J’ai acheté un chiot : mon expérience de l’animalerie

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

Adopter un animal n’est pas une décision à prendre à la légère, on ne le répétera jamais assez. Il faut être sûr de pouvoir l’assumer financièrement, de savoir l’éduquer, d’avoir du temps à lui consacrer, de trouver des solutions pour le faire garder lors des vacances/week-ends/déplacements.

Une fois tous ces points cochés, l’adoption peut avoir lieu. Mais où trouver son compagnon à poils ? Jusqu’à l’adoption de mon chihuahua, je n’avais jamais réfléchi au concept d’animalerie. Je croyais que les chiens et les chats provenaient d’élevages où les animaux sont traités avec amour, respect, compassion. J’imaginais qu’une fois en magasin les bébés rejoignaient le soir un endroit tout confort après avoir passé la journée dans les vitrines, que les soigneurs veillaient à leur bien-être, les dorlotaient, leur faisaient des câlins et avaient un pincement au coeur quand ils vendaient l’un de leurs petits protégés. Et puis de toute façon dans mon esprit les animaux ne restaient que quelques jours dans la vitrine.

Vous avez dit naïve ?

La réalité : tout l’inverse, je l’ai constaté lors de l’adoption de mon chihuahua, j’ai vraiment mal vécu « cet achat » (c’est bien de cela dont il s’agit). L’animalerie n’est que du commerce, les animaux sont perçus comme des marchandises. Ils sont produits en volume par des éleveurs peu scrupuleux, d’ailleurs ils proviennent parfois (souvent) d’élevages intensifs d’Europe Centrale et de l’Est (la Slovaquie notamment). Ils sont mis en rayon jusqu’à la vente, et comme dans tout commerce, il y a des pertes, des avaries, des invendus. Qu’arrive-il aux animaux invendus dans les animaleries ?

La rentabilité et le profit sont les moteurs de ce commerce. Les animaux ne sont pas élevés dans l’amour, ils sont stockés pour rapporter de l’argent, et ne doivent donc pas trop en coûter. Cela explique entre autres pourquoi les animaux que l’on adopte sont souvent malades… C’est ce qui s’est passé pour mon bébé.

Voici notre histoire…

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

LA RENCONTRE

La rencontre avec Hélium s’est faite plutôt par hasard, rien n’était prémédité. Nous n’avions pas prévu d’adopter de chien mais j’aimais bien pousser la porte d’une animalerie de temps en temps pour aller voir les animaux (surtout les araignées pour les frissons !!!). Et cette fois-là, nous sommes tombés nez à truffe avec deux petits chihuahuas : un blanc et un deuxième noir et beige. Coup de cœur immédiat pour le plus foncé. Nous le regardons quelques minutes puis repartons.

Nous revenons trois semaines plus tard, le blanc est parti mais le petit noir est toujours là, il a grandi et son prix a baissé. Serait-ce un signe ? C’est bientôt mon anniversaire et à ma grande surprise, mon amoureux me propose de le prendre. Ce n’est pas raisonnable, c’est une grosse responsabilité, je décide d’y réfléchir.

Finalement le cœur l’emporte sur la raison et nous y retournons deux jours plus tard le cœur battant, en espérant qu’il ne soit pas parti… Il est toujours là, emprisonné dans sa cage en verre. Son prix a encore baissé. Nous appelons un vendeur pour avoir des renseignements, il reste très bref, très évasif. Ce n’est qu’au moment de régler qu’il nous annonce la nouvelle : le petit chihuahua est monorchide, cela signifie qu’il n’a qu’un testicule. Pour nous, cela n’a pas d’importance. Je dois signer une décharge, une reconnaissance de vice rédhibitoire qui m’empêchera de me retourner contre l’animalerie car cela prouvera que j’ai acheté mon chien en connaissance de cause. Nous achetons le matériel nécessaire à son bien-être et rentrons à la maison avec notre bébé qui n’ose pas nous regarder. Il baisse la tête et tourne les yeux, les oreilles couchées, tétanisé : il est mort de peur. Il a presque quatre mois et a donc passé la moitié de sa vie en animalerie, il n’a pour ainsi dire presque pas eu de contact avec l’être humain et le monde extérieur.

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

LES DÉBUTS

Les premiers jours sont chaotiques. Hélium n’est pas très en forme, il a des croûtes dans la tête, il vomit, a la diarrhée et perd du sang. Très inquiète, je l’emmène chez le vétérinaire. Il commence à l’ausculter et se rend compte qu’il est monorchide. Il lève les bras au ciel, rentre presque en transe, s’insurge contre l’animalerie qui n’aurait jamais dû me vendre ce chien. « C’est grave la monorchidie, le chien a 1 chance sur 10 d’avoir un cancer, il faudra donc l’opérer mais l’intervention sera plus lourde qu’une castration chimique car il faut ouvrir le ventre : ça coûtera 300 euros.  Vous vous êtes fait rouler, ils n’auraient pas dû vendre ce chien. Il fallait m’appeler pour m’en parler, je vous aurais dit ce qu’est la monorchidie. Il faut y retourner, rapporter le chien » me dit-il. « Oui mais alors vous allez me demander ce qu’ils vont en faire ? Ils vont le piquer, d’accord, mais vous vous êtes fait rouler, vous ne pouvez pas laisser passer ça ».

Je suis choquée par ses paroles, je me demande si c’est bien un vétérinaire qui me parle. J’ai signé un papier mais de toute façon jamais je n’aurais rapporté mon petit Hélium. Certes il n’était entré dans nos vies que depuis trois jours, mais nous l’aimions déjà et nous voulions prendre soin de lui. C’est ce que je lui dis. Il termine sa prescription, je sors secouée, les larmes aux yeux avec mon petit chien dans les bras.

Hélium reprend du poil de la bête mais il a de gros troubles du comportement. Il a peur de tous les humains, personne ne peut l’approcher mis à part nous, il mord les enfants lorsqu’ils lui tournent le dos, il panique lorsqu’il croise une voiture ou un camion, il se jette sur les vélos et il devient fou lorsqu’il rencontre un autre chien. Nous avons adopté un petit chien névrosé à cause du temps qu’il a passé enfermé dans sa cage en verre. Malgré tout, il est très affectueux, très calme et câlin mais aussi très joueur !

LES PROGRÈS

Avec beaucoup de temps, de douceur, de patience et d’efforts, Hélium s’améliore. Il progresse de jour en jour. Nous l’emmenons partout avec nous, il découvre le monde, s’étonne et s’émerveille. Nous l’emmenons en vacances au ski, dans des soirées d’anniversaire, en vacances en Corse et même au cinéma ! Sa peur ne le quitte toutefois pas et il demeure peu sociable, notamment avec les autres chiens. Je décide donc de l’inscrire dans un club canin. Malgré ses 7 mois, il participera à l’école du chiot car il est trop petit et craintif pour se mélanger aux chiens adultes. Là encore, les débuts sont difficiles, mais petit à petit il gagne en assurance. Le petit chien pétrifié des débuts est méconnaissable. Mais le plus beau changement c’est surtout quand nous nous apercevons qu’Hélium n’est plus monorchide. Le deuxième testicule est descendu, il est dorénavant hors de danger. Est-ce qu’il a fait un blocage à cause d’un manque d’épanouissement ? L’animalerie a-t-elle menti sur son âge ? Hélium vient-il d’un des nombreux trafics de chiens de l’Est blanchis par les animaleries et certains vétérinaires malhonnêtes ? Nous ne le saurons jamais.

 

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

Aujourd’hui, à trois ans, Hélium semble être un petit chien heureux de vivre, mais il conserve des tocs et reste habité par une angoisse qui ne le quittera certainement jamais. L’animalerie et son parcours l’ont profondément marqué.

 

Ce qu’il faut retenir…

C’est qu’Hélium partage notre quotidien pour notre plus grand bonheur mais qu’avec le recul et en ayant maintenant conscience de ce que représente l’animalerie, je regrette d’avoir financé ce commerce, même si je suis évidemment comblée par mon petit Hélium et confortée par l’idée de lui avoir très certainement sauvé la vie. Adopter un animal ne devrait pas être un acte commercial. Les animaux (domestiques ou non) ne sont pas des marchandises. Il existe d’autres moyens d’adopter un compagnon. C’est sûr que le parcours est plus long et compliqué, mais c’est aussi un moyen de réfréner les pulsions d’achat.

Le mois dernier j’ai accueilli une petite camarade pour lui tenir compagnie, l’option de l’animalerie était bien entendue exclue, de même que celle des élevages. Elle est d’ailleurs issue d’un sauvetage d’élevage français qui détenait une cinquantaine de chiens dans un sous-sol. Je vous laisse imaginer les conditions : les chiens de petites races étaient dans une pièce de 20m², sur du béton, avec une lucarne en guise d’ouverture sur le monde. Il s’agit d’un élevage professionnel, déclaré et légal… On se rend compte qu’ils ne doivent pas être très souvent contrôlés.

J’ai trouvé ma petite chihuahua via une association qui s’appelle Le Rêve de Tina et qui réalise un travail magnifique pour les animaux maltraités et abandonnés. Ils sont basés en Normandie mais proposent l’adoption dans toute la France, avec possibilité de co-voiturer l’animal.

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

Voici les organismes qui proposent des animaux à l’adoption :

Les SPA : www.spa.asso.fr/adopter-animaux

La Fondation Brigitte Bardot : adoption.fondationbrigittebardot.fr

Les Refuges et Associations locaux : www.secondechance.org/refuge

N’hésitez pas à faire une recherche sur internet pour trouver une association près de chez vous, par exemple :

www.refuge-thiernay.com >> Nièvre

www.ara-evry.fr/adoption >> Essonne

www.archedenoe42.fr >> Loire

www.desanimauxetdeshommes.com >> Loire Atlantique

Il faut savoir que les refuges et associations font également payer des frais d’adoption qui servent à financer les soins, opérations, nourriture… Ces frais restent néanmoins bien moins élevés que le coût d’achat d’un chien en animalerie ou chez un éleveur.

Ce récit sur les conditions de mon petit chien en animalerie vous a révolté ou touché ? Epinglez l’article sur Pinterest et partagez-le sur les réseaux sociaux !

Acheter son chien en animalerie, est-ce une bonne idée ? Comment les animaux y sont-ils traités ? Sont-ils en bonne santé ? Epanouis ? Gardent-ils des séquelles de ce morceau de vie passée en vitrine ? Découvrez l’histoire d’Hélium, petit chihuahua ayant vécu plusieurs mois dans une cage en verre.

feuilles

 

Et vous, où avez-vous eu vos animaux ?

Connaissiez-vous les conditions des bêtes dans les animaleries ?

Avez-vous déjà acheté un chien en animalerie ou un autre animal ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

24 Commentaires

  • Léa dit :

    Ton article m’a beaucoup touché, et choqué, notamment la réaction du vétérinaire, certes tu t’étais fait dupé mais un animal n’est pas de la viande morte avariée !!!

    Pour ma part Douna, une Bergère Allemande de plus 7 ans (déjà!!!) vient d’un élevage.
    Lorsque j’ai pu avoir un chien (autorisation des parents chez qui je vivais encore et argent) j’avais déjà une mauvaise opinion des animaleries et de certains éleveurs peu scrupuleux. Du coup pour moi c’était soit prendre un animal via une association soit via un éleveur digne de ce nom.

    Voulant pour un premier chien un berger allemand, donc un gros chien, j’ai préféré l’élevage. Je ne me voyais pas prendre un chien ou même un chiot avec un passif (abandon, maltraitance ou autre) alors que c’étais ma première grosse responsabilité de jeune femme !

    J’ai cherché pendant quelques mois des éleveurs n’élevant qu’une ou deux races, et n’ayant que quelques portés par an. Une fois l’éleveur trouvé, je suis allée le voir, entouré de mon père et d’une très bonne amie aussi gaga (mais à qui on ne l’a fait pas) que moi quand il s’agit de chien ! Nous avons rencontrés l’éleveur, Douna, la mère de Douna ainsi que d’autres chiennes de l’élevage. Et nous avons pu voir les conditions de vie des bêtes. La mère de Douna était très câline (tout le contraire de Douna en fait ;-) et calme et nous avons eu une bonne impression de l’éleveur, certes un peu ours, mais sympathique.

    Voilà comment j’ai eu ma chienne ! Et même si je la traite bien comme un animal et non comme un enfant, ça reste mon Bébé ! Si je dois en avoir un autre se sera peut être via une association il y a tellement d’animaux qui vivent dans de mauvaises conditions !

    Bon je vais me faire une réputation de bavarde avec des commentaires si long !!! Encore merci pour ton article qui permet de sensibiliser aux problèmes des conditions d’élevages de nos animaux domestiques.

  • Ludivine dit :

    Ma Nala,
    Petite chatte de gouttière dont la maman est la chatte de la maman de Mickael. Coup de cœur de Benoît d’ailleurs c’est SON bébé!lol
    Je m’étais beaucoup renseignée sur les animaleries, je savais qu’ils étaient enfermés et qu’ils avaient de grande « chance » d’être malade où d’avoir des troubles du comportement, on le serait à moins d’être enfermé dans de si petite vitrine. Ma professeur de danse a une asso « sos toutous » (qui s’est étendue à d’autres animaux) et j’ai vite été sensibilisé à leur condition. Après je ne souhaite jamais généraliser sur les soigneurs, je suis convaincue qu’il y a beaucoup de soigneurs qui aiment les animaux et qui font de leur mieux pour que les petites bêtes soient le mieux possible malgré les conditions.

  • Lolitaurore dit :

    Dur cet article… Nous avons malheureusement perdu notre petit Optimus (Chihuahua couleur crème) adopté chez Jardicrotte !!! Tout allait bien, il était joueur et sociable et puis une nuit, en seulement quelques heures, il s’est totalement vidé. Les vétérinaires n’ont rien pu faire. Ca a été très dur et nous sommes totalement écœurés.
    Heureusement Elliot est venu apaiser notre peine :)

  • Ana dit :

    Merci pour ce beau témoignage. Je vais m’empresser de partager le lien sur Facebook. :)

  • Je suis désolée de te dire que je suis un peu choquée que tu aies pu croire que les animaleries étaient le monde des bisounours…
    Malheureusement même quand on connaît l’horreur que c’est, je suis certaine que des gens se disent qu’ils vont, en achetant un chiot, le sauver de sa misère. Ce qui est vrai,, mais ça cautionne aussi ce business dégoutant.

    Pour ce qui est des associations. Ce n’est pas toujours tout rose non plus. La SPA a un « couloir de la mort » dans lequel toutes les semaines sont euthanasiés les chiens classés dangereux (tye rottweiler, pitbull etc.) sans même avoir été proposés à l’adoption. Et les comportementalistes qui y travaillent utilisent encore la méthode old school punitive, colliers étrangleurs etc. (C’est mon éducateur canin qui l’a vu de ses propres yeux).

    J’ai moi même adopté au début de l’été un petit chien sur Le Bon Coin, qui allait se retrouver à la rue.

    Les élevages sont aussi du business souvent, la preuve en est avec ta nouvelle chien (trop belle !). Les assos elles ont des critères bizarres pour attribuer les animaux (on m’a refusé un chien sous prétexte que je vis en appart alors que mon chien, sorti 3/4 fois par jour est très heureux…. et on autorise l’adoption a des gens qui ont déjà 5 gosses – sous prétexte qu’eux ont un jardin – et qui ramènent le chien 3 semaines plus tard parce qu’il mange les coussins. Véridique).

    Bref, tout ça pour dire que c’est compliqué de s’y retrouver si l’on veut bien faire ! En tout cas je suis heureuse pour toi si ton Hélium va mieux et qu’il a une petite copine maintenant ;)

    • barberon dit :

      je suis d’accord avec Leslie, les associations font parfois des choses bizarres. Je participe parfois à des journées d’adoption et la personne que j’aide a des critères trop sévères souvent (pas en appartement, pas ceci pas cela). Mais quand vous voyez que cette personne s’occupe d’une trentaine de chats, que certains meurent dans ses bras, que des gens lui rende des chats parce que (souvent ce sont des excuses bidons) etc… on comprend un peu mieux. Alors quand je suis avec cette personne, je tempère et ça marche souvent.
      N’achetez pas un animal, trop souvent derrière ça il y a de la souffrance.

  • Granity dit :

    Malheureusement j’ai découvert le triste sort des animaux d’animalerie lors de mon stage découverte au collège… Il n’y avait pas de chiens ni de chats mais sortir des rongeurs, lapins, cochons d’Inde etc. Il y avait les animaux en vitrine et derrière il y avait le « stock » dans un local non chauffé en plein hiver. Un marron on m’a fait enlever un cochon d’Inde mort de froid pendant la nuit. Un autre jour une gerbille s’était échappée et rattrapée deux jours plus tard, n m’a dit de la remettre avec les autres… Qui l’ont tuée. Car oui, une gerbille inconnue du groupe n’est généralement pas bien accueillie et aucun vendeur ne le savait… Ils ont laissé mourir la pauvre bête pendant des heures. C’était horrible pour l’ado de 14 ans que j’étais. Je ne parlerai pas du fait que pour tous les animaux mâles et femelles n’étaient pas séparés donc portées et consanguinité à gogo… En partant j’ai demandé si je pouvais emporter deux rats destinés aux serpents avec moi (à l’epoque j’avais des rats à la maison ), me disant que c’était toujours ça de sauvé.
    Bon deux ans plus tard l’animalerie à fermé et tant mieux ! C’est sans doute un cas extrême enfin j’espère ! En tout cas depuis j’ai toujours adopté mes rats suivants via des forums de sauvetage. Et maintenant je n’ai plus de rats mais deux chats : le premier trouvé dans la rue abandonné et le deuxième d’une association de sauvetage :)

  • J’ai lu ton article avec attention et je ne connaissais pas l’histoire d’Helium ! Je suis touchée par votre amour envers lui et touchée aussi par les mots brutaux des soient disant ‘professionnels’ qui ne pensent qu’à l’argent et pas à ce que peux ressentir l’animal.

    Cet article fait echo au parcours de mon petit Marcel, qui est aussi un chihuahua acheté en animalerie. Nous l’avons adopté à l’époque où nous n’étions pas encore végétariens et où l’on n’avait pas conscience du busines qui tourne autours de la marchandisation des animaux.

    Marcel a mis beaucoup de temps à être propre, il passe beaucoup de temps à se nettoyer les pattes chaque jours, comme s’il avait des tocs. Il n’aime pas trop les gens qu’il ne connait pas, il peut avoir peur de quelqu’un qui porte un chapeau ou qui marche avec une canne… Je ne sais pas si c’est à cause de son passage en animalerie mais il y a de quoi se poser des questions.

    En tout cas, on est vraiment proche de lui et on l’aide autant qu’on peut à avoir une jolie petite vie. Il a l’air super heureux, ce petit chien nous fait tellement rire chaque jour !

    Je te fais de gros bisous à toi et à tes deux amours de chihuahuas qui sont sublimes ! Bienvenue à ta petite nouvelle ;)

  • Elia dit :

    Bonjour, certes le commentaire du véto peu paraître cruel, mais à acheter les animaux en animalerie on entretient ce commerce et tout le malheurs qu’il y a derrière, comment vivait les parents? comment les chiots sont transporté? beaucoup pensent à tord que les sortir des animaleries c’est les sauver, c’est faux, c’est en condamner d’autre à entretenir ce business et condamner des femelles à faire des portées jusqu’a la mort… vaut mieux ce tourner vers des associations ou des éleveurs déclarés et serieux.

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Elia,
      Je suis bien d’accord, les ventes d’animaux en animalerie ne devraient pas exister. Je ne regrette pas d’avoir acheté mon Hélium, car évidement je l’aime, mais je n’achèterai plus jamais un animal dans une animalerie. Ni chez un éleveur non plus d’ailleurs, car les animaux ne devraient pas être traités comme des objets. On a souvent l’impression que les élevages traitent bien les animaux, mais ma chienne chihuahua que je viens d’adopter, et qui provient d’un sauvetage dans un élevage français, a passé sa vie (soit deux ans et demi) dans un sous-sol, avec trente autres chiens de petites races. Ils ne sortaient jamais dehors, n’avaient qu’un vasistas pour fenêtre. Il y avait en tout 50 chiens dans le sous-sol de cette éleveuse. Un élevage pourtant officiel. Et c’est apparemment fréquent. Donc une seule recommandation si on veut adopter : passer par les refuges et les associations, car même les particuliers que l’on peut trouver par exemple sur Le Bon Coin, utilisent souvent leurs chiens comme des machines à reproduire.
      A bientôt !

  • Elia dit :

    Et ps: oui la monorchidie est un vice rédhibitoire donc oui l’animalerie aurait du remboursé le chiot…

    • angelique_glamconscious dit :

      Oui c’est bien pour cela qu’ils font signer une reconnaissance de vice, le client n’a aucun recours par la suite.

      • Kariana dit :

        Je rebondis là-dessus, mais la signature d’une clause illégale est caduque, donc tu pouvais te retourner contre l’animalerie même après avoir signé ce papier, puisqu’une reconnaissance de vice est illégale dans ce type de cas. Une signature de ta part ne les protège pas, c’est d’ailleurs valable pour tout.

  • Cathy dit :

    Quelle histoire qui se fini bien fort heureusement ! J’ai lu ton article d’une traite.

  • Sylvia dit :

    Bonjour Angélique, je me permets de réagir à ton article, que je lis à l’instant. Malheureusement, les chiots en animalerie ne sont pas le seul problème, leurs conditions de reproduction sont atroces et leurs mères vivent également un véritable enfer. Elles ne sont que des machines à reproduire, enchaînant les mises bas à un rythme effréné, et « usées » avant l’âge. Les animaleries sont sans aucun doute à bannir, c’est indéniable.
    Comme tu le dis, pour adopter un compagnon, il vaut mieux se tourner vers un refuge ou un éleveur. Tous les éleveurs ne sont pas à mettre dans le même sac, il y en a de très sérieux, qui ne font pas que du business. Un seul mot d’ordre : se renseigner ! Un élevage peut se visiter, afin de voir dans quelles conditions grandissent les chiots (hygiène, sociabilisation, les petits sont-ils séparés de leurs mamans ? Ont-ils des jouets à disposition ? Est-ce qu’on les habitue au bruit, aux enfants ? etc.), et il ne faut pas hésiter à poser des questions qui dérangent. Pour ma part, mon chien (Lothar, un berger allemand de 10 mois) vient d’un élevage. Mon ami est un ancien maître-chien, et éducateur canin et homme d’attaque depuis bien 15 ans. Il a tenu à ce que notre chien soit de race et LOF afin de pouvoir l’amener en concours, ce qui n’était pas une priorité pour moi. Nous avons également décidé que notre second chien proviendra d’un refuge, afin d’offrir un peu de bonheur à un loulou qui aura eu moins de chance que le nôtre.
    Sinon, et c’est surtout ce point que je souhaitais évoquer, as-tu déjà présenté Hélium à un comportementaliste canin ? Peu importe l’âge du chien, il n’est jamais trop tard, et certains sont capables de vrais miracles. Un de nos amis est littéralement « l’homme qui murmure à l’oreille des chiens » et il réussi régulièrement le tour de force (et sans aucune violence) de « transformer » des chiens totalement asociaux voir agressifs, capables ensuite d’intégrer des familles avec enfants, chats, etc. C’est d’ailleurs une donnée à prendre en compte lorsque l’on va adopter en refuge : il ne faut jamais perdre de vue que le chien peut avoir un passif lourd, suite à des maltraitances, ou de mauvaises expériences, et que l’amour seul, parfois ne suffit pas.
    Enfin, je voulais juste encore évoquer les effets de mode dont il faut beaucoup se méfier. Le cocker est passé par là, le labrador, le berger allemand, certains ont aujourd’hui encore conservé leur « réputation » de chien taré ou agressif. Un éleveur peut scrupuleux surfera sur la vague et il en résultera des chiens déséquilibrés, agressifs, touchés par des tares…
    Un dernier mot sur le testicule ectopique du chien. Il faut savoir que certaines races ont malheureusement des prédispositions, mais ce n’est pas forcément une fatalité. Mon ami a connu ça avec un de ces chiens précédents (berger allemand), et un des frères de Lothar en a également souffert. Souvent, le testicule fini par descendre et ça a heureusement été le cas pour Hélium. Par contre, si je peux me permettre, changes de vétérinaire…
    J’espère en tout cas que tu nous referas un petit article sur ton chien et son amie et te dis à bientôt !

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Sylvia,
      Merci pour ton commentaire qui résonne totalement en moi.
      Je suis totalement d’accord, il faut se renseigner avant d’adopter un animal. Ce qui me dérange chez les éleveurs c’est qu’ils font de l’argent sur le dos des animaux. Je conçois tout à fait que tous les éleveurs ne sont pas forcément vénaux et que certains aiment leurs animaux mais je trouve qu’on ne devrait pas monétiser la vie.
      En ce qui concerne Hélium il a vu une comportementaliste début février, je suis en train de mettre en place ses conseils et traitements. On va voir ce que ça va donner.
      J’ai changé de vétérinaire quand j’ai déménagé :-) Le nouveau est moins « rentre-dedans » et plus à l’écoute ! C’était difficile de faire pire que le premier remarque, ahah !
      Je te souhaite une belle journée,
      A bientôt !

  • The Dog Post dit :

    FELICITATION pour cette maturité et ce recul… Quand j’ai commencé la lecture de l’article, j’ai eu très peur… Mais tu as très bien analysé le truc, ce n’est pas être naive c’est juste ne pas connaitre les conditions ! C’est super que tu es sauvé Hélium et qu’en plus tu dénonces les conditions de la vente en animalerie ! Bravo et longue vie à petit Hélium <3

  • Ysa dit :

    très beau témoignage émouvant. Je trouve un peu dommage que vous vous en preniez aux éleveurs car chacun est libre de choisir une race de chien. J’ai pris deux chiots rottweillers en élevage et je ne pense pas qu’il soit aisé de choisir ce type de chien à l âge adulte. Je pense qu’il existe quelques éleveurs très sérieux et que vu le temps passé et l’argent investi, je ne crois pas qu ils aient envie de donner leurs chiots. Si l’on supprime les élevages, il n’y aura plus de races. Cela n’enlève rien au fait que les animaux abandonnés aient besoin d’être adoptés, moi même si je le pouvais actuellement, j’en prendrais un immédiatement. Je crois que dans l’absolu s’i n’y avait plus d’animaux dans les refuges, il faudrait s’en tenir à des élevages dignes de ce nom et faire signer une clause d’engagement par les acquéreurs, qui en cas d’abandon de leurs animaux, seraient passibles d’une lourde peine (je verrais bien par exemple une ponction sur leur salaire) en plus d’autres sanctions. Vous savez, tout se monnaie dans la vie, même les soins chez les vétos. Allez vous renseigner sur les expérimentations qui sont faites sur les animaux, qui sont censés améliorer les méthodes de soins. Les beagles, par exemple, pour leur douceur sont utilisés comme cobayes car ils ne sont pas agressifs. Je pense que les gens devraient ouvrir les yeux sur la société qu’on nous impose !
    http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-elevages-de-la-honte-745882

  • Suzana dit :

    Bonjour,

    En tant que végane de longue date, je suis extrêmement surprise de deux choses à la lecture de cet article.

    L’une est que vous encouragiez par votre « achat » la commercialisation de personnes non-humaines. Pour nous véganes, cela s’apparente à de l’esclavage et nous ne saurions en aucun cas le cautionner. C’est un principe intangible de l’éthique végane. Par cet achat (en soi un acte irrespectueux quel que soit l’être, humain ou non), vous avez légitimé et encouragé le commerce de personnes dotées d’une conscience et d’émotions. Posséder un être vivant va à rebours de tout l’enseignement végan.

    Ces « animaux de compagnie » ont été « fabriqués » par l’humain pour son seul bénéfice. Génération après génération, ils ont été modifiés au mépris de toutes les lois naturelles pour privilégier ou effacer certains caractères physiques et de personnalité. C’est à partir de multiples croisements, tous plus cruels les uns que les autres, que le chien que vous tenez dans vos bras a pris cette forme. Il est le résultat de milliers de vies de souffrance et cela nous met en devoir de nous interroger sur la cruauté dont nous sommes complices.

    Ne prenez pas cela comme une leçon de morale, s’il vous plaît, mais comme un appel à porter au plus haut la cohérence et la vitalité de nos principes.

    L’autre chose est que vous utilisiez cet être comme un substitut affectif, à tel point que vous l’appeliez « mon bébé ». Or, notre respect des êtres non-humains en tant que véganes doit être total : on ne peut en faire usage pour notre confort ou nos besoins de câlins, ou pour combler un vide. Être végane ne se limite pas à l’alimentation, aux vêtements, au militantisme contre la cruauté ou à l’éducation de nos proches.

    Je tente de m’adresser à vous avec la même force de conviction que celle que vous déployez pour amener les non-véganes à la pleine conscience. Votre blog est très suivi et de nombreuses personnes se fondent sur votre jugement pour éclairer leur vie et guider leurs choix. Je trouve merveilleux que l’énergie que vous mettez au service de la cause la plus juste qui soit, le respect de la vie sous toutes ses formes, irradie chez vos lecteurs. Les commentaires sous vos articles permettent de s’en assurer.

    Mais votre responsabilité doit s’élever au niveau de votre remarquable talent. Pas plus que l’on ne fait des enfants pour combler sa solitude ou jouer à la poupée, on ne peut utiliser une personne non-humaine pour son plaisir et ses loisirs. Les cirques, les zoos, les animaleries et les foyers ne sont pas des lieux pour nos frères et sœurs non-humains. Il est essentiel que chaque végane ait conscience de cela.

    Je comprendrais cependant que vous ne souhaitiez pas aller au bout de la démarche végane pour l’instant. Mais avec le temps, vous parviendrez certainement à être pleinement en communion avec le monde. Ce n’est qu’affaire d’ouverture d’esprit, de réflexion sur l’idéal de nos principes, et de prise de conscience personnelle. J’espère avoir un jour la chance de lire un de vos article sur cette progression.

    Merci encore pour tout cet élan de pleine conscience que vous impulsez en faveur du véganisme.
    Suzana Daganzo Cantens, Ph.D.

  • Célia dit :

    Bonjour SUZANA.

    Je me permets d’intervenir pour vous faire prendre conscience d’une chose.
    Vous êtes végan depuis longtemps, et vous êtes clairement représentative de ce qu’il faut dire, pour que les gens fuient le plus loin possible de ce mode de vie.

    Personnellement je suis végétarienne depuis 1 an, parfois végétalienne, mais je fais comme je peux. A savoir que je vis avec les restos du Cœur et donc je consomme parfois des œufs et un peu de poisson. J’ai précisé là-bas, que je ne mangeais ni viande, ni produits laitier, ce qui est déjà beaucoup.
    Par contre, j’ai décidé que je ne serai jamais vegan, justement pour éviter d’avoir des réflexions de ce genre.
    Et puis, remettre tout en question à 56 ans est beaucoup trop compliqué pour moi. Oui j’ai été élevée et ai vécu presque toute ma vie en mangeant de la viande, même très peu.
    Je ne faisais pas attention à ce qu’il y avait dans les cosmétiques, je ne me posait pas la question de savoir s’ils avaient été testés sur des animaux. Cela n’existait pas quand j’étais jeune, du moins on en parlait pas.

    Ma famille ne comprend pas, mes amis le tolèrent mais ne veulent rien entendre et surtout rien changer. Cela ne me dérange pas, je le fais pour les animaux et aussi pour moi. Je ne leur reproche rien, je n’essaie pas de les changer, je ne réussirais qu’à les perdre…
    Maintenant je sais plus de choses, j’ai regardé des vidéos, je me documente et j’avance… A mon rythme. Désormais, je n’utilise plus aucun produit cosmétique ou chimique du commerce. Je fabrique mes cosmétiques maison avec des produits non testés sur les animaux, ainsi que mes produits d’entretien. Je ne mets plus les pieds dans les supermarchés, j’achète en magasins bio ce que je peux.

    Mais j’ai une petite chienne et donc je ne pourrais pas rentrer dans le moule vegan, sans avoir des gens qui me le reprochent.
    Donc face à l’intolérance de certains vegans, (constaté sur des forums et autre groupes sur Facebook) qui ne voient pas les progrès que nous faisons au quotidien, mais pointent systématiquement du doigt (comme vous le faites ici) nos « lacunes », je refuse de le devenir.

    Et je pense que beaucoup de personnes iraient au moins vers le végétarisme ou végétalisme, s’ils pouvaient décider de leur chemin, sans avoir des reproches constants,sur certains de leurs choix.
    Vous ne voulez pas faire de morale, mais vous attaquez quand même sur le fait, qu’avoir un animal de compagnie, n’est pas acceptable pour un vegan ! Ou tout du moins un bon vegan…

    Pour moi cela sonne comme un reproche et c’est dommage….

    Je ne défend personne, je parcours cette page et votre commentaire m’a interpellée, voilà c’est tout.
    Excellente soirée à tous et toutes.
    Célia

  • The City Dog dit :

    Bravo pour le recul que vous avez pris et pour avouer ce genre de chose ! En effet, les animaleries sont un scandale ( et encore, ne tombez pas sur des vidéos de puppies farm…).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *