Vacances en Thaïlande : l’envers du décor

« Un voyageur est une espèce d’historien ; son devoir est de raconter fidèlement ce qu’il a vu ou ce qu’il a entendu dire ; il ne doit rien inventer, mais aussi il ne doit rien omettre. » Chateaubriand

Comment ne pas parler de l’autre facette de ma parenthèse ensoleillée, celle qui nous a refroidis, celle qui tranche avec les photos de lagon bleu et de sable blanc, celle qui peint un tableau plus noir de la Thaïlande ?

J’avais conclu mon premier article sur la Thaïlande en écrivant que dès notre doigt de pied posé sur l’île de Phuket, nous étions comme transcendés, sûrs et certains de vouloir y retourner à peine repartis.
Ca, c’était donc au début de séjour, lorsque la neige et le verglas étaient enfin loin derrière nous et que nous bullions tranquillement dans la piscine un cocktail à la main.

La vérité, c’est que si nous n’étions pas sortis de l’hôtel, nous aurions trouvé cela très bien, parfait, merveilleux, paradisiaque en tous points. Il fait beau, chaud, les gens sont gentils, on mange bien, la satisfaction est présente.
Sauf que nous sommes sortis ! Hé hé ! :) Nous avons besoin de vadrouiller un peu, de tremper dans l’ambiance locale.

Et franchement, ce qu’on a vu en Thaïlande du sud n’est pas toujours beau à voir…
Par quoi commencer ?

patong-plage

Le manque de respect des richesses du patrimoine naturel thaïlandais.

Les plages de Thaïlande font partie des plus beaux endroits du monde, sans exagérer, ce sont des bijoux, comparables aux Maldives je pense.
Nouvelle interrogation : comment peut-on négliger des petits paradis comme ceux-ci ? Je n’ai pas vu une seule plage propre, pas une ! Des bouteilles, des sacs plastiques, des emballages de ketchup, des préservatifs, des pots de glace flottent dans l’eau ou jonchent le sable. Partout, en petite quantité car ils sont régulièrement ramassés. Je n’avais jamais vu de plages aussi sales. On comprend donc pourquoi il faut s’acquitter de 5€ par personne pour avoir le droit de descendre à Maya Bay, la plage de Dicaprio.
J’ai tristement constaté que les touristes sont sales et ne respectent pas l’endroit de rêve qu’ils ont le privilège de fouler. Cette constatation m’a profondément choquée. Être dans la nature et polluer intentionnellement… C’est à pleurer ou à hurler de rage, j’hésite entre les deux.

J’ai découvert l’océan et les plages de sable blanc en Australie quand j’avais 17 ans, un pays où l’on respecte les fonds marins plus que son voisin, autant dire que le contraste avec la Thaïlande m’est douloureux.
En Thaïlande, les plages sont souvent polluées, à cause des petits bateaux locaux, des jet skis, de la crème solaire, des écoulement de canalisation… Oui oui, en Thaïlande vous vous baignez dans vos excréments ! D’ailleurs les habitants de l’île de Ko Lanta se plaignent de recevoir les déchets de Ko Phi Phi…
Difficile de critiquer les locaux mais les touristes pourraient se montrer un minimum civilisés. J’ai eu honte d’être associée à ça, à ce type de voyageur qui consomme du pays et qui une fois rentré chez lui se targuera d’avoir « fait la Thaïlande ».

En Thaïlande j’ai mis le nez deux fois sous l’eau avec mon masque et mon tuba, j’en suis ressortie malade (au sens figuré). Un cimetière de coraux sous l’eau turquoise, avec quelques poissons multicolores qui aspirent tant bien que mal trois pauvres petites algues. Le tsunami y est sûrement pour quelque chose, mais le fait est que l’eau est souvent trouble à proximité de la plage, difficile donc de nier les dégâts de la pollution sur la faune et la flore marines.

Une lecture dans le Routard a fini par m’achever : je lisais tranquillement les descriptions des différentes îles du sud de la Thaïlande, très intéressée pour d’éventuels futurs voyages, quand je suis tombée sur la page de l’île de Ko Surin. Cette île, autrefois la plus belle de l’Océan Indien (devant la Malaisie, l’Australie, l’Indonésie donc), le spot idéal pour la plongée tant elle grouillait de coraux, de poissons, de tortues, de raies, de requins… est maintenant sans intérêt car toute cette vie aquatique est morte, depuis que l’eau s’est réchauffée de 2°C. Plus généralement, les scientifiques prévoient une extinction de toute vie marine d’ici 35 ans… Les fonds marins de la planète seront morts à cause de nos actes, ce qui signifie que les enfants de nos enfants ne pourront certainement jamais plonger au milieu des poissons comme nous le faisons en tant que touristes et que l’écosystème dont dépend l’espèce humaine sera perturbé.

 

thailand-patong-nightlife

Ensuite, le gros point noir de la Thaïlande que tout le monde connait : le tourisme sexuel.

Comme je l’ai déjà raconté dans mon « bel article » sur la Thaïlande, nous sommes passés sur la plage de Patong, celle qui déborde de touristes et d’attrape-touristes mais surtout de prostituées. Il n’était que 13 heures, la majorité des vacanciers était à la plage ou cuvait de la veille, pourtant l’atmosphère était déjà plus que « spéciale ».
Le décor est très vite planté : les « bars à putes » (appelons un chat un chat) constituent le cœur de la ville. Ils sont tous plus extravagants les uns que les autres, arborant quantités de barres de pole dance. L’ambiance y est lourde, malsaine, sale, même en journée, alors je n’imagine même pas la nuit.
Ce qui nous a le plus choqués : les distributeurs de billets directement intégrés à l’entrée des bars !
A midi, certaines filles sont déjà en place (notamment des lady boys), attendant le touriste masculin en rut.

Je ne juge absolument pas les Thaïlandaises qui ont recours à cette activité pour vivre. Ce qui m’a écœurée ce sont ces vieux pervers ratatinés, ces célibataires complexés, ces gros bras venus en bande pour acheter du sexe pas cher… Parce qu’il y en a beaucoup, du mec en troupeau. On a déjeuné à côté d’un duo de trentenaires qui parlaient français. Ils prenaient leur petit déj, complètement décalqués, articulant difficilement, mais baragouinaient du thaï avec un sourire en toc dès qu’une serveuse thaïlandaise arrivait pour prendre son service. Mon regard le plus noir, je n’ai pas pu m’empêcher de leur lancer.
Les Thaïlandaises sont très jolies, fines, féminines, il est difficile de juger leur âge : 25, 20, 15 ? Beaucoup sont mineures mais cela n’effleure pas l’éthique de ces messieurs pour un sou…
Nous ne sommes restés que deux heures à Patong, dans cette ambiance trop pesante, mais cela a suffi pour que je sois marquée. Cette virée m’a beaucoup travaillée, j’ai ressassé pendant tout le séjour, j’ai cherché à comprendre. Comment un homme occidental peut-il planifier ses vacances en fonction de la prostitution ? COMMENT ?
Je n’arrive pas à l’encaisser. De l’avoir vu sous mes yeux me révulse car oui ça existe vraiment et ceux qui font marcher cette industrie sont finalement les gens que je croise dans la rue, à qui je serre la main. Malheureusement le tourisme sexuel en Thaïlande est en hausse. Voyager pour avoir un rapport avec des prostituées, y’a-t-il pire dans notre société de consommation ?

✿ Le tourisme sexuel en chiffres :

La Thaïlande compte environ 9 millions de visiteurs par an, entre 60 et 70 % d’entre eux sont des hommes. 4 sur 10 s’y rendent seuls.

Une prostituée thaïlandaise sur deux serait atteinte du Sida.

Sur 842 millions de touristes dans le monde, 10 % choisissent chaque année leur destination en fonction des opportunités de tourisme sexuel.

Près de 3 millions d’enfants sont victimes chaque année dans le monde d’exploitation sexuelle pratiquée des filières commerciales clandestines.

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Enfin, le tourisme de masse et tous ses aspects inhérents m’ont beaucoup dérangée.

Outre l’irrespect envers le pays, il y a la consommation à outrance qui provoque l’apparition de resorts défigurant le paysage mais aussi des enfilades de petites échoppes proposant de la babioles made in China. A Tonsai, le village de l’île de Phi Phi, c’était tout simplement digne d’un souk ! Des rues entières de cochonneries n’ayant rien à voir avec la Thaïlande, des contrefaçons à gogo, là, sur cette petite bande de sable de même pas 1 kilomètre de large. Attention, en disant cela, je ne juge pas les Thaïlandais qui cherchent autant que possible à s’en sortir en vivant du tourisme. Si nous devions éventuellement blâmer quelqu’un, ce serait peut-être ce touriste (que j’ai certainement été à un moment de ma vie), qui, plutôt que de chercher de l’authentique, cède à des gadgets dont il n’a pas besoin.

J’ai lu la description de Koh Samui dans le guide du Routard, la troisième plus grande île de Thaïlande, en me disant que si on voulait revenir on pourrait changer de Phuket pour celle-ci : sauve-qui-peut ! Selon le Routard, il est presque impossible de trouver des plages à cause des resorts qui se les sont accaparées, par contre les échoppes sont légion : la diagonale de 30 km qui traverse l’île pour relier les deux principales bourgades n’est constituée que de boutiques de babioles pour touristes. Mais quel charme, quelle authenticité reste-t-il ?

L’aspect touristique dénature les contacts avec les Thaïs qui nous considèrent comme des cibles monétaires. Bien qu’ils soient très courtois et serviables, le légendaire sourire Thaïlandais est moins présent dans les îles du Sud. Pour en avoir discuté avec des Français ayant voyagé d’abord dans le nord de la Thaïlande, le contraste entre le nord et le sud est flagrant. Les Thaïs sont bien plus chaleureux dans le nord car bien moins intéressés que dans le sud.

Les îles de Thaïlande c’est aussi du monde partout mais sur les plages surtout. Avec des transats, des tonnes de transats pour nos petites fesses de touristes. Tellement qu’on ne peut même plus prendre de belles photos des criques. A la plage il faut composer avec le bruit à cause des allers-et-venues des long-tail boats, les petits bateaux locaux qui promènent les touristes. C’est d’ailleurs parfois assez dangereux de faire de la plongée avec masque et tuba à cause de ces bateaux. Et que dire des émanations de carburant que cela engendre…

Mon pire souvenir lié au tourisme de masse restera notre traversée en ferry pour nous rendre à Ko Phi Phi. Nous étions au moins 500 dedans, avec chacun une étiquette de couleur collée sur notre poitrine et quelques mots rajoutés au marqueur. En fonction de la couleur et du marqueur on nous orientait lors de l’embarquement et du débarquement « les jaunes par ici, les rouges descendent, les violets montent dans ce bateau, les bleus attendent ici ». On ne contrôlait plus rien, on était une couleur parmi le flot de touristes.

 

Conclusion

Ce voyage en Thaïlande en 2013 nous a profondément marqués mon compagnon et moi et a initié en nous une vraie prise de conscience quant à l’état de la planète et du comportement individuel de chacun. Ce fut le début du changement dans notre mode de vie.

Suite à ce voyage, nous nous sommes remis en question et avons constaté que le système en place nous dérangeait. A partir de là, nous avons commencé à réfléchir à nos choix et à agir pour tenter de changer les choses à notre échelle.

✿✿✿

✿ Mes autres articles sur la Thaïlande :

Parenthèse hivernale à Phuket // Koh Phi Phi, la plage de Leonardo Dicaprio

✿✿✿

Si vous souhaitez vous rendre dans les îles de Thaïlande, sachez que pour aller à Phuket la saison idéale s’étend de novembre à avril avec une variation des prix :

25 décembre – 15 décembre : peak season (le plus cher)
Décembre – février : high season (le plus agréable mais cher)
Mars – avril : summer season (le plus chaud et humide mais les tarifs baissent)
Mai – octobre : mousson (saison des pluies)

Pour Ko Samui, le climat est plus ou moins inversé :

On peut donc également s’y rendre pendant notre été car il y fait très beau (juillet août). Les mois pluvieux sont à éviter : mai, juin et septembre, octobre, novembre.

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Sources des statistiques : geotourweb.com

feuilles

Avez-vous déjà vécu une telle désillusion ou tel choc en voyageant ?

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22 Commentaires

  • Delphine dit :

    Bonjour Angélique,

    Merci pour cet article qui fait réfléchir.
    Je pense qu’effectivement il est bon de faire remarquer que tout n’est pas aussi rose qu’on pourrait nous le faire croire.
    Prendre conscience pour ainsi faire changer les choses !

    • angelique_glamconscious dit :

      Coucou Delphine,
      Merci pour ton commentaire.
      Et oui, comme tu dis, tout n’est pas rose. Je sais qu’avec ce genre d’article « je casse l’ambiance » mais j’ai à coeur de montrer les ravages du tourisme. Si je peux aider ne serait-ce qu’un tout petit peu à éveiller les consciences alors c’est déjà ça.
      A+
      Bisous

  • Jasmine dit :

    Qu’est-ce que c’est triste mais tellement vrai :(
    En Indonésie aussi il y a énormément de déchets et pas de déchetterie, tout finit dans l’air et dans l’océan. Même les zones protégées sont touchées. Il reste encore de très beaux sites de plongée mais pour combien de temps?

    • angelique_glamconscious dit :

      Hello Jasmine,
      Et oui, l’Indonésie ne fait pas mieux que la Thaïlande niveau conservation de l’environnement et gestion des déchets. J’y suis allée en 2014 et comme en Thaïlande l’année d’avant j’ai eu un noeud dans l’estomac en voyant les dégradations…
      Entre ça et le réchauffement climatique il est grand temps de faire quelque chose ! Il y a une prise de conscience qui commence à émerger, par exemple on trouve maintenant des crèmes solaires respectueuses de la faune marine et des récifs, c’est un début. J’en ferai d’ailleurs bientôt un article.
      @+
      Bises

  • Christelle dit :

    Merci pour ce bel article! Ca montre vraiment qu’une fois qu’on sort de ces espaces « resort » bah on voit la vraie vie et parfois ça fait mal! Mais ça fait du bien d’être confronté à cela comme ça, ça nous permet de relativiser sur notre petite vie en « métropole ».
    Dans tous les cas, j’espère que tu garde de bons souvenirs de ce voyage.
    Bisous

    • angelique_glamconscious dit :

      Merci Christelle pour ton commentaire. Oui ça fait mal, ça me fait mal quand j’y suis, ça me fait mal une fois être rentrée alors je me sens obligée de partager cette réalité.
      Heureusement le pays a de magnifiques attraits (sinon on n’irait pas tu me diras), alors j’en garde aussi des bons souvenirs.
      A bientôt,
      Bisous

  • Ah l’envers du décors thaïlandais est assez moche, entre pollution et prostitution malsaine (Plateforme de Houellebecq est intéressant sur le sujet). Malheureusement, pour l’un comme pour l’autre, les occidentaux sont les principaux responsables. Pour la prostitution, c’est assez évident (si l’enfer sur terre devait exister, il ressemblerait sans doute à Patong ou Pattaya). Pour la pollution, malheureusement, nous (les touristes) sommes tous (à plus ou moins grande échelle) responsables entre les avions low coast que nous prenons pour parcourir le pays en quelques jours, et le confort que nous exigeons, alors que la Thaïlande n’a pas les ressources et les infrastructures pour (gestion des eaux usées par exemple qui est l’exemple le plus criant en Thaïlande du sud).
    Bref, mais sinon, la Thaïlande reste une destination paradisiaque :)

    • (à respecter lorsqu’on y voyage)

    • angelique_glamconscious dit :

      Coucou Julie,
      Je suis tout à fait d’accord avec toi, le tourisme est grandement responsable de tous ces méfaits, bien qu’on puisse considérer qu’il apporte des devises et donc aide le pays à se développer. Je suis vraiment mitigée sur ce point, le développement économique vaut-il la perversion et la destruction qu’il engendre ? Je suis en réflexion depuis un bon moment là-dessus, je pense qu’un article émergera d’ici quelques temps sur le blog.
      Merci pour ton commentaire en tout cas.
      A bientôt,
      Des bisous

  • Elodie dit :

    Je retourne en Thaïlande cet été justement, car il y a 7 ans je n’avais fait que Phuket (c’était pour le travail) et j’avais détesté Patong! Le soir, on avait « juste voulu boire un coup » dans un bar… Mission impossible! Même en tant que fille on se faisait racoler dans la rue… Quand on s’est posées dans un bar, une serveuse nous a proposé de jouer à des jeux de société (puissance 4 – jenga…). Au début – naïve que je suis – je pensais que c’était pour jouer, ambiance bon enfant! Bien mal m’en pris! Si on gagnait, on m’offrait un coup à boire, et si on perdait, on payait des coup à boire à la personne de notre choix. Trop malsain!
    Et comme tu dis, même la journée l’ambiance était hyper malsaine…
    Cette fois-ci, je vais profiter du nord, mais là encore, pas évident de ne pas tomber dans les attrapes touristes entre la maltraitance animale (je pense notamment aux éléphants) et les pseudos treks dit « ethniques » ou non touristics, le choix est très compliqué! Car il y en a qui vendent très bien leur sauce, d’autres qui appliquent des prix exorbitants…
    J’espère ne pas être déçue et avoir fait les bons choix…

    • angelique_glamconscious dit :

      Ohlala Elodie, tu parles d’un jeu ! Et vous jouiez entre vous seulement ou bien avec des inconnus ? C’est flippant, surtout que dans ce genre d’endroits on ne sait jamais ce qu’ils peuvent glisser dans le verre…
      J’espère que tu passeras un bon séjour dans le nord. Essaye de trouver des bonnes adresses typiques avant de partir car une fois sur place on se fait alpaguer par des rabatteurs et c’est rarement authentique.
      Je te souhaite un beau voyage, enrichissant !
      Bisous

  • Elodie dit :

    Mon dieu les fautes (foutu écriture automatique!!!)
    « entre filleS »
    pseudos treks dit « éthiques » et non ethniques…

  • Quel dommage de lire ce que la Thaïlande est devenue!
    J’y suis allée il y a 13 ans, avant le boom touristique, à l’époque ou quand on allait à maya bay il n’y avait que deux bateaux et où c’était totalement gratuit de s’y arrêter.
    Où l’on trouvait des petites îles désertes pour admirer les coraux et les poissons.
    Où les thaïlandais étaient surpris quand ils nous voyaient arriver dans un petit restaurant de quartier.
    Où les sourires étaient peut être plus authentiques.

    J’en garde un souvenir fantastique, et je crois que c’est pour ça que je n’y retournerai pas (du moins dans le sud), car je crois que je serai profondément déçue !

    • angelique_glamconscious dit :

      Je pense en effet que tu aurais un choc si tu y retournais maintenant… La mondialisation a grignoté l’authenticité de tous ces pays qui étaient exotiques pour nous Occidentaux il y a encore dix ou vingt ans et qui sont devenus maintenant une destination hyper développée ou se concentre le tourisme de masse. Je ne sais pas où ça nous mènera mais moi qui aimais tant voyager je suis refroidie, j’ai de moins en moins envie de faire partie de ce système.

  • voyage haut gamme thailande blog dit :

    Thaïlande est une destination paradisiaque, je vous remercie d’avoir publier votre voyage avec nous

  • Eloïse Baker dit :

    Coucou!
    J’étais en Thaïlande tout le mois d’avril, je n’ai pas encore fait de retour sur mon voyage peut-être le devrais-je?

    Je te rejoins complètement sur le côté déchets, non respect de l’environnement.
    Personnellement, je n’ai fait qu’une seule île Koh Samet, majoritairement fréquentée par des thaïs et des chinois. Nous avons bien sûr trouver quelques touristes quand même, mais c’était relativement familial avec des prix très très correct.
    J’y ai rejoins mon amie Amélie, que voyage dans l’Asie du sud est depuis plus de 9 mois maintenant, on a fait un voyage sac à dos, avec quelques euros dans les poches.
    Nous sommes restés TOUT le long du voyage avec des thaïs rencontrés en chemin et pour vivre à leur rythme. Sur l’ile, nous avons eu une grosse conversation passionnée sur l’importance de respecter son habitat. J’avais une bouteille vide à la main et Black, notre ami Thaï me l’a pris des main et la jeté disant « No problem, you can do that, you’re in Thaïland ». En discutant plus avec eux, on se rend bien compte qu’il n’y a aucune information qu’en à la préservation de l’écosystème.
    Concernant les putes, nous avons passé une journée entière avec des entraîneuses et une nuit dans un vrai bordel pourri, un bordel au sens propre. Je dois avoué que j’ai été tout comme toi dégoûtée des jeunes, comme des vieux, mais nous avons bien rigolé avec les fille qui nous en on raconté des vertes et des pas mûrs sur le techniques…
    Tu vois, je pensais clairement omettre tous ces détails, mais tu viens vraiment de me donner l’envie de raconter mon expérience, alors merci pour ça ^^et merci pour ton témoignage!!

    • angelique_glamconscious dit :

      Merci Eloïse pour ton message <3
      Et oui pour moi la sincérité prime, les aspects qui choquent ou dérangent font partie de l'aventure et donc du récit. Après chacun perçoit les choses différemment sur place et chacun choisit la façon dont il veut retranscrire les choses mais pour moi c'était important de parler de ces aspects.
      En tout cas merci pour ton retour. Tu me posteras le lien vers ton article ?
      A bientôt !!

  • Sonic dit :

    Salut, j’ai lu ton article car j’envisage d’aller en Thaïlande (je ne sais pas encore quand) , mais ce qui m’embête un peu (car il est très prometteur quand on commence à le lire) c’est ce jugement que je perçois venant de toi. Chais pas, ils font ce qu’il veulent de leur vie du moment que c’est entre adultes consentants. Personne ne s’offusque de ta vie privée, tu es absolument libre de faire ce qui te chante. Personne n’a à te juger. Pourquoi les autres n’aurais pas droit de jouir de leur liberté ? Enfin bref.

    • angelique_glamconscious dit :

      Bonjour Sonic,
      Merci pour ton commentaire et ta question, très intéressante.
      J’imagine que tu fais référence au tourisme sexuel ? Il n’y a aucun jugement dans mon article, je le précise d’ailleurs plusieurs fois, si tu as tout lu tu as dû t’en rendre compte.
      Tu parles de liberté, je citerai donc « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». En effet, le touriste fait ce qu’il veut lui, sauf que l’on parle ici de prostitution, dans un pays où le tourisme sexuel est un fléau. Tu penses que les pauvres filles qui se font « baiser » (pardonne mon vocabulaire mais dans ce cas-là je ne vois pas quel autre mot utiliser) par des hordes d’obsédés sont heureuses et épanouies ? Qu’elles rêvaient de ça étant petites ? Elles n’ont pas le choix, la pauvreté les contraint à vendre leur corps et à être salies. Elles sont souvent mineures, droguées, infectées par le SIDA et autres maladies gynécologiques, violentée, traitées comme une vulgaire marchandise. Sans parler que dans ce genre de pays le fait d’être une prostituée est souvent mal perçu, il est donc courant que ces filles soient exclues de la société. Les conséquences psychologiques sur ces femmes, voire ces enfants, sont dramatiques. Contrairement à ce que tu dis, elles ne font pas ce qu’elles veulent, alors que le touriste, lui, oui. Tant qu’il y aura des touristes qui monnayent cette pratique abjecte et considèrent les femmes comme des objets que l’on peut acheter alors je m’insurgerais.
      Au passage, tu me parles de ma vie privée, je ne vois pas le rapport. Défendre les opprimés c’est se mêler de leur vie privée ?
      Pour en savoir plus : http://geotourweb.com/nouvelle_page_441.htm

  • Isabelle dit :

    Bonjour,

    Je rentre tout juste d’un mois en famille au Vietnam, et j’aurais pu écrire exactement le même article que vous, j’ai ressenti la même chose, le même dégoût, la même incompréhension (à part sur le tourisme sexuel, on n’en a pas vu… mais je partage votre avis dessus : les mineures et jeunes adultes qui se prostituent rêvaient sûrement d’un autre avenir, si elles avaient pu avoir la chance d’aller à l’école au-delà de l’école primaire gratuitement comme en France… et s’il n’y avait pas une pression/demande des gros porcs dégueulasses qui ne se permettraient pas de faire ce qu’ils font en Thaïlande sur les mineures en France… et sans compter toutes les conséquences médicales et familiales dont vous parlez… mais les gros porcs dégueulasses préfèrent ne pas les voir pour se garder une bonne conscience… si c’est pas du déni, ça y ressemble… fin de la parenthèse).

    Mon premier réflexe, passé la stupeur, a été de me renseigner sur les destinations « propres », qui respectent l’environnement, avec de vrais parcs nationaux (on était dans une réserve naturelle pour du snorkelling, où les locaux vendaient aux touristes les coraux et étoiles de mer arrachés au fond de l’eau…).
    On a discuté avec plusieurs autres touristes, qui nous ont confirmé que c’était partout pareil en Asie, et même pire en Birmanie et Cambodge.
    J’ai des photos magnifiques de plages de sable blanc où nous sommes seuls, et j’ai les photos des déchets qui les jonchent vers les arbres (seuls coins d’ombres). J’ai les photos des coraux morts rapportés par la mer.
    Un moniteur de plongée sous-marine m’a conseillé les Seychelles, et sans coraux : la Corse, la côte Catalane (plusieurs parcs nationaux), Porquerolles (en France, parc national). On m’a aussi conseillé les Maldives, et les îles non encore connues des Philippines. Sur ce dernier point, c’est à mes yeux la fuite en avant : sitôt l’île pas encore connue découverte par les hôtels, elle sera à son tour un dépotoir…
    Je préfère boycotter ces destinations tant que leurs gouvernements ne mettront pas en place des lois pour préserver réellement leur environnement. Tant pis si je ne vais pas voir de jolis coraux et de jolis poissons, préservons ceux qui restent encore…

    Nous avons aussi de très belles plages plus proches de chez nous, même sans coraux.
    Ou alors partons moins souvent, mais vers des destinations plus chères et plus respectueuses de l’environnement : Australie que vous mentionnez, Seychelles, etc… Il doit y en avoir d’autres, on m’a aussi parlé de la Guadeloupe (parc national également). Il paraît que dans certaines îles, on n’a pas le droit de se baigner si on a de la crème solaire, et le nombre de touristes est limité. Il faut réserver longtemps à l’avance.

    Les asiatiques ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de tuer leur poule aux œufs d’or. Et le « touriste de masse » y participe gaiement, en fermant bien les yeux.

    Un grand Merci pour votre article.

  • Kateginger63 dit :

    Nous etilns en thailande en juillet dernier, notamment à Railay beach (pres de Koh lanta) et ce que tu as ecrit est vrai. Mes 3 enfants n en revenaient de cette pollution de plage. Sans compter les bars quj vendaient de la marijuana (inscrite sur les menus !). Nous avons prefere le Nord (chiang mai et chiang rai) pour un certain desinteret financier et une generosite gratuite ).

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