-tu pourquoi tu manges de la viande », je le ressortirai :D

  • Lili dit :

    Wow, super chouette votre article !! Quelle belle idée de donner la parole à ton homme, j’ai adoré le lire, c’était très intéressant, merci à vous deux ! :)
    Bisous bisous,
    Lili

  • Marion dit :

    Je suis végétarienne depuis de nombreuses années. Mais le monde professionnel est loin d’être facile. Pas plus tard qu’hier tout le service a été invité à un bar à huître. J’ai été la seule à refuser. Cela m’isole en quelque sorte.
    Cela arrive régulièrement. J’achète des prestations de travaux et cela fait partie du métier d’aller au restaurant avec les commerciaux des entreprises prestataires. C’est compliqué pour moi de gérer cela.

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