Acheter en vrac

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Acheter en vrac est LA solution pour simplifier ses courses en réduisant ses déchets et en faisant des économies.

Le vrac, c’est la vente sans emballage. Actuellement il est essentiellement disponible en magasins bio ou dans les magasins de vente en vrac, comme leur nom l’indique. Mon Carrefour proposait également un petit peu de vrac dans le rayon bio mais il a été supprimé, je ne sais pas s’ils le proposent dans d’autres magasins.

Que trouve-t-on en vrac ?

Outre les fruits et légumes que l’on trouve partout en vrac (sauf aux rayons bio des grandes surfaces où l’emballage est un fléau), de nombreux produits alimentaires peuvent s’acheter en distributeur :

  • Les céréales du petit déjeuner types muesli, granola, corn-flakes, pétales de chocolat
  • Les légumineuses : pois chiche, lentilles vertes, lentilles corail, haricots,…
  • Les céréales : quinoa, tout type de riz (thaï, basmati, long, rond, blanc, complet, semi-complet…), semoule, sarrasin, pâtes…
  • Les graines : tournesol, sésame, courge, lin…
  • Les fruits oléagineux : amandes complètes, amandes émondées, noisettes, pistaches, noix de pécan, noix de macadamia, noix du Brésil, noix de cajou, mélanges de noix aromatisées pour l’apéro, poudre d’amande…
  • Les fruits secs : raisins, dattes, pruneaux, abricots, canneberges, baies de goji, noix de coco râpée, banane séchée, figues, gingembre…
  • Le sucre : complet, rapadura
  • Les protéines de soja
  • La levure maltée
  • Le gomasio
  • Les biscuits : hyper pratique quand on n’a pas le temps de cuisiner, surtout que mon magasin bio propose au moins cinq références de gâteaux véganes sucrés. Il y a également des petits biscuits salé dont certains sont véganes (l’huile de coco remplace le beurre).
  • Les bonbons et douceurs : peu de référence pour l’instant mais je trouve chez Naturéo des serpents acidulés qui font le bonheur à la maison ! Il y a aussi les amandes et noisettes enrobées de chocolat ou le gingembre enrobé de poudre de cacao, un délice !

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Les avantages du vrac :

Limiter le gaspillage

Le vrac permet de prendre exactement la quantité souhaitée. N’hésitez pas à remplir votre sachet petit peu par petit peu, surtout au début quand on a du mal à jauger car on se retrouve vite avec 500 grammes d’un produit dont le prix risque de nous surprendre une fois sur la balance. Dans ce cas-là impossible de le remettre dans le distributeur à moins d’appeler un vendeur. J’ai déjà eu cette surprise avec la poudre d’amande, les pistaches ou les dattes medjool : on arrive vite à 10 euros. Toutefois j’achète le produit même si j’en ai trop car tout sachet abandonné par les clients finit à la poubelle…

Être moins tenté

Dans le rayon vrac, pas de marque. On se retrouve en tête-à-tête avec le produit que l’on voit en toute transparence, seuls la provenance et le prix importent. Les produits sont pour la plupart de première nécessité, les tentations sont bien moins présentes que dans les rayons de produits emballés marketés.

Faire des économies

Ce n’est pas un secret, lorsque l’on achète un produit, l’emballage et la marque impactent grandement le prix. Alors quand ces deux-là sont supprimés, on assiste à une baisse de prix pouvant aller jusqu’à 40 % !

Réduire les emballages

Supprimer les emballages autant que possible permet de consommer de manière responsable en limitant ses déchets ménagers et son impact sur l’environnement. Souvenez-vous du Septième Continent dont je vous parlais dans un précédent article.

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Les limites du vrac :

Une offre à étoffer

On ne trouve pas tout en vrac, surtout lorsque l’on mange végane ou sans gluten. Le tofu, le pain ou les pâtes sans gluten, la fécule, les yaourts au soja, le fromage végétal, la margarine, l’huile, le vinaigre, les épices, le cacao, les olives, les cornichons, les crèmes végétales, les laits végétaux, les purées d’oléagineux ne sont pas (encore ?) disponibles en vrac. Alors à moins de tout faire soi-même (mais personnellement je ne me vois pas écraser mes olives pour faire mon huile), le zéro déchet alimentaire n’est pas possible. Tout du moins si on fait ses courses en province et que l’on mange bio.

Pas de tarre

Quand on achète en vrac on aimerait le faire à la Bea Johnson, c’est-à-dire remplir directement ses bocaux dans le magasin mais il faudrait pour cela pouvoir faire la tarre, c’est-à-dire retirer le poids du contenant lorsque l’on pèse. Ce n’est aujourd’hui pas possible, il faut donc utiliser les sacs en papier prévus à cet effet (dont la masse exact se déduit automatiquement). Ce n’est donc pas 100% écologique puisqu’on continue de consommer un emballage et cela engendre deux manipulations puisqu’il faut tout ranger dans les bocaux une fois à la maison. J’en ai déjà parlé à la personne responsable du vrac dans mon Naturéo, j’espère qu’avec le développement du vrac nous arriveront à un système qui nous permettra de tout acheter avec nos contenants.

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Le livre Zéro Déchet de Bea Johnson est une grande source de motivation pour passer au vrac. Certains de ses lecteurs vont même jusqu’à ouvrir un magasin de vrac ! C’est ainsi qu’un Day By Day a vu le jour à Lille. Souhaitons voir de nombreux commerces similaires s’installer dans toute la France et les autres pays européens.

 

Le vrac peut sembler être un retour en arrière, pourtant c’est l’avenir. Si nous voulons réduire notre impact écologique domestique le vrac est une des solutions à mettre en oeuvre. Plus nous serons nombreux à consommer en vrac, plus les linéaires prendront de l’importance et le nombre de références se développera.

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Avez-vous déjà tenté le vrac ou seriez-vous prêts à le faire ?

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8 Commentaires

  • Lexy dit :

    Salut !

    Ton article sur le vrac m’a fait de l’œil, me voilà donc ici en train de parcourir tes articles très intéressants et bien écrit ! Merci de faire passer le message d’une vie « green » saine et le plus simple possible :)

    Je suis jeune végétarienne depuis peu et je tends vers ce mode de vie minimaliste (sans avoir vraiment le courage de me lancer) simple et zéro déchet.

    Pour l’instant je fais un énorme boycott à presque tout ce qui ressemble à la mondialisation de près ou de loin et j’en éprouve une intense satisfaction (coucou l’amap, la biocoop et le marché, adieu les super/inter et cie) Petit à petit donc, j’avance et progresse. Et c’est ce genre de blog que je cherchais il y a quelque mois de ça, une nana qui, comme moi, passe de la (sur)consommation à la green life :)

    Beaucoup trop de blabla.
    Donc, tout ça pour dire, j’adore ta façon d’écrire, ce que tu dis, comment tu le dis et je reviendrais fouiller davantage et découvrir d’autre pépite une prochaine fois !

    Bonne journée !

    Lexy.

  • David dit :

    Bonjour,
    je suis co-fondateur de la day by day, la première chaîne française d’épicerie en vrac. Merci pour ce bel article sur un sujet qui nous passionne.
    Concernant le fait de venir avec ses propres contenants, c’est tout à fait possible dans tous nos magasins : http://daybyday-shop.com/magasin
    Vos contenants sont pesés avant de faire vos courses et leur poids est tout simplement déduit au moment du passage en caisse. C’est vrai sur l’ensemble de nos produits d’épicerie sucrée, salée, d’hygiène et de droguerie.
    Continuez à parler du vrac !

  • Camille dit :

    Je suis aussi passée au vrac pour un tas de truc, et puis dans les pots transparents, c’est plus joli :)

  • Léa dit :

    Cet article est génial ! Comme toi, j’essaye d’acheter au maximum en vrac. Pour les sacs en papier, je n’y avais pas tellement réfléchi puisqu’ils sont recyclable, mais récemment, sous l’impulsion de mon copain qui a eu cette bonne idée, je les ai conservés à la suite de mes courses et je les ramène maintenant à chaque fois pour les réutiliser :)

  • Aurélie dit :

    Je suis tombée sur ton article qui m’a fait sourir quand tu parles des surprises par rapport au prix quand on a du mal à se rendre compte de la quantité ! L’autre jour à Biocoop je me suis servie en pépites de chocolat noir, j’en ai pris un peu trop et résultat 10,50€ à la caisse ! J’en ai pour 6mois au moins maintenant! Au fait très sympa ton blog !

  • Je découvre ton joli blog et j’apprécie de voir que tu es également dans une démarche zéro déchet !
    Je fais aussi mes courses dans un Naturéo, et c’est vrai que c’est vraiment pénible de ne pas pourvoir faire la tare, alors que je viens tout juste de mettre la main sur de jolis sacs à vrac Idécologie… En revanche, j’ai découvert un nouveau magasin bio, Coeur de Nature, où la responsable a accepté de déduire le poids de mes sacs ! Pour une première expérience, j’étais ravie ! Il suffit de tomber sur la bonne personne… Je sais aussi que cela est possible dans certaines Biocoop !
    J’ai aussi eu une drôle d’aventure dans un magasin de vrac, où le chéri et moi avions décidé d’acheter quelques noix de Pécan, les délicieuses… « Doucement, doucement, c’est cher ! ». Résultat à la caisse, près de 20€… Bon eh bien, on les dégustera pendant plusieurs mois ! ;)
    En tout cas, félicitations pour ta démarche et ton joli blog !
    A bientôt,
    Célia

  • Léa dit :

    Super article, j’espère que l’offre se diversifira sous peu, je suis consternée par la quantité d’emballages sur certains produits vegan..!
    Pour le vrac et les poches en papiers, j’ai opté une solution qui me semble durable et qui est tolérée au moins dans mon biocoop et mon naturalia: j’ai cousu (ça a dû me prendre 20 minutes à tout casser) des petits sachets refermables avec des chutes de tissu et de la cordelette que j’avais chez moi, c’est relativement économique et très facile à réaliser, même si on n’est pas manuel (trois coutures et zou)! Et très honnêtement la différence se sent, notamment au niveau de la poubelle recyclable, et plus de poches qui se trouent après deux réutilisations…
    Merci encore pour ton contenu de qualité :)

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