Faut-il acheter un animal ? Mon témoignage sur France 2

La semaine dernière, la chaîne de télévision France 2 m’a donné l’opportunité de m’exprimer sur les animaleries dans l’émission C’est Au Programme.

Malgré un tournage d’une heure, il reste bien peu de choses des propos que j’ai tenus aux journalistes qui sont venus à la maison. Si le sujet était axé sur les animaleries, j’ai fait une ouverture sur le commerce des animaux en général, qui a été coupée au montage.

★ Le chroniqueur, Yves Lahiani s’est contenté de faire des raccourcis et de me blâmer pour mon achat. Aujourd’hui, je ne culpabilise plus d’avoir été naïve. Je me sers de cette expérience pour témoigner, informer, alerter, sensibiliser. Je mets en lumière les pratiques des animaleries et des vendeurs d’animaux en général pour que cela serve aux personnes qui, comme moi, ne savaient pas.

Si acheter un animal en animalerie m’est immédiatement apparu comme un acte à boycotter, j’ai poussé le raisonnement plus loin.

Acheter un animal est-il moral ?

Cette question, je me la suis posée avant même de devenir végane. Considérer un être vivant comme un produit ou un objet que l’on vend et que l’on achète est-il éthique ?

★ L’achat d’un animal est un acte que j’ai remis en question suite à l’acquisition de mon premier chihuahua. Je vous avais raconté l’histoire de mon petit Hélium, qui a passé plusieurs mois dans la vitrine de l’animalerie Animalis. Cette expérience traumatisante, pour lui comme pour moi, m’a beaucoup fait réfléchir.

★ Les animaux, qu’ils soient de compagnie ou d’exploitation, sont des êtres sentients. Du chien à la vache en passant par le poisson ou la souris, chacun possède ses propres intérêts, ses désirs, ses volontés, ses émotions. Chaque animal, humain ou non, devrait donc pouvoir s’appartenir.

Accepter qu’on puisse les vendre, les acheter, les troquer, revient à les considérer comme de simples ressources. Voire comme des esclaves. Pour faire cesser cette injustice et faire évoluer la société, il suffit de ne plus financer ce commerce. Comment ? En refusant d’acheter des animaux, peu importe l’endroit d’où celui-ci provient : animalerie, élevage, particuliers…

Adopter un animal de compagnie est-il acceptable ?

Les abolitionnistes remettent carrément en cause le fait de posséder un animal de compagnie.

Je n’ai pas d’avis tranché sur la question car, d’un côté, posséder un animal pour le simple plaisir humain, le domestiquer, le dresser, le contraindre à la captivité, ne m’apparaît pas très moral. De l’autre, je suis persuadée que les animaux non humains sauvages qui interagissent spontanément et naturellement avec les humains y prennent du plaisir. Les humains et les non humains tissent des liens très forts et sont souvent de très bons compagnons l’un pour l’autre. Les interactions entre espèces ont toujours existé.

Alors que faire ?

\rightarrow  Faire preuve de bon sens et de compassion lorsque l’on décide d’adopter un animal. Se poser les bonnes questions. Les animaux sauvages, les animaux que l’on retient en cage (hamsters, lézards, furets, chinchillas, oiseaux, poissons…), les animaux tropicaux (araignées, perroquets, iguanes…), les animaux qui vivent dans un climat différent (les husky de Sibérie, les samoyèdes, les kangourous, les autruches…), ont-ils leur place dans notre vie occidentale ? Seront-ils plus heureux que dans leur milieu naturel ? Si on aime les animaux, on doit vouloir leur bonheur, pas leur souffrance, n’est-ce pas ?

\rightarrow  Adopter plutôt qu’acheter. Vous l’aurez compris, acheter des animaux c’est cautionner leur exploitation. Si votre besoin d’un compagnon à poil est le plus fort, que vous avez la place, le temps, l’argent pour subvenir à ses besoins et son épanouissement, choisissez l’adoption. Les refuges et associations sont remplis de petits malheureux qui n’attendent que de trouver un foyer chaleureux.

★ Mon deuxième chihuahua, la petite Crevette, que vous voyez dans le reportage, provient d’une association. Je l’ai adoptée trois ans après Hélium et ce n’était pas un chiot. Cette petite puce a vécu l’enfer d’un élevage pendant deux ans. Enfermée dans un sous-sol avec une cinquantaine de chiens, elle n’avait pas le droit aux rayons de soleil sur son pelage ni aux galopades dans l’herbe verte. Tous ces animaux étaient séquestrés dans l’unique but de reproduire pour que leurs petits soient ensuite vendus. Malgré ce début de vie très ingrat, Crevette est une petite chienne très affectueuses, volontaire et douce qui s’est immédiatement acclimatée à la maison et à Hélium.

Les animaux ont des émotions. Ce ne sont pas des marchandises. Arrêtons de les considérer comme tels.

Merci à Steeve pour l’encodage de la vidéo ♥

Que pensez-vous du fait d’acheter un animal ? Et de posséder un animal ?
Avez-vous des animaux ? D’où proviennent-ils ? Avez-vous déjà acheté un animal en animalerie ? Comment cela s’est-il passé ?

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6 Commentaires

  • Evelina dit :

    Je suis d’accord qu’il ne faut pas acheter son animal à l’animalerie, ni chez l’éleveur. Il faut adopter. Malheureusement quand j’ai voulu adopter, il s’est avéré impossible. J’habite au Luxembourg et les asiles ont des exigeances totalement excessives. Par example le fait d’avoir un appartement vous disqualifie automatiquement, le fait de travailler à temps plein aussi. Alors, j’ai acheté chez une éleveuse qui m’a paru correcte (je l’ai visité deux fois avant d’acheter). Mais la prochaine fois j’essaierai d’adopter. J’ai une maison maintenant et mon mari peut prendre le chien avec lui au travail :-)

  • lauraleen dit :

    Rolalalaa encore une fois la télé fait ce qu’elle veut des images ! Tu n’as pas demandé à voir le reportage avant qu’il soit diffuser ? Bon en tout cas, il alerte sur ce qui se passe en animaleries et c’est bien. Je te comprends que tu ai pu craquer, même dans ce genre d’endroit. Qui peut rester insensible face à de petites bêtes comme ça ?
    Mais franchement, il fait voir plus loin et ouvrir les yeux : quelle est la différence avec l’élevage de cochons ou de vaches ? Ah oui mince ! On ne les mange pas :-D
    Bref tout élevage est à bannir.
    Moi j’ai adopté l’un de mes chats sur leboncoin gratuitement et l’autre vient de chez une amie à moi.

  • Kathleen dit :

    J’ai adopté une chienne à la SPA il y a une dizaine de jours, c’était un acte très réfléchi avec mon compagnon. J’ai toujours connu des animaux autour de moi étant petite, que ce soit le chaton retrouvé enfermé dans un tiroir lors d’un emménagement, où la chienne maltraité qui a finalement attiré chez mes parents. Je pense effectivement qu’adopter est beaucoup mieux « moralement » qu’acheter, puisqu’un animal n’est pas censé avoir de valeur monétaire. Néanmoins, je me demande ce que devienne ces animaux en vitrine que personne n’achète… Je ne me verrais jamais acheter pour ma part, mais je comprends complètement les personnes qui n’osent pas tenter la SPA ou ce genre d’associations parce qu’ils ne se sentiraient pas à l’aise d’avoir un animal au passé compliqué. L’adoption est un acte qui demande beaucoup de réflexion, la chienne que j’ai adopté avait déjà été abandonné 2 fois, je n’arrive même pas à comprendre comment cela est possible!
    Donner de l’Amour, c’est ça le plus important, peu importe la provenance et les conditions, merci pour ton article et ta prise de parole, je suis contente que tu sois allée plus loin ici, les reportages télévisés sont toujours plus ou moins contrôlés, malheureusement!

    Bonne continuation, et tes deux petits anges sont adorables!

  • Je comprends pas trop le but de ton article, tu parles de deux choses différentes, d’un coté tu te poses la question de savoir si c’est bien ou pas d’avoir un animal alors que ton interview et le reportage argumentent sur le fait d’acheter en animalerie. C’est deux choses complètement différentes!

    Alors oui les animaux sauvages sont bien mieux dans la nature, après on ne peut pas non plus nier l’évolution qui s’est faite au fur et à mesure du temps et c’est un fait il existe aussi des animaux domestiques, plus facile à élever chez soi.

    Après, dans tous les cas, le fait d’adopter un animal est une décision qui doit se faire de façon réfléchie. On doit être sûre que l’animal vivra dans de bonnes conditions, tout au long de sa vie, et non pendant les 6 premiers mois où tout sera rose. Il faut être conscient des frais, du temps que ça implique et de l’espace qu’il a besoin. à partir du moment où on rentre dans cette démarche de vouloir acheter/adopter, et qu’on se renseigne sur le bien être de l’animal, je ne vois pas comment on peut ne pas être au courant que les animaux des animaleries sortent pour la plupart de trafics, qu’ils sont sevrés beaucoup trop tot, etc… Il suffit d’écouter un peu la radio et regarder la télé pour le savoir. Je comprends parfaitement qu’on veuille un chiot dont on connait son origine, la façon dont il a été élevé et son passif pour savoir s’il s’adaptera a notre mode de vie ou pas. Adopter pour adopter, si on n’a pas l’expérience des animaux et qu’on se retrouve avec un animal qui a un passif qu’on ne sait pas gérer, ce n’est pas le but non plus. Le but étant dans tous les cas de le faire de façon responsable, en choisissant l’éleveur avec soin.

    Après l’acte en soit de vouloir sortir Helium de là où il était est tout en ton honneur mais il faut arrêter d’alimenter ce genre de marché, c’est pas normal que ça existe encore de vendre des animaux exposés dans des vitrines. Si tout le monde adoptait une démarche responsable ça devrait déjà être fini.

  • Michaele dit :

    Bonsoir, j’aime beaucoup votre article :) Je possède 3 chats, et un petite shih-tzu, je l’ai adopté dans un refuge, un de mes chats est un sauvetage (il errait sur une grande route au milieu des camions) cela fait 2 ans qu’il est avec nous, un autre est un petit handicapé adopté au meme refuge que la chienne, et mon pti dernier je l’ai adopté dans une famille qui voulait s’en débarrasser :) Rien de tels que l’adoption en refuge, il y a tellement de boules de poils qui rêve de trouver une famille :) Bonne soirée

  • Gwen dit :

    Dommage qu’ils aient coupé… C’est effectivement une réflexion que je me suis faite en devenant végane. J’ai acheté une seule fois un animal il y a des années : un hamster.
    Mes deux chats ont été adoptés auprès de particuliers qui les donnaient suite à une grossesse non prévue, j’ai recueilli un rat dont la 1re famille ne voulait plus et actuellement j’en ai deux autres sauvés d’un labo. Pour moi, on ne possède pas un animal. J’ai du mal à imaginer ma vie sans leur compagnie, mais je ne suis pas pour leur reproduction en captivité. Pour le moment, je considère comme un « devoir » (mais un vrai plaisir) de recueillir ceux qui ont été abandonnés ou qui vont être tués parce que jugés inutiles au bout d’un moment (animaux de labo).

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