Bilan de ma digital detox

La digital detox permet de se reconnecter au moment présent. Couper ses appareils connectés pour vraiment profiter des vacances fonctionne-t-il ? Quels sont les bénéfices d'une "cure de réel" ? Je partage avec vous mon expérience.

Ca y est, me voilà revenue de mes vacances ensoleillées ! Un périple du nord de la France au Portugal, soit plus de 4000 kilomètres de voiture au total qui sont passés crème car ponctués de quelques stops dans le sud-ouest de la France et en Espagne (et merci la clim !).

Autant vous dire qu’il a fait beau tout le temps, sauf pendant les quelques heures passées à Bayonne (le ciel gris des photos c’est là-bas !). C’est donc toute bronzée, ressourcée et reposée que je vous écris :)

Les chiens ? Ils ont eu un poil chaud (surtout Crevette et son gros manteau de fourrure épais) mais cela restait supportable car une légère brise venait adoucir l’atmosphère. Nous avons juste évité de les emmener à la plage aux heures les plus chaudes.

Je m’étais fixé des objectifs avant de partir, les règles de mes vacances, avec pour but une digital detox, c’est-à-dire une coupure des appareils technologiques connectés, pour vraiment en profiter. C’était la première fois que je m’imposais cette « cure de réel » comme j’aime bien l’appeler.

Comment ai-je vécu ma digital detox ?

Je ne vais pas vous mentir, les premiers jours ont été compliqués… Vraiment pas évident pour moi de décrocher de ces maudits appareils, que j’utilise quotidiennement autant pour communiquer avec les proches et les copines que pour m’occuper de mon blog ou simplement checker ce qu’il se passe sur Facebook.

Le stress de voir les emails, les commentaires, les notifications s’accumuler et l’angoisse de louper quelque chose d’important ont rythmé mes premiers jours de vacances. Et puis j’avais un planning d’articles à publier. J’en avais programmés quelques uns mais j’en avais d’autres à terminer, des photos à traiter, bref de quoi y passer des soirées voire des journées ! Les premiers jours, j’ai allumé mon PC quotidiennement ou presque, j’ai passé du temps à calibrer des photos pour Instagram, ce qui m’a fait me coucher tard une ou deux fois…

Hey mais Angélique, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner si ton blog est en stand-by pendant une semaine ou deux, ou même pendant six mois ! Tu n’es pas indispensable, tu n’as pas de comptes à rendre, tu peux souffler et profiter pour t’offrir du temps pour toi. Cette réflexion a mis quelques jours à germer dans ma tête. C’est à ce moment que j’ai mesuré la pression que je me mets toute seule. Un passage d’un des livres que j’ai lus pendant ce break y a fait directement écho (le choix des livres que j’ai emportés pendant les vacances ne relève pas du hasard mais ces livres m’ont tellement littéralement parlé pendant les vacances que c’en était troublant ! Je vais d’ailleurs rédiger un article dédié à ces passionnantes lectures) :

« Lâcher prise, naturellement, est une entreprise effrayante pour ceux d’entre nous qui croient que le monde ne tourne que parce qu’il est doté en son sommet d’une manivelle que nous actionnons, en personne, et que, si jamais nous lâchions cette manivelle ne serait-ce qu’un instant, et bien ce serait la fin de l’univers. Essaie pourtant de la lâcher, Supérette. C’est le message que je reçois. Assieds-toi tranquillement et arrête de vouloir sans cesse participer. Observe ce qui se passe. Les oiseaux ne tombent pas du ciel foudroyés en plein vol, après tout. Les arbres ne se vident pas de leur sève et ne s’étiolent pas. Nulle effusion de sang ne vient rougir l’eau des rivières. La vie continue d’aller de l’avant. Même la poste italienne va poursuivre son petit train-train clopin-clopant, sans toi – d’où te vient cette certitude que ton micromanagement de chaque instant est à ce point indispensable à la bonne marche de ce monde ? Pourquoi ne lui lâches-tu pas les baskets ? » [Extrait de Mange, Prie, Aime]

C’était marrant car lorsque je me connectais à Messenger, certains de mes contacts venaient me demander ce que je faisais là, me rappeler que j’étais normalement en digital detox. J’ai eu le droit plusieurs fois à « Et ce que tu disais dans ton article ? Hein, ta detox ? » Je les en remercie car ils m’ont gentiment fait culpabiliser et m’ont motivée pour tenir mon engagement. J’avais publiquement affiché ma volonté de couper avec le net, je me devais d’être un minimum à la hauteur.

Une autre de mes lectures de vacances, le roman de développement personnel « Ne Marche pas si tu Peux Danser », m’a aussi ouvert les yeux sur les « il faut » que je m’impose, comme si ma vie se résumait à être une obligation. L’Amoureux me l’avait d’ailleurs déjà fait remarquer quelques semaines auparavant : « tu dis toujours il faut, ça donne pas envie de faire, même si le truc que tu proposes est cool ». Une nouvelle règle a donc vu le jour pendant les vacances, sans date de péremption : interdiction de dire « il faut » à la maison. On choisit de faire les choses, on les fait par plaisir (oui, même payer ses impôts !). C’est devenu un jeu parce qu’on on a souvent la langue qui fourche : on traque les « il faut » qui se glissent au tournant d’une phrase, on se reprend l’un l’autre, un peu comme au Uno « haaan t’as dit il faut ! ». C’est qu’on ne déprogramme pas un cerveau comme ça, c’est un travail au quotidien ! ;-)

J’ai finalement tout lâché au bout de la première semaine, les articles, Instagram, les mails, Facebook et Messenger. Vous avez peut-être remarqué que ça a été le grand vide sidéral ici pendant presque toute mon absence. Je n’ai rien publié sur le blog pendant plus de deux semaines, ça n’était jamais arrivé depuis son lancement il y a presque un an ! Je n’ai même pas travaillé une seule fois sur l’important projet personnel pour lequel j’ai une deadline la semaine prochaine… Je vais rattraper tout ça cette semaine.

J’aurais donc mis sept jours à accepter de couper le fil et à me sentir bien avec cette idée.

Les bienfaits

Un sentiment de légèreté m’a envahie. J’ai pu me plonger dans mes lectures sans culpabiliser, passer des soirées loin de l’ordinateur, me coucher tôt et bien dormir. J’ai beaucoup réfléchi aussi. Mon esprit a voyagé bien plus que mon corps physique qui lui s’est contenté de l’Espagne et du Portugal. Je me suis projetée un peu partout sur la planète, j’ai réinventé ma vie, j’ai pris beaucoup de distance. Un gros « dézoome sur le zoo », expression que j’emprunte à Aymeric Caron mais qui me correspond totalement.

J’ai pris conscience que je dois lâcher du leste en ce qui concerne le blog, écrire sans pression, publier sans le planning hyper rigide que je me fixe. Et tant pis si je n’arrive pas à concrétiser les 10.000 idées que j’ai en tête.

 

La digital detox permet de se reconnecter au moment présent. Couper ses appareils connectés pour vraiment profiter des vacances fonctionne-t-il ? Quels sont les bénéfices d'une "cure de réel" ? Je partage avec vous mon expérience.

Le retour à la réalité

J’ai mis plusieurs jours à réapparaître sur les réseaux sociaux, à me lancer dans l’écriture de cet article et à répondre aux mails. Comme si j’avais perdu le mode d’emploi en route. C’est là que je me dis que la coupure a vraiment fonctionné.

J’ai tellement déconnecté qu’une fois rentrée, ma maison m’a semblé différente, presque étrangère. Ca n’a duré que quelques minutes mais j’ai dû réhabituer mon esprit à être chez moi. D’habitude, j’ai cette impression quand je rentre d’un voyage de plusieurs mois, je redécouvre chaque pièce et chaque objet comme s’ils étaient nouveaux.  Là c’est ma cuisine surtout qui m’a paru immense !

Les applications de mon smartphone ont-elles survécu ?

Ca m’a « coûté » lorsque je les ai désinstallées, Twitter, Facebook, Snapchat, Messenger et Skype. Pour certaines c’était un peu comme me sectionner un doigt (non je n’exagère jamais). Ca faisait bizarre, mon smartphone me semblait vide. A quoi ça sert un smartphone sans tout ça ? A rien en fait, juste de réveil et de téléphone… #TristeRéalité

Après avoir retrouvé mon quotidien, j’ai choisi de garder les applications de communication qui me semblaient vraiment utiles : le gestionnaire de page Facebook, Messenger, mes boîtes mail et Instagram.

Twitter, Facebook, Snapchat et Skype n’ont pas survécu à la detox ! Paix à leur âme. Je les utiliserai sur PC et ce sera bien suffisant. En ce qui concerne Snapchat qui n’existe pas en version web, je triche un peu, je l’ai installé avant les vacances sur le smartphone de l’Amoureux pour pouvoir tester les filtres qui ne fonctionnent pas sur mon téléphone. Mais il ne sert que pour jouer avec les filtres, je ne publie pas de story et je n’en regarde pas, donc ça ne compte pas vraiment.

 

Conseils pour bien réussir sa digital detox

Suite à mon expérience, voici ce qui selon moi fonctionne le mieux pour décrocher :

Informer la terre entière de sa digital detox. Ca marche plutôt bien pour deux raisons : 1/ votre entourage proche, vous sachant loin du monde connecté, ne cherche pas à vous contacter, ce qui réduit les notifications et les opportunités (les excuses) de passer du temps connecté. 2/ votre objectif étant connu de tous, vous avez envie d’être à la hauteur :)

Désinstaller les applications des smartphones et tablettes. Selon moi, désactiver les notifications ne suffit pas car à la moindre faiblesse il vous suffit d’ouvrir l’appli pour jeter un œil au fil d’actualité. Si l’appli est désinstallée, il faudra la télécharger à nouveau, l’installer et s’identifier, ce qui est long et contraignant donc assez rédhibitoire.

Louer un hébergement sans wifi lorsque vous êtes à l’étranger : c’est radical ! Pas de connexion, pas de connexion :) C’est ce qui fonctionne le mieux. Bon ça vous oblige à aller traîner une fois de temps en temps dans le fast food du coin pour prendre l’excuse de siroter une boissons fraîche afin de checker rapidement sa cyber vie par la même occasion… Mais ça fait aussi découvrir des endroits sympas comme des bars à smoothies très chaleureux !

 

En relisant cet article, je constate que je fais tout de même partie d’une drôle de génération, celle qui inaugure l’ère de la dépendance à la technologie connectée… Et ce n’est que le début…

Bienvenue chez les générations Y et Z !

 

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Et pour vous, c’est facile de ne plus utiliser ni PC ni smartphone ni tablette pendant les vacances ?

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6 Commentaires

  • Rosenoisettes dit :

    Coucou !
    Ton article est intéressant car j’ai également voulu faire une coupure, mais je n’irais pas jusqu’à « detox » car j’avais mon téléphone et mon ordinateur avec moi. Cependant je me suis bien détachée des réseaux sociaux, du blog et d’internet en général. L’ordinateur me servait surtout à planifier mes visites car je suis partie seule en vacances itinérantes.
    Mais je compte me couper de tout ces moyens sous peu, lors des prochaines vacances ou après ma fin d’études :)
    Mais cette mini coupure m’a néanmoins fait réfléchir sur le blog et l’usage des réseaux : pourquoi sommes-nous sur les réseaux sociaux ? pourquoi s’imposer un rythme de publication de blog ?
    Et l’envie d’un changement s’en est irrémédiablement suivi. Pas toi ?

  • Gwen dit :

    Je crois que mon précédent commentaire n’est pas parti…
    Je te remercie pour cet article, un partage sincère et un retour d’expérience très intéressants ! De mon côté, je veux tenter la digital detox pendant mes 3 semaines en Nouvelle-Zélande. Mais j’ai envie de partager les paysages sur instagram, des photos ça compte pas, non ? Et il faudra que je donne quelques nouvelles à ma maman et à mon fiancé. Ce ne sera pas 100 % detox, mais je vais beaucoup ralentir, ce qui ne fera pas de mal.
    Je me rends compte en lisant ton article que je dis beaucoup « il faut » aussi… Je vais y faire attention. Je viens de me mettre plus sérieusement sur le blog, ce n’est pas une contrainte pour le moment, mais c’est quand même beaucoup de travail effectivement. Peut-être que ça ne va pas changer le monde ce que je fais… mais je me sens utile en le faisant (et c’est toujours un plaisir pour le moment). :)

    A bientôt Angélique !

  • Bravo pour ta digital detox! J’ai coupe un peu pendant les vacances aussi et ca m’a fait le plus grand bien :)

  • Délia dit :

    J’ai fait le choix conscient de ne pas avoir de smartphone pour ne pas être tente de m’y connecter en étant à l’extérieur, autant dire que je suisdéjà sacrément atteinte quand je me vois obligée de m’interdire ça!
    N’en ayant jamais eu, je ne ressent même pas de manque. Mon téléphone fait, comme un smartphone, que téléphone e réveil. Et c’est très bien comme ça! ;)
    J’ai aussi déconnecté complètement pendant les vacances, la faute à pas de connexion ou de très mauvaise qualité. Du coup, on en revient aux bases : on lit les mails, on fait un check up facebook journalier, et basta.
    Deux semaines sans aucun article aussi.
    Et j’ai considéré tout le temps que je perds sur internet, surtout en rentrant avec la reprise des sales habitudes.. Ca me reste dans un coin de la tête de réussir à détoxer au quotidien, mais c’est moins évident au quotidien qu’au milieu des vacances, quand on a mille choses mieux à faire !
    Je pense que notre génération vit trop le nez dans l’écran, mais la suivante sera encore pire, ils auront presque des Iphone au berceau!

  • Hello ! Bravo pour l’exemple de la digital detox, c’est quelque chose que malheureusement trop de gens craignent, alors que ça peut être une vraie libération :)
    Des bisous !

  • Mélanie dit :

    Comme toi j’ai profité des vacances pour m’interroger sur mes usages au quotidien et ce fût une riche expérience.

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